vidéo 225
quelques séquences filmées sur mon ex réseau étagère avant son transfert.
bon visionnage.
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quelques séquences filmées sur mon ex réseau étagère avant son transfert.
bon visionnage.
Les éléments mécaniques de l'automotrice Z 3700 sont maintenant au point, je peux appliquer une couche d'apprêt gris moyen sur les trois bogies et le châssis.
Les caisses sont assez bien reproduites, mais il faut remplacer et améliorer certains éléments, notamment les pantographes non fonctionnels. Je disposais d'une paire de pantos J/H provenant d'une 2D2 5500 qui ne sont pas conformes (voir photo), je vais donc m'orienter vers un type F qui sera plus proche de ceux ayant équipé cette automotrice. Toutefois, l'embase a le même gabarit, ce qui me permet de revoir l'emplacement des isolateurs.
Il faut repercer la toiture pour introduire les isolateurs (pièces en grappe sommerfeldt) enfichés dans une tige de laiton de 1 mm.
Les pantos J/H sont ensuite positionnés sur les 4 isolateurs et maintenus par une vis centrale traversant la toiture.
les plateformes d'accès aux pantos plutôt grossières ont été affinés à la lime, et j'ai intercalé une micro grille découpée dans une plaque de laiton pour consolider le platelage
Ces pièces seront peintes avant repose sur la toiture.
J'ai prévu un raccordement électrique des bogies sur des pistes adhésives cuivrées qui permettent de reposer l'aménagement intérieur sans créer de surépaisseur. Pour éviter tout court circuit avec le châssis métallique, j'ai intercalé un ruban papier autocollant sur toute sa surface.
Je conserve le feux central frontal qui équipait cette automotrice lors de sa conception, celui ci ayant été ensuite supprimé au profit de deux phares qu'il serait difficile de reproduire sur le modèle Atlas, sans gros travaux de mastiquage et de peinture. Pour simplifier, il sera équipé d'une led canon réversible BTC/rouge en fonction du sens de marche. Le perçage 2mm ne pose pas de problème, il faut bien le centrer.
la led sera installée sous le pupitre de commande conducteur, bien centrée de façon à transmettre l'éclairage via un conduit lumineux, en l'occurrence un têton d'une autre led cassée qui sera collé dans le logement du feux. Cette solution évite tout raccordement électrique entre le châssis et la caisse. L'intérieur a été peint en noir mat pour éviter une dispersion de l'éclairage par transparence du plastique dans la cabine
L'éclairage cabine est réalisé via un micro module (Miniature Passion) qui sera alimenté par une réglette supportant également l'éclairage du compartiment voyageur
Les sièges 1ère et seconde classe ont été peints. J'ai découpé dans une plaque époxy cuivrée des réglettes sur lesquelles j'ai gravé trois et quatre pistes isolées destinées à alimenter l'éclairage intérieur, la cabine, et les feux frontaux
Une résistance de 1 kohms est insérée sur les pistes alimentant les cathodes de la led canon bicolore
La caisse peut être reposée sans aucun raccordement électrique avec le châssis. Test d'éclairage par diffusion de la led
idem avec le feu rouge
L'éclairage cabine reste discret
L'éclairage intérieur basé sur un ruban adhésif de leds cms ton chaud est adouci en intercalant une résistance de 1 Kohms.
Il me reste à définir l'implantation du décodeur (Lenz standard) et son alimentation via les trois bogies. J'envisage de le loger dans un lest métallique formant caisson qui pourrait être installé sous le châssis, les cavités permettant en outre de réaliser les connexions sans encombrer les compartiments intérieurs de l'automotrice. j'ai trouvé plusieurs éléments de ce type de lest sur Ebay dont le vendeur ne connaissait pas a priori la provenance, il aurait en plus l'avantage de lester la rame.
Cette option sera sans doute retenue, pour peu que les tests de fonctionnement en régime digital soient ok. La photo ci dessus présente un des éléments équipé et peint. Il ne reste plus qu'à installer des voyageurs.
