J'ai eu le plaisir récemment de recevoir ce mini reportage de Francis, un modéliste passionné et talentueux qui a entrepris la construction d'un réseau dont il présente ci après les principales caractéristiques.
Sans nul doute, une démarche dont on peut s'inspirer et qui rejoint les objectifs de tous les amateurs de modélisme d'atmosphère. Encore bravo à son auteur à qui nous souhaitons beaucoup de satisfaction dans la réalisation de son réseau.
les travaux sur la rame sont achevés, elle fait ses premiers tours de roue en régime digital sonore sur le module 3 de Gilles. Ci après les dernières étapes de sa construction
La motorisation étant très silencieuse, j'envisage de poser un décodeur sonore, que je dois pouvoir loger sous le châssis. N'ayant pas trouvé une référence spécifique pour ce type d'automotrice ancienne, j'ai retenu un modèle ESU Loksound Z2 programmé par Train Modélisme Bastiani. Pour ce faire, j'ai installé une prise NEM femelle 8 pôles sur la cloison extrême de la motrice sur laquelle j'ai soudé tous les fils d'alimentation moteur et éclairage. Une platine époxy a été confectionnée pour raccorder également les fils de l'autre élément tracté. Son positionnement sur le bogie moteur facilite les opérations de soudure.
zoom sur la prise NEM de connexion qui reste discrète. Par ailleurs, cette solution facilite un éventuel remplacement du décodeur. Sage précaution car suite à une mauvaise manip, j'ai flingué le loksound en question que j'ai dû remplacer. A ce propos, il est prudent de vérifier que le plot du fil violet du décodeur très proche du marron alimentant le HP ne se touche pas, ce qui s'est passé, à l'origine du court circuit qui a eu raison du décodeur.
En attendant une nouvelle livraison, j'ai mis en peinture les lests métalliques qui seront fixés par vissage sous le châssis de chaque voiture. S'agissant d'éléments creux, je dois pouvoir loger le décodeur sonore et si possible le HP
C'est OK pour le décodeur, mais j'ai trouvé une solution plus facile pour installer le HP (réf 50325 ESU) modèle qui remplace avantageusement le rikiki HP désormais livré avec les loksound V.5 Il sera donc collé sous le soufflet avec sa capsule qui s'emboîte exactement dans l'espace existant.
L'articulation entre les deux caisses est au point, mais il faut maintenant trouver une solution pour masquer l'ouverture sachant que la rame doit pouvoir s'inscrire dans une courbe de rayon minimum 55 cm. J'ai confectionné un soufflet rigide à partir de deux cloisons extrêmes qui épousent le gabarit des caisses. Il sera mis en forme et positionné sur le bâti moteur central.
Pour ce faire, je dois ouvrir totalement la cloison Atlas en prenant soin de conserver l'amorce du soufflet noir d'origine Atlas (photo de droite)
Le soufflet est ensuite recouvert d'un papier noir collé sur le pourtour et débordant sur son support. Sur cette photo nous voyons le positionnement des deux caisses en courbe intérieure
puis en courbe extérieure, l'articulation des deux caisses se fait sans contrainte et l'ouverture est bien occultée.
Le soufflet est simplement posé sur le berceau du bogie moteur. Coincé entre les deux caisses, il ne risque pas de s'extraire
J'ai prévu de remplacer la ligne de toiture grossière d'origine. J'ai retrouvé dans mes tiroirs une grappe d'isolateurs en bronze dont j'ignore la provenance (peut être Mécanic train?), et qui devrait faire l'affaire.
Les fils conducteurs de 4 dixième sont en cuivre (Sommerfeldt)
Les passerelles de visite pantos ont été améliorées par ajout d'un platelage treillis très fin découpé dans une grille de laiton mise en peinture avant la pose. Les isolateurs de pantos sommerfeldt trop gros seront remplacés.
les pantos sont des modèles Jouef/hornby livrés avec leurs isolateurs. Ils sont repeints à l'aérographe couleur noir sale toiture (acrylique à solvant Décapod)
La toiture et les bas de caisse ont reçu également une légère patine, ainsi que les bogies.
Cette fois ci je vais m'appliquer lors de la pose du décodeur en veillant à ce qu'aucun fil ne vienne faire masse sur les parties métalliques du châssis et de la soute. j'ai confectionné une petite platine à 3 pistes isolées sur laquelle seront raccordés les fils violet (Aux 2), et bruns du HP, ceux ci n'étant pas connectés à la prise NEM 8 pôles
Les fils vert clair et rose sont inutilisés (Aux 3 et 4) ils sont également raccordés à une platine fixée sur un adhésif double face.
