L'installation d'un décodeur (Lenz) ne pose pas de problème particulier. J'ai pu le loger sur le moteur en confectionnant un petit support PVC. Toutefois, j'ai dû ouvrir la cabine car certains composants gênaient la repose de l'élément de toiture
Dans la mesure où j'ai prévu d'installer des feux fonctionnels, je laisse la place sur un côté du moteur pour réaliser une platine qui permettra de connecter les fils au décodeur. Ainsi, le câblage sera centralisé dans ce secteur. Le support de châssis a été fraisé légèrement sur les traverses pour laisser le passage des roues dans les courbes.
Le fabricant a prévu deux points de fixation de la caisse sur le châssis moteur, mais il faut les percer et les tarauder (2 mm)
La fixation des bogies sur le châssis se fait par deux écrous qui seront ensuite bloqués par un point de colle cyanolit
A ce stade d'avancement des travaux, j'ai réalisé un nouveau test de roulement en régime digital, et là, après plusieurs tours de circuit, la loco stoppe (court circuit?) En fait, j'ai oublié d'isoler l'une des platines époxy chargée de capter le courant sur la file de roues isolées, ce qui fait que les essieux font contact d'une manière aléatoire sur les parties cuivrées. Il faut tout démonter et faire une saignée avec un disque à tronçonner comme le montre la photo.
A nouveau remontage, calage des manivelles, et essais avec un cardan monté sur une perceuse.
Nouveau problème, les écrous fendus bloquant les manivelles et les roues ne tiennent plus sur les pas de vis des essieux altérés, quant à la manivelle médiane, son support collé sur le flanc de bogie fait la malle!!. Je suis à deux doigts d'abandonner!!!!
J'entrevois une solution, percer un trou excentré de 5 dixième sur les écrous extrêmes d'essieux pour introduire un fil laiton collé formant clavette et bloquant les manivelles préalablement calées à 90° de part et d'autre du bogie. Pas sûr du résultat, mais je n'ai plus d'autre choix!!! Quant à la manivelle centrale, je vais la désolidariser des bielles en rectifiant son profil afin qu'elle soit cylindrique. Elle sera simplement collée mais n'aura plus aucune fonction mécanique. Cela devrait permettre de conserver l'embiellage en limitant la résistance mécanique au roulement. A noter que les bielles masquent l'essentiel des manivelles centrales et que cette adaptation de fortune sera quasiment invisible.
Cette fois ci, la partie mécanique est validée, les bielles ont reçu une petite touche de rouge, et je vais pouvoir patiner à nouveau les bogies dont la peinture a un peu souffert durant toutes ces manipulations.
sur cette photo zoomée, nous voyons que la manivelle centrale "factice" est peu visible, masquée sur l'essentiel par la bielle.
Après des heures de casse tête avec l'embiellage, je peux passer à d'autres travaux plus sympathiques, la peinture de la traverse de choc en rouge vermillon
et l'installation de feux réversibles avec des leds canon BTC/rouge après reperçage des orifices de la caisse (2 mm). J'ai conservé les optiques de phares du fabricant en les perçant. Ils seront collés sur les embouts des leds canon
La caisse en résine est suffisamment épaisse pour ne pas filtrer l'éclairage des leds par transparence, et la peinture qui sera faite ultérieurement devrait permettre une diffusion correcte des feux
Les leds sont montées en parallèle et connectées à des rubans adhésifs cuivrés qui cheminent sous les deux capots. Cette disposition évite la présence de fils qui pourraient s'accrocher sur la transmission cardans
La totalité du câblage se fera en cabine, après ajout de résistances sur les cathodes de leds
Le montage du pantographe nécessite une adaptation sur la toiture, car les embases d'isolateurs ne correspondent pas à ceux du moulage résine.
La caisse a reçu un premier voile de peinture acrylique à solvant Décapod dans la couleur verte SNCF.
un platelage doit être ajouté de chaque côté de la toiture, il sera collé puis peint lors de l'application de la seconde couche de vert SNCF à l'aérographe
Avant de poser les vitrages, il faut peindre les entourages des fenêtres en rouge. Celles ci sont moulées en relief, ce qui permet de traiter cette opération précise avec un stylo à peindre Posca
Le panto peut maintenant être posé, il est fixé par deux vis après taraudage du support (2 mm) Une patine noir sale est ensuite appliquée à l'aérographe
La caisse est ensuite patinée toujours avec la game de produits acryliques à solvant "décapod" qui peuvent être diffusés à l'aérographe en l'état.
Une petite platine époxy comportant trois pistes a été confectionnée pour raccorder les fils des feux AV et AR, après ajout de résistances CMS de 8 Kohms sur chaque cathode des leds.
schéma de branchement de pistes cuivrées, je peux maintenant fixer la caisse sur le châssis
Test d'éclairage, c'est OK, je verrai par la suite s'il faut atténuer encore l'intensité d'éclairage des leds.
la suite sera consacrée à la finition, pose de rambardes, marches d'accès, ce qui promet pas mal d'embûches vu la conception très fragile des éléments concernés.
Cet artisan renommé a produit il y a quelques années un kit de la CC1100 (laiton + résine) dont l'ami Thierry m'a confié la construction. Il s'agit d'un engin robuste affecté essentiellement aux manoeuvres en fin de carrière et dont la conception de type crocodile marquera l'essor des futures BB 12000 et CC14000
La caisse en résine issue d'un moulage monobloc est très bien reproduite, par contre, il semble que la partie mécanique n'est pas top si l'on se réfère aux expériences vécues par quelques amateurs sur le forum de LR. Je vais donc essayer d'apporter quelques améliorations pour obtenir un fonctionnement correct de la loco
J'ai pu récupérer la notice de montage auprès d'un amateur l'ayant construite, et je le remercie sincèrement, car elle m'éclaire notamment au niveau de la conception de la transmission particulière adoptée par le fabricant.
Le moulage des flancs de bogie réalisés en résine pose d'emblée un problème avec l'un d'entre eux cassés en deux qu'il faut recoller et un autre qui est voilé. Sur ce modèle de type CC, le fabricant a prévu une transmission sur un essieu extrême de chaque bogie avec un essieu médian flottant non motorisé et le troisième actionné par un jeu de bielles extérieures. C'est dire que le montage devra être précis, d'autant que les corps de bogie en laiton sont alésés à un diamètre supérieur à ceux des essieux??
zoom sur la caisse, la gravure est superbe avec une ligne de rivets et des persiennes finement reproduites.
La motorisation est assurée par un moteur central buhler avec une transmission par cardan et vis sans fin selon la disposition visible sur cette photo. Deux lests en plomb sont prévus dans les carters de bogie, livrés à l'état brut, qu'il faudra laborieusement usiner pour pouvoir les loger sans gêner la rotation des essieux
J'ai donc prévu d'ajouter deux plaques époxy (une seule face cuivrée - épaisseur 1 mm) sur les flancs des carters en effectuant un premier perçage de 2 mm respectant les entraxes d'essieux. Cette disposition permettra en outre de faciliter la prise de courant sur