A suivre pour la finition.
Cette semaine sera consacrée à la motorisation et digitalisation d'une automotrice Budd Z 3700 produite par les Editions Atlas. Par le passé, j'ai pris plaisir à faire rouler une grosse partie de la collection statique avec chaque fois un nouveau challenge à relever en fonction de la conception des locos et de l'échelle des modèles reproduits (HO et HOm) Cette fois ci, je retrouve une automotrice constituée de deux éléments réunis par un soufflet sous lequel se trouve un bogie central. C'est donc sur ce dernier que mon choix s'est porté pour la motorisation. La photo ci-dessus montre le projet déjà bien avancé. Voyons les différentes étapes ci-après
les premiers travaux consistent à fabriquer un bogie moteur de toute pièce, sachant que seuls, les flancs de bogie Atlas seront conservés après quelques modifications. J'utilise des roues de diamètre 11,40 mm qui seront extraites afin d'usiner des gorges destinées à accueillir des bandages d'adhérence. Le moteur est un mitsumi sur lequel j'ai ajouté deux vis sans fin module 0,4 et deux volants d'inertie diamètre 12 mm
L'usinage est réalisé avec la fraiseuse Proxxon, l'outil (un carré en acier de 6x6 mm) étant profilé a l'aide d'un disque à tronçonner sur flexible Dremel pour obtenir la largeur de la gorge adéquate. La profondeur est de 0,8 mm. On obtient ainsi un profil très précis des 4 roues à équiper de bandage d'adhérence
Le châssis formant bâti moteur est découpé dans une plaque Epoxy cuivrée sur une seule face avec une scie circulaire Proxxon, laquelle permet d'obtenir des traverses et longerons parfaitement d'équerre et millimétrés
L'entraxe des essieux est de 32 mm, le perçage des longerons est effectué en collant dos à dos les deux éléments qui recevront ensuite des paliers en laiton (pièces de récup que j'ai repercées à 2,1 mm), gage d'un bon positionnement et roulement dans le temps. La photo ci dessus montre le berceau constitué de trois pièces collées dont la largeur a été calculée pour insérer le moteur mabuchi sur la tranche. Les pignons sont des modèles récupérés sur Ebay (module 0,4) dont je n'ai pas conservé la provenance fournisseur.
Le moteur est simplement collé dans son berceau en vérifiant qu'il tourne sans contrainte, les deux volants ajoutés en sortie d'arbre permettent un fonctionnement très souple avec un démarrage sous tension 1 Volt, mais surtout une inertie nettement améliorée qui doit éviter l'installation d'un power pack, la prise de courant étant prévue sur les 6 essieux de l'automotrice. Le bâti moteur a ensuite été réhaussé afin de fixer une plateforme qui supportera l'articulation des deux éléments. Enfin, des lamelles de contact seront soudées sur le bâti dont l'isolation électrique est réalisée sur les deux côtés.
La plateforme est découpée selon la géométrie de la photo, puis collée après installation de deux vis de 2,5 mm qui seront les points d'articulation des deux caisses de l'automotrice. Cette disposition doit permettre en outre d'installer le décodeur dessus.
les châssis des deux éléments doivent ensuite être tronçonnés ainsi que les portes d'intercommunication afin de pouvoir loger le bogie moteur. Une partie de l'aménagement intérieur sera également découpé
L'espace entre les deux caisses est calculé pour permettre une inscription de la rame sur des rayons de 550 mm soit sensiblement le R5 de RocoLine, en dessous, les flancs de bogie bloquent sous la caisse, et comme je souhaite les conserver, je ne vois pas d'autre solution sans endommager la caisse.
J'ai une petite idée pour occulter l'intérieur du soufflet, mais dans l'immédiat, je dois vérifier que les deux éléments ne bloquent pas dans les courbes intérieures, tout en limitant au maximum l'espace d'intercommunication, en l'occurrence délimité par les bourrelets noirs reproduits par Atlas.