Avant de refermer la soute, je peux vérifier que tout est OK avec le testeur de décodeur ESU, notamment les éclairages cabine, intérieur et feux réversibles.
Il ne reste plus qu'à raccorder le second élément de la rame après soudure sur la platine centrale des fils d'alimentation. Les caisses sont simplement reposées sur leur châssis respectif et bloquées avec un point de colle cyanolit au niveau des portières, puis mises sous presse. Ce qui permettra un démontage en glissant une lame de cutter entre le châssis et la caisse pour une éventuelle maintenance ultérieure.
L'éclairage cabine fonctionne avec la touche Aux 10, la 9 étant attribuée à l'éclairage des compartiments voyageurs, et la 13 programme l'éclairage de tout le système d'éclairage.
J'en suis venu à bout, la rame fonctionne parfaitement et la sono est excellente. Certes, le soufflet d'intercommunication est plutôt rudimentaire, mais il a le mérite d'exister et sans aucune gêne lors des inscriptions en courbe. C'était une expérience intéressante sur un modèle Atlas qui n'a été que très rarement reproduit, et qui bénéficie d'une gravure convenable.
Je diffuserai prochainement qq séquences vidéos sur cette automotrice. N'ayant plus de réseau, elle sera vendue ultérieurement.
L'ami Thierry m'a confié une de ses locos 240 P dont il avait par le passé assuré la construction à partir d'un kit laiton Loco Diffusion. Il reste à achever le détaillage de cette loco et revoir la mécanique qui connait quelques points de blocage. Je vais profiter de cette révision pour installer un décodeur sonore et améliorer les éclairages d'origine aujourd'hui dépassés niveau technologie. Rappelons que ces modèles ont été conçus dans les années 80 et qu'à l'époque, les micro leds n'étaient pas de rigueur. La photo ci dessus présente la loco et son tender en cours de réalisation.
Première intervention, ouvrir la machine pour repérer les différents éléments et détecter les problèmes mécaniques. La transmission est bloquée, le moteur sous tension grogne, il faut tout démonter!! Heureusement, la conception mécanique constructeur est très bien faite et le démontage assez facile à réaliser.
Les différentes pièces sont assemblées par vissage sur le châssis. Au passage, je détecte que les roues d'un des essieux moteur sont pourvues de bandages d'adhérence complètement cuits avec une bande de roulement attaquée par la rouille ou bien un produit oxydant?. Il faut donc extraire délicatement les manetons des bielles motrices pour dégager l'essieu et décaper les gorges de chaque roue, et réinstaller des bandages neufs.
Sur cette photo zoomée, nous voyons une roue traitée et l'autre avec des traces de rouille qui doivent être éliminées.
La rouille a été supprimée en grattant la bande de roulement avec une micro lime à section carrée, intervention suivie d'un ponçage avec un morceau de gomme roco. La repose de bandages neufs devrait redonner une bonne adhérence niveau traction.
Le remontage n'est pas facile, car les essieux 2 et 4 sont montés sur des paliers coulissants soutenus verticalement par des ressorts de compression qui ont fait la malle. Une chance, j'ai pu en récupérer sur des supports de charbon de moteurs jouef. Autre problème, la transmission bloque au niveau de la pignonnerie.
La conception astucieuse du constructeur permet d'adopter deux rapports de vitesse de la loco avec un point mort. En positionnant sur le point mort, je peux vérifier que le mouvement de la loco en roue libre est correct. Le blocage ne vient donc pas de l'embiellage, mais des pignons dont certains sont grippés. Quelques gouttes d'huile, un petit rodage et le moteur peut à nouveau tourner librement.
Le carter est une pièce laiton supportant les freins et les suspensions. Il faut vérifier que ces derniers ne frottent pas sur les roues lors de la pose, sinon court circuit assuré. Le système de captation du courant adopté par le fabricant basé sur des plots traversant le carter sera abandonné, je vais essayer de trouver une autre solution.
une barrette époxy fine (0,8 mm d'épaisseur 5 mm largeur) est collée sur le bâti sous le moteur et sert de support à des lamelles en chrysocale qui font contact avec les bandes de roulement des roues motrices. La captation du courant se fera donc sur les 4 essieux du tender et 3 essieux de la loco, ce qui devrait être efficace, vu le poids de cette dernière.
La connexion électrique entre le tender et la loco se fera par 6 fils de section 0,5mm, le décodeur loksound et son HP étant logé dans le tender
fil rouge et noir (prise de courant sur les rails)
fil orange et gris (liaison moteur dans la loco)
fil bleu et vert (éclairage du foyer loco)
Le décodeur est un ESU V.5 dont la programmation sonore est faite par Train-Modélisme Bastiani sur la base de la banque des 241 P.
Je l'ai raccordé à un large HP, le logement dans le tender étant important.
petit problème, ce décodeur est un modèle 21 pins sans fil, j'ai dû le connecter à une platine Lais dcc (réf 860042) sur laquelle je retrouve les 8 fils nécessaires au branchement.
Le châssis du fabricant est constitué d'un circuit imprimé dont tous les composants ont été supprimés. La prise de courant sur chaque file de roues se fait via les deux vis supportant les bogies repérés en rouge et noir sur la photo. A noter la présence de trous favorisant la transmission du son, peut être une anticipation de sono envisagée par le fabricant qui est judicieuse aujourd'hui.
zoom sur les bogies du tender dont chaque essieu est suspendu, une conception remarquable pour l'époque.
j'ai remplacé les feux du tender par des leds canon bicolores qui sont raccordées directement au décodeur
L'éclairage a été programmé sur ce décodeur pour limiter l'intensité. Néanmoins, une résistance de 1 Kohms est intercalée sur chaque cathode des leds.
ce qui permet d'obtenir un éclairage réaliste des feux
mise en peinture de la traverse de choc du tender avant pose des tampons
A ce stade, je peux tester les qualités sonores du décodeur, et notamment la puissance de restitution du HP qui fait caisse de résonnance dans le tender. Pas moins de 20 fonctions dont des sifflets remarquables!!
Mais revenons à la loco sur laquelle n'était pas installé le mécanisme d'ouverture de la porte de boîte à fumée, cette pièce en Y étant fixée par une vis qui supporte le logo SNCF et qui maintient derrière la BAF un lest important en laiton.
reste à installer les lanternes dont la conception d'éclairage par conduits lumineux est aujourd'hui dépassée. Il faut refermer la traverse AV, refaire un jointage correct et masquer lors de la finition.
le décodeur a une fonction sonore de remplissage du foyer programmable et aléatoire synchronisée avec un éclairage scintillant (touche Aux F7), aussi, j'ai prévu l'installation d'une micro led CMS rouge sur la porte du foyer.
Le poste de conduite a été décoré avec des stylos de peinture Posca bronze et blanc.
Les flancs de roues du tender sont peintes avec un stylo de peinture blanche Posca
Les lanternes en laiton fournies dans le kit étaient largement ouvertes pour introduire un conduit lumineux. Il faut revoir leur conception. J'ai introduit un tube PVC à l'intérieur qui sera usiné avec une fraise sphérique en façade, et fermée à l'arrière avec une micro rondelle laiton.
Une micro led CMS câblée est positionnée par collage au centre du tube, le cerclage laiton est ensuite gratté au cutter. Il ne reste plus qu'à coller les lanternes sur leur support.
Les leds sont directement câblées sur les barrettes époxy de la loco en intercalant une résistance de 20 Kohms, ce qui permet d'obtenir un éclairage très doux.
Pose d'un mécanicien et d'un chauffeur, peu de place pour les loger, vu la présence de sièges strapontins sur ce modèle.
Pose de la barre de relevage et des écussons SNCF après mise en peinture. Problème dans le kit qui fournit des numérotations différentes pour la loco et le tender mais unique au lieu d'être par paire??? Va falloir aller à la pêche!!!
Pour terminer, pose d'un attelage à choquelles et conduit de freins, puis le sifflet et valves sur le corps de la chaudière.
Etape finale, une légère patine réalisée à l'aérographe à partir des produits décapod, ce qui confère à la machine une touche plus réaliste.
Bonne pour le service!!
vidéo 225
quelques séquences filmées sur mon ex réseau étagère avant son transfert.
bon visionnage.
Les éléments mécaniques de l'automotrice Z 3700 sont maintenant au point, je peux appliquer une couche d'apprêt gris moyen sur les trois bogies et le châssis.