Il faut ensuite confectionner deux petites brides à partir de plaques de laiton qui seront fixées sur les extrémités de chaque châssis après taraudage et vissage. Cette disposition permet une bonne assise et concentre le poids de la rame sur le bogie moteur. J'ai vu sur le forum de LR que certains amateurs avaient fait le choix d'un bogie moteur, voir deux situés sur les extrémités de la rame, ce qui peut être une option plus facile à réaliser, encore que la découpe du châssis métallique reste toujours un travail délicat.
zoom sur l'articulation, les brides ont été mises en forme sur un étau à partir d'un plat de laiton ensuite découpé en deux pour obtenir deux réhausses de 6 mm ayant le même gabarit. Un réglage en hauteur de la rame par rapport aux rails sera possible si nécessaire lors de la repose des caisses (ajout de rondelles). Idem pour l'espacement entre les deux caisses qui pourra être réglé au plus juste en déplaçant légèrement les brides sur le châssis.
Maintenant, je peux me pencher sur les bogies d'extrémité Atlas dont les flancs doivent être décollés sur le bâti, opération impossible que j'ai donc réalisée avec un cutter qui sectionne les têtons correspondants. J'ai prévu deux traverses découpées dans une plaque époxy cuivrée (épaisseur 8 dixième) sur une seule face qui permettra de souder des lamelles de contact après isolation. Elles sont collées provisoirement dos à dos pour obtenir un perçage précis (diamètre 2,1 mm) des entraxes (32 mm)
Les traverses époxy sont ensuite collées sur le bâti Atlas. Deux tubes laiton de 2 mm de diamètre le traversent de part en part qui permettront de positionner les flancs de bogies après reperçage des orifices correspondants (voir photo) L'intérieur des flancs est légèrement limé pour ne pas gêner la rotation des roues. Idem pour l'extérieur dont les extrémités sont affinées afin de permettre une inscription en courbe suffisante sous la caisse. Je dois dire que la conception de cette automotrice limite fortement le débattement des bogies, ce qui est expliqué plus avant.
les pistes cuivrées sont isolées avant la pose des lamelles de contact qui prennent appui sur la face interne des roues.
J'ai revu le système de rotation des bogies en introduisant un tube en alu de 3 mm de diamètre intérieur qui s'emboîte sur le support de châssis Atlas. Sa longueur déterminera la hauteur de la rame par rapport aux rails et il sera définitivement fixé par collage lorsque tous les réglages seront réalisés.
Sur cette photo, nous voyons les limites d'inscription du bogie en courbe.
Une dernière vérification d'inscription en courbe sur mon petit circuit d'essai, c'est OK
Avant d'attaquer les travaux de peinture du châssis et des bogies, j'ai confectionné un carter dans une plaque d'époxy de 8 dixième qui protégera un peu mieux les organes de roulement
La partie mécanique est validée, la suite des travaux portera sur la digitalisation, l'éclairage des compartiments, la pose de voyageurs, l'éclairage des fanaux AV et AR ainsi que de la cabine conducteur, sans oublier les pantos qui seront remplacés par des modèles fonctionnels, et peut être la ligne de toiture grossière à refaire.
photo de la loco terminée, après quelques travaux de finition exposés ci après
les fuites d'éclairage détectées sous le châssis ont été supprimées par la pose d'un papier canson noir
Par ailleurs, j'ai modifié les connexions des fils et la valeur des résistances sur chaque cathode de leds (12 Kohms) afin d'obtenir un éclairage plus réaliste des feux AV et AR. L'ouverture réalisée sous le toit permet un accès facile pour réaliser les soudures. Il ne reste plus qu'à refermer le toit avec un point de colle.
rendu sur les feux rouges
Idem sur les feux blancs
Maintenant , je peux m'attaquer aux éléments d'infrastructures (rambardes, marche pieds, essuie vitres et numérotation)
D'abord les marche pieds centraux réalisés en maillechort par photo découpe. J'ai consolidé les attaches en raison de leur très grande fragilité au pliage, en ajoutant deux fils laiton soudés qui seront plantés dans le bas de caisse après perçage (0,5 mm)
puis assemblage des 4 marche pieds extrêmes avec également consolidation des attaches qui seront coudées. Un bain dans l'acétone permet de bien décaper la soudure avant les travaux de peinture.
essais de pose avant peinture
Puis préparation des supports de rambardes latérales par perçage des plateformes, opération réalisée en inclinant le foret vers l'intérieur de la caisse pour ne pas casser les bords en résine très fragiles.
Les différents éléments sont peints puis patinés avant la pose
En attendant qu'ils sèchent, j'ai ajouté les essuie vitres après peinture en noir mat
Puis pose des rambardes frontales et des marche pieds d'accès à la plateforme. Là encore, le perçage doit être délicat pour ne pas exploser la résine.
Les mains montoires sont réalisées en fil de maillechort de 5 dixième dont une extrémité est fixée sur un marche pied après perçage.
Avant de poser les rambardes latérales et d'extrémité, j'ai positionné les décalcomanies dont un jeu avec plusieurs numérotations sont prévues dans le kit. Celle ci sera numérotée CC 1105
numérotation des faces frontales avec écusson SNCF
et fixation de la toiture par quelques points de colle. Celle ci doit pouvoir être décollée le cas échéant pour des travaux de maintenance ultérieure
Quelques manoeuvres sur le module de Gilles, fonctionnement OK, la loco va pouvoir retrouver son propriétaire!
Pour conclure, je dirais que la construction de ce kit présente des obstacles sérieux au niveau de la motorisation, qui m'ont conduit à l'améliorer en révisant sa conception déjà ancienne. Par contre, la gravure de la caisse en résine a été soignée, ce qui permet de présenter un modèle globalement réussi, mais qui n'atteint pas le niveau du kit AMF87.
Une autre solution pour les amateurs de cette loco au look original, c'est de l'acquérir lorsqu'elle sera commercialisée par Mistral, à coup sûr un modèle abouti qui devrait connaître un vif succès.
A +
L'installation d'un décodeur (Lenz) ne pose pas de problème particulier. J'ai pu le loger sur le moteur en confectionnant un petit support PVC. Toutefois, j'ai dû ouvrir la cabine car certains composants gênaient la repose de l'élément de toiture
Dans la mesure où j'ai prévu d'installer des feux fonctionnels, je laisse la place sur un côté du moteur pour réaliser une platine qui permettra de connecter les fils au décodeur. Ainsi, le câblage sera centralisé dans ce secteur. Le support de châssis a été fraisé légèrement sur les traverses pour laisser le passage des roues dans les courbes.
Le fabricant a prévu deux points de fixation de la caisse sur le châssis moteur, mais il faut les percer et les tarauder (2 mm)
La fixation des bogies sur le châssis se fait par deux écrous qui seront ensuite bloqués par un point de colle cyanolit
A ce stade d'avancement des travaux, j'ai réalisé un nouveau test de roulement en régime digital, et là, après plusieurs tours de circuit, la loco stoppe (court circuit?) En fait, j'ai oublié d'isoler l'une des platines époxy chargée de capter le courant sur la file de roues isolées, ce qui fait que les essieux font contact d'une manière aléatoire sur les parties cuivrées. Il faut tout démonter et faire une saignée avec un disque à tronçonner comme le montre la photo.
A nouveau remontage, calage des manivelles, et essais avec un cardan monté sur une perceuse.
Nouveau problème, les écrous fendus bloquant les manivelles et les roues ne tiennent plus sur les pas de vis des essieux altérés, quant à la manivelle médiane, son support collé sur le flanc de bogie fait la malle!!. Je suis à deux doigts d'abandonner!!!!