Les caisses sont assez bien reproduites, mais il faut remplacer et améliorer certains éléments, notamment les pantographes non fonctionnels. Je disposais d'une paire de pantos J/H provenant d'une 2D2 5500 qui ne sont pas conformes (voir photo), je vais donc m'orienter vers un type F qui sera plus proche de ceux ayant équipé cette automotrice. Toutefois, l'embase a le même gabarit, ce qui me permet de revoir l'emplacement des isolateurs.
Il faut repercer la toiture pour introduire les isolateurs (pièces en grappe sommerfeldt) enfichés dans une tige de laiton de 1 mm.
Les pantos J/H sont ensuite positionnés sur les 4 isolateurs et maintenus par une vis centrale traversant la toiture.
les plateformes d'accès aux pantos plutôt grossières ont été affinés à la lime, et j'ai intercalé une micro grille découpée dans une plaque de laiton pour consolider le platelage
Ces pièces seront peintes avant repose sur la toiture.
J'ai prévu un raccordement électrique des bogies sur des pistes adhésives cuivrées qui permettent de reposer l'aménagement intérieur sans créer de surépaisseur. Pour éviter tout court circuit avec le châssis métallique, j'ai intercalé un ruban papier autocollant sur toute sa surface.
Je conserve le feux central frontal qui équipait cette automotrice lors de sa conception, celui ci ayant été ensuite supprimé au profit de deux phares qu'il serait difficile de reproduire sur le modèle Atlas, sans gros travaux de mastiquage et de peinture. Pour simplifier, il sera équipé d'une led canon réversible BTC/rouge en fonction du sens de marche. Le perçage 2mm ne pose pas de problème, il faut bien le centrer.
la led sera installée sous le pupitre de commande conducteur, bien centrée de façon à transmettre l'éclairage via un conduit lumineux, en l'occurrence un têton d'une autre led cassée qui sera collé dans le logement du feux. Cette solution évite tout raccordement électrique entre le châssis et la caisse. L'intérieur a été peint en noir mat pour éviter une dispersion de l'éclairage par transparence du plastique dans la cabine
L'éclairage cabine est réalisé via un micro module (Miniature Passion) qui sera alimenté par une réglette supportant également l'éclairage du compartiment voyageur
Les sièges 1ère et seconde classe ont été peints. J'ai découpé dans une plaque époxy cuivrée des réglettes sur lesquelles j'ai gravé trois et quatre pistes isolées destinées à alimenter l'éclairage intérieur, la cabine, et les feux frontaux
Une résistance de 1 kohms est insérée sur les pistes alimentant les cathodes de la led canon bicolore
La caisse peut être reposée sans aucun raccordement électrique avec le châssis. Test d'éclairage par diffusion de la led
idem avec le feu rouge
L'éclairage cabine reste discret
L'éclairage intérieur basé sur un ruban adhésif de leds cms ton chaud est adouci en intercalant une résistance de 1 Kohms.
Il me reste à définir l'implantation du décodeur (Lenz standard) et son alimentation via les trois bogies. J'envisage de le loger dans un lest métallique formant caisson qui pourrait être installé sous le châssis, les cavités permettant en outre de réaliser les connexions sans encombrer les compartiments intérieurs de l'automotrice. j'ai trouvé plusieurs éléments de ce type de lest sur Ebay dont le vendeur ne connaissait pas a priori la provenance, il aurait en plus l'avantage de lester la rame.
Cette option sera sans doute retenue, pour peu que les tests de fonctionnement en régime digital soient ok. La photo ci dessus présente un des éléments équipé et peint. Il ne reste plus qu'à installer des voyageurs.
A suivre pour la finition.
Cette semaine sera consacrée à la motorisation et digitalisation d'une automotrice Budd Z 3700 produite par les Editions Atlas. Par le passé, j'ai pris plaisir à faire rouler une grosse partie de la collection statique avec chaque fois un nouveau challenge à relever en fonction de la conception des locos et de l'échelle des modèles reproduits (HO et HOm) Cette fois ci, je retrouve une automotrice constituée de deux éléments réunis par un soufflet sous lequel se trouve un bogie central. C'est donc sur ce dernier que mon choix s'est porté pour la motorisation. La photo ci-dessus montre le projet déjà bien avancé. Voyons les différentes étapes ci-après
les premiers travaux consistent à fabriquer un bogie moteur de toute pièce, sachant que seuls, les flancs de bogie Atlas seront conservés après quelques modifications. J'utilise des roues de diamètre 11,40 mm qui seront extraites afin d'usiner des gorges destinées à accueillir des bandages d'adhérence. Le moteur est un mitsumi sur lequel j'ai ajouté deux vis sans fin module 0,4 et deux volants d'inertie diamètre 12 mm
L'usinage est réalisé avec la fraiseuse Proxxon, l'outil (un carré en acier de 6x6 mm) étant profilé a l'aide d'un disque à tronçonner sur flexible Dremel pour obtenir la largeur de la gorge adéquate. La profondeur est de 0,8 mm. On obtient ainsi un profil très précis des 4 roues à équiper de bandage d'adhérence
Le châssis formant bâti moteur est découpé dans une plaque Epoxy cuivrée sur une seule face avec une scie circulaire Proxxon, laquelle permet d'obtenir des traverses et longerons parfaitement d'équerre et millimétrés
L'entraxe des essieux est de 32 mm, le perçage des longerons est effectué en collant dos à dos les deux éléments qui recevront ensuite des paliers en laiton (pièces de récup que j'ai repercées à 2,1 mm), gage d'un bon positionnement et roulement dans le temps. La photo ci dessus montre le berceau constitué de trois pièces collées dont la largeur a été calculée pour insérer le moteur mabuchi sur la tranche. Les pignons sont des modèles récupérés sur Ebay (module 0,4) dont je n'ai pas conservé la provenance fournisseur.
Le moteur est simplement collé dans son berceau en vérifiant qu'il tourne sans contrainte, les deux volants ajoutés en sortie d'arbre permettent un fonctionnement très souple avec un démarrage sous tension 1 Volt, mais surtout une inertie nettement améliorée qui doit éviter l'installation d'un power pack, la prise de courant étant prévue sur les 6 essieux de l'automotrice. Le bâti moteur a ensuite été réhaussé afin de fixer une plateforme qui supportera l'articulation des deux éléments. Enfin, des lamelles de contact seront soudées sur le bâti dont l'isolation électrique est réalisée sur les deux côtés.
La plateforme est découpée selon la géométrie de la photo, puis collée après installation de deux vis de 2,5 mm qui seront les points d'articulation des deux caisses de l'automotrice. Cette disposition doit permettre en outre d'installer le décodeur dessus.
les châssis des deux éléments doivent ensuite être tronçonnés ainsi que les portes d'intercommunication afin de pouvoir loger le bogie moteur. Une partie de l'aménagement intérieur sera également découpé
L'espace entre les deux caisses est calculé pour permettre une inscription de la rame sur des rayons de 550 mm soit sensiblement le R5 de RocoLine, en dessous, les flancs de bogie bloquent sous la caisse, et comme je souhaite les conserver, je ne vois pas d'autre solution sans endommager la caisse.
J'ai une petite idée pour occulter l'intérieur du soufflet, mais dans l'immédiat, je dois vérifier que les deux éléments ne bloquent pas dans les courbes intérieures, tout en limitant au maximum l'espace d'intercommunication, en l'occurrence délimité par les bourrelets noirs reproduits par Atlas.
Il faut ensuite confectionner deux petites brides à partir de plaques de laiton qui seront fixées sur les extrémités de chaque châssis après taraudage et vissage. Cette disposition permet une bonne assise et concentre le poids de la rame sur le bogie moteur. J'ai vu sur le forum de LR que certains amateurs avaient fait le choix d'un bogie moteur, voir deux situés sur les extrémités de la rame, ce qui peut être une option plus facile à réaliser, encore que la découpe du châssis métallique reste toujours un travail délicat.
zoom sur l'articulation, les brides ont été mises en forme sur un étau à partir d'un plat de laiton ensuite découpé en deux pour obtenir deux réhausses de 6 mm ayant le même gabarit. Un réglage en hauteur de la rame par rapport aux rails sera possible si nécessaire lors de la repose des caisses (ajout de rondelles). Idem pour l'espacement entre les deux caisses qui pourra être réglé au plus juste en déplaçant légèrement les brides sur le châssis.
Maintenant, je peux me pencher sur les bogies d'extrémité Atlas dont les flancs doivent être décollés sur le bâti, opération impossible que j'ai donc réalisée avec un cutter qui sectionne les têtons correspondants. J'ai prévu deux traverses découpées dans une plaque époxy cuivrée (épaisseur 8 dixième) sur une seule face qui permettra de souder des lamelles de contact après isolation. Elles sont collées provisoirement dos à dos pour obtenir un perçage précis (diamètre 2,1 mm) des entraxes (32 mm)
Les traverses époxy sont ensuite collées sur le bâti Atlas. Deux tubes laiton de 2 mm de diamètre le traversent de part en part qui permettront de positionner les flancs de bogies après reperçage des orifices correspondants (voir photo) L'intérieur des flancs est légèrement limé pour ne pas gêner la rotation des roues. Idem pour l'extérieur dont les extrémités sont affinées afin de permettre une inscription en courbe suffisante sous la caisse. Je dois dire que la conception de cette automotrice limite fortement le débattement des bogies, ce qui est expliqué plus avant.
les pistes cuivrées sont isolées avant la pose des lamelles de contact qui prennent appui sur la face interne des roues.