J'entrevois une solution, percer un trou excentré de 5 dixième sur les écrous extrêmes d'essieux pour introduire un fil laiton collé formant clavette et bloquant les manivelles préalablement calées à 90° de part et d'autre du bogie. Pas sûr du résultat, mais je n'ai plus d'autre choix!!! Quant à la manivelle centrale, je vais la désolidariser des bielles en rectifiant son profil afin qu'elle soit cylindrique. Elle sera simplement collée mais n'aura plus aucune fonction mécanique. Cela devrait permettre de conserver l'embiellage en limitant la résistance mécanique au roulement. A noter que les bielles masquent l'essentiel des manivelles centrales et que cette adaptation de fortune sera quasiment invisible.
Cette fois ci, la partie mécanique est validée, les bielles ont reçu une petite touche de rouge, et je vais pouvoir patiner à nouveau les bogies dont la peinture a un peu souffert durant toutes ces manipulations.
sur cette photo zoomée, nous voyons que la manivelle centrale "factice" est peu visible, masquée sur l'essentiel par la bielle.
Après des heures de casse tête avec l'embiellage, je peux passer à d'autres travaux plus sympathiques, la peinture de la traverse de choc en rouge vermillon
et l'installation de feux réversibles avec des leds canon BTC/rouge après reperçage des orifices de la caisse (2 mm). J'ai conservé les optiques de phares du fabricant en les perçant. Ils seront collés sur les embouts des leds canon
La caisse en résine est suffisamment épaisse pour ne pas filtrer l'éclairage des leds par transparence, et la peinture qui sera faite ultérieurement devrait permettre une diffusion correcte des feux
Les leds sont montées en parallèle et connectées à des rubans adhésifs cuivrés qui cheminent sous les deux capots. Cette disposition évite la présence de fils qui pourraient s'accrocher sur la transmission cardans
La totalité du câblage se fera en cabine, après ajout de résistances sur les cathodes de leds
Le montage du pantographe nécessite une adaptation sur la toiture, car les embases d'isolateurs ne correspondent pas à ceux du moulage résine.
La caisse a reçu un premier voile de peinture acrylique à solvant Décapod dans la couleur verte SNCF.
un platelage doit être ajouté de chaque côté de la toiture, il sera collé puis peint lors de l'application de la seconde couche de vert SNCF à l'aérographe
Avant de poser les vitrages, il faut peindre les entourages des fenêtres en rouge. Celles ci sont moulées en relief, ce qui permet de traiter cette opération précise avec un stylo à peindre Posca
Le panto peut maintenant être posé, il est fixé par deux vis après taraudage du support (2 mm) Une patine noir sale est ensuite appliquée à l'aérographe
La caisse est ensuite patinée toujours avec la game de produits acryliques à solvant "décapod" qui peuvent être diffusés à l'aérographe en l'état.
Une petite platine époxy comportant trois pistes a été confectionnée pour raccorder les fils des feux AV et AR, après ajout de résistances CMS de 8 Kohms sur chaque cathode des leds.
schéma de branchement de pistes cuivrées, je peux maintenant fixer la caisse sur le châssis
Test d'éclairage, c'est OK, je verrai par la suite s'il faut atténuer encore l'intensité d'éclairage des leds.
la suite sera consacrée à la finition, pose de rambardes, marches d'accès, ce qui promet pas mal d'embûches vu la conception très fragile des éléments concernés.
Cet artisan renommé a produit il y a quelques années un kit de la CC1100 (laiton + résine) dont l'ami Thierry m'a confié la construction. Il s'agit d'un engin robuste affecté essentiellement aux manoeuvres en fin de carrière et dont la conception de type crocodile marquera l'essor des futures BB 12000 et CC14000
La caisse en résine issue d'un moulage monobloc est très bien reproduite, par contre, il semble que la partie mécanique n'est pas top si l'on se réfère aux expériences vécues par quelques amateurs sur le forum de LR. Je vais donc essayer d'apporter quelques améliorations pour obtenir un fonctionnement correct de la loco
J'ai pu récupérer la notice de montage auprès d'un amateur l'ayant construite, et je le remercie sincèrement, car elle m'éclaire notamment au niveau de la conception de la transmission particulière adoptée par le fabricant.
Le moulage des flancs de bogie réalisés en résine pose d'emblée un problème avec l'un d'entre eux cassés en deux qu'il faut recoller et un autre qui est voilé. Sur ce modèle de type CC, le fabricant a prévu une transmission sur un essieu extrême de chaque bogie avec un essieu médian flottant non motorisé et le troisième actionné par un jeu de bielles extérieures. C'est dire que le montage devra être précis, d'autant que les corps de bogie en laiton sont alésés à un diamètre supérieur à ceux des essieux??
zoom sur la caisse, la gravure est superbe avec une ligne de rivets et des persiennes finement reproduites.
La motorisation est assurée par un moteur central buhler avec une transmission par cardan et vis sans fin selon la disposition visible sur cette photo. Deux lests en plomb sont prévus dans les carters de bogie, livrés à l'état brut, qu'il faudra laborieusement usiner pour pouvoir les loger sans gêner la rotation des essieux
J'ai donc prévu d'ajouter deux plaques époxy (une seule face cuivrée - épaisseur 1 mm) sur les flancs des carters en effectuant un premier perçage de 2 mm respectant les entraxes d'essieux. Cette disposition permettra en outre de faciliter la prise de courant sur chaque file de roues en soudant directement des lamelles de contact sur les bandes cuivrées.
Le repérage des entraxes doit être précis, afin qu'il corresponde exactement à ceux des bielles de transmission. Les plaques époxy sont ensuite collées de part et d'autre du support de bogie en veillant à positionner les axes d'essieu perpendiculaires aux longerons, dans l'alignement et sans faux plat. Un second perçage est effectué à la suite avec une perceuse à colonne afin d'obtenir une ouverture de 3 mm de diamètre correspondant à celui des essieux. Enfin, une bande de PVC de 5 dixième est collée sur l'une des traverses du bogie pour isoler l'une des files de roue qui ne devra pas faire masse avec le reste du châssis.
La plaque PVC est ensuite découpée pour ne conserver que les cales d'épaisseur
Nous voyons que la disposition inclinée de la vis sans fin est imposée par la caisse dont les extrémités sont biseautées, la transmission est donc assurée par un jeu de cardans plongeant qu'il convient de tester.
Mais avant de raccorder les cardans au moteur, je dois vérifier que les essieux tournent librement dans leur carter respectif
sans oublier de coller les lests en plomb mis au gabarit.
l'axe de rotation du bogie est une pièce en laiton qui doit être soudée. j'ai usiné avec une mini filière un pas de vis de 2,2 mm qui permettra de bloquer un écrou de même diamètre sur le bâti moteur.
Un test de roulement permet de vérifier que les roues tournent librement sans point dur. J'ai volontairement limité le jeu latéral de chaque essieux dans la mesure où ils supporteront des manivelles reliées aux bielles situées à l'extérieur des flancs de bogies.
J'ai souhaité ajouter des paliers en laiton sur le support d'origine de la vis sans fin, car là encore, l'alésage constructeur est nettement supérieur au diamètre de l'axe 2mm.
Des paliers (pièces bronze Roco de récup) sont soudés, en positionnant un foret de 2 mm enduit de graisse afin qu'il maintienne les paliers dans le bon axe, tout en ne risquant pas d'être soudé.
Ce montage permet à la vis sans fin de tourner librement sans jeu, avec une attaque précise du pignon d'entrainement. C'est d'autant plus nécessaire avec une transmission de ce type basée sur des cardans qui travaillent désaxés.
là encore, la conception des noix de cardan fournies par le fabricant ne permet pas de les utiliser en l'état, ceux ci n'étant pas percés, ce qui rend l'opération de centrage hasardeuse. Une chance, j'avais dans mes tiroirs des jeux de cardans récupérés sur des TGV Jouef, qui remplaceront avantageusement ceux de CetG
C'est donc OK pour les noix de cardan qui sont alésées à 2 mm, mais les tiges de transmission Jouef sont trop longues. Elles ont donc été sectionnées à la longueur requise, puis enfilées à force et collées dans un manchon en PVC de 3 mm de diamètre intérieur.