J'ai revu le système de rotation des bogies en introduisant un tube en alu de 3 mm de diamètre intérieur qui s'emboîte sur le support de châssis Atlas. Sa longueur déterminera la hauteur de la rame par rapport aux rails et il sera définitivement fixé par collage lorsque tous les réglages seront réalisés.
Sur cette photo, nous voyons les limites d'inscription du bogie en courbe.
Une dernière vérification d'inscription en courbe sur mon petit circuit d'essai, c'est OK
Avant d'attaquer les travaux de peinture du châssis et des bogies, j'ai confectionné un carter dans une plaque d'époxy de 8 dixième qui protégera un peu mieux les organes de roulement
La partie mécanique est validée, la suite des travaux portera sur la digitalisation, l'éclairage des compartiments, la pose de voyageurs, l'éclairage des fanaux AV et AR ainsi que de la cabine conducteur, sans oublier les pantos qui seront remplacés par des modèles fonctionnels, et peut être la ligne de toiture grossière à refaire.
photo de la loco terminée, après quelques travaux de finition exposés ci après
les fuites d'éclairage détectées sous le châssis ont été supprimées par la pose d'un papier canson noir
Par ailleurs, j'ai modifié les connexions des fils et la valeur des résistances sur chaque cathode de leds (12 Kohms) afin d'obtenir un éclairage plus réaliste des feux AV et AR. L'ouverture réalisée sous le toit permet un accès facile pour réaliser les soudures. Il ne reste plus qu'à refermer le toit avec un point de colle.
rendu sur les feux rouges
Idem sur les feux blancs
Maintenant , je peux m'attaquer aux éléments d'infrastructures (rambardes, marche pieds, essuie vitres et numérotation)
D'abord les marche pieds centraux réalisés en maillechort par photo découpe. J'ai consolidé les attaches en raison de leur très grande fragilité au pliage, en ajoutant deux fils laiton soudés qui seront plantés dans le bas de caisse après perçage (0,5 mm)
puis assemblage des 4 marche pieds extrêmes avec également consolidation des attaches qui seront coudées. Un bain dans l'acétone permet de bien décaper la soudure avant les travaux de peinture.
essais de pose avant peinture
Puis préparation des supports de rambardes latérales par perçage des plateformes, opération réalisée en inclinant le foret vers l'intérieur de la caisse pour ne pas casser les bords en résine très fragiles.
Les différents éléments sont peints puis patinés avant la pose
En attendant qu'ils sèchent, j'ai ajouté les essuie vitres après peinture en noir mat
Puis pose des rambardes frontales et des marche pieds d'accès à la plateforme. Là encore, le perçage doit être délicat pour ne pas exploser la résine.
Les mains montoires sont réalisées en fil de maillechort de 5 dixième dont une extrémité est fixée sur un marche pied après perçage.
Avant de poser les rambardes latérales et d'extrémité, j'ai positionné les décalcomanies dont un jeu avec plusieurs numérotations sont prévues dans le kit. Celle ci sera numérotée CC 1105
numérotation des faces frontales avec écusson SNCF
et fixation de la toiture par quelques points de colle. Celle ci doit pouvoir être décollée le cas échéant pour des travaux de maintenance ultérieure
Quelques manoeuvres sur le module de Gilles, fonctionnement OK, la loco va pouvoir retrouver son propriétaire!
Pour conclure, je dirais que la construction de ce kit présente des obstacles sérieux au niveau de la motorisation, qui m'ont conduit à l'améliorer en révisant sa conception déjà ancienne. Par contre, la gravure de la caisse en résine a été soignée, ce qui permet de présenter un modèle globalement réussi, mais qui n'atteint pas le niveau du kit AMF87.
Une autre solution pour les amateurs de cette loco au look original, c'est de l'acquérir lorsqu'elle sera commercialisée par Mistral, à coup sûr un modèle abouti qui devrait connaître un vif succès.
A +
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.