Un nouveau test permet de vérifier que la transmission sur les deux essieux extrêmes fonctionne correctement, souplement et sans point dur. De plus, j'ai pu ajouter un volant d'inertie (Micro-modèle) dont la taille a été choisie pour ne pas frotter sur le capot de la caisse, la place étant réduite à l'intérieur.
Selon la conception du constructeur, les flancs de bogie sont supportés par les deux essieux extrêmes dont les terminaisons doivent recevoir une bague d'épaisseur + les manivelles qui actionnent les bielles. Cette disposition impose un assemblage précis des traverses par collage, une fois réalisé, l'ensemble carter/flancs de bogie devient indémontable.
J'ai ajouté des cales d'épaisseur de 3,5 mm qui permettront de solidariser les flancs au corps de bogie, évitant ainsi une friction des bielles préjudiciable au bon fonctionnement de la loco. Les flancs ont été repercés à 5 mm afin que les manivelles tournent librement
mais avant, il convient de souder des lamelles de contact en chrysocale sur les plaques époxy cuivrées, ce qui permettra une prise de courant sur les 12 roues de la loco.
Elles sont disposées en quinconce en prenant appui sur les flancs internes des roues
deux plaques constructeurs sont prévues fermant le carter de chaque bogie, mais il faut créer une fenêtre pour le passage du pignon d'entraînement, bizarre que cette opération n'ait pas été prévue par le fabricant!
Ces plaques sont ensuite collées sur le lest en plomb et soudées sur leur extrémité.
J'ai dû revoir le calage des rondelles laiton qui traversent les flancs de bogie car l'alésage 2 mm n'est pas approprié, celles ci se positionnant sur les axes d'essieux dont les embouts filetés sont au diamètre 1,5 mm. J'ai donc introduit et collé un morceau découpé dans un tube PVC repercé au diamètre requis.
Les manivelles supportant les bielles sont à dégrapper et ajuster soigneusement à la lime
Les flancs de bogies peuvent ensuite être collés sur leur support latéral et d'extrémité dont l'un correspond à la traverse de choc.
Les bielles d'accouplement sont des pièces photo découpées qui doivent être soudées dos à dos pour donner plus de rigidité. Elles sont enfichées sur deux forets pour garantir un bon positionnement des axes
La fixation des manivelles doit être précise avec un calage à 90° de part et d'autre des deux essieux extrêmes. Le serrage est obtenu via des micro vis plates fendues qui bloquent en même temps les roues sur leur axe. J'ai confectionné un embout spécifique pour réaliser cette opération. La manivelle centrale est particulière car elle doit s'articuler sur un montage constructeur basé sur une coupelle collée sur le flanc de bogie dont je trouve le choix peu judicieux. Pourquoi l'essieu central n'a pas été traité comme les autres? sans doute pour obtenir plus de jeu latéral ? Bref, c'est l'opération la plus délicate à réaliser et avant d'obtenir un fonctionnement sans à coup, de nombreux réglages sont nécessaires.
Lorsque les tests sont OK, on peut coller les pastilles qui masquent les vis sur les essieux. Cela permet au passage de bloquer définitivement le calage des manivelles.
Les deux bogies sont maintenant terminés ou presque......car une vérification de l'isolation d'une file d'essieux à l'ohmètre dévoile qu'ils ne sont pas isolés électriquement, il manquait une rondelle isolante que j'ai dû rajouter, avec un démontage des manivelles, remontage et calage à 90°. Cette fois ci tout est en ordre pour poursuivre la construction de cette loco, le plus dur est fait. Les prochains travaux porteront sur le montage caisse/châssis, son détaillage, la digitalisation, l'éclairage, et enfin la peinture et patine.
A +
La 62000 (photo en second plan) est une production ancienne de l'artisan DJH. Elle m'a été confiée par Marc, car elle accuse des problèmes mécaniques que je vais essayer de solutionner. La motorisation est d'excellente qualité et basée sur une transmission classique (moteur central, cardans, vis sans fin) que l'on trouve désormais sur les modèles récents comme la 62000 Mabar visible au premier plan. Dans la foulée, je vais l'équiper de lanternes fonctionnelles qui n'existaient pas à l'époque, et la digitaliser.
C'est parti, les bogies sont démontés, et le carter ouvert. Sur ce modèle, la transmission se fait sur deux essieux, le troisième étant libre. Un rapide examen confirme que les pignons extraits des essieux sont fendus (3 sur 4) En fouillant dans mes tiroirs, j'ai retrouvé des modèles équivalents en diamètre, nombre de dents, au module 0,5, mais plus large que ceux d'origine, ce qui devrait faire l'affaire, tout en rendant la transmission plus résistante à l'usage.
zoom sur les pignons fendus dont la moindre épaisseur est sans doute à l'origine du claquage. Une chance, le logement dans le carter permet de loger les nouveaux pignons sans usinage particulier.
Les bogies sont remontés en vérifiant que rien ne bloque la rotation des roues
En fait la repose du carter qui maintient les flancs de bogies frotte sur les pignons plus larges, ce qui nécessite de les usiner légèrement, opération réalisée avec le flexible Dremel équipée d'une fraise.
Cette fois ci les tests sont OK, l'excellente motorisation avec volant d'inertie et la caisse très lourde en métal conférant à cet engin une force de traction importante, avec des ralentis exceptionnels. L'installation d'un décodeur assorti d'un power pack ne devrait pas poser de problème, le logement restant suffisant à l'intérieur.
Le décodeur (lokpilot ESU) trouve sa place sur la plateforme centrale existante.
Le power pack est bloqué entre cette dernière et le support de bogie. Le branchement est facilité par la petite platine à deux pistes du constructeur que j'ai placée de part et d'autre du décodeur après découpe.
les lanternes n'étant pas fonctionnelles, je les ai remplacées par des phares unifiés (AMF 87) qui permettent de loger des micro leds cms câblées BTC/rouge.
Une fois peints en noir mat, les phares sont réinstallés dans les logements prévus sur la traverse de choc.
Cette amélioration nécessite de revoir la fixation de la caisse sur le châssis dont la conception par DJH est basée sur deux vis difficile d'accès. J'ai donc réalisé deux cornières alu collées dans la cabine de conduite et taraudées pour être fixées par vissage sous le châssis
J'ai repeint l'intérieur et équipé la cabine d'un conducteur et d'un éclairage (platine Miniatures passion) qui sera programmable avec la touche Aux 1 de la centrale
Les fils cheminent sous le châssis et seront soudés sur deux platines à trois pistes collées sur les supports de bogie.
zoom sur le branchement de la platine d'éclairage cabine, maintenue par un fil laiton soudé sur le commun (fil bleu du décodeur) J'ai installé des résistances cms de 4,7 Kohms sur chaque cathode des feux
Les tests d'éclairage sont OK, je peux reposer et fixer la caisse sur le châssis.
Il reste toutes les rambardes à installer (issues d'une plaque laiton photo découpée et prépeinte) ce qui nécessite de repercer les plateformes avec ajout d'un point de colle pour un bon positionnement.
Terminé ou presque, la loco fait ses premiers tours de roues en régime digital, les ralentis sont parfaits, notamment en mode manoeuvre et la présence du power pack permet un franchissement des zones d'aiguillages sans plantage. Il ne reste plus qu'à réaliser une patine pour donner un aspect moins clinquant à cette belle machine.
A +
juste un petit message à l'attention des lecteurs pour signaler que la totalité du matériel roulant proposé a été vendu dans les 48H00 de la parution. J'ai dû décliner plusieurs offres parvenues tardivement, les réservations ayant été faites dans l'ordre d'arrivée des messages.
Encore merci à tous les lecteurs de l'intérêt que vous portez au blog biscatrain.
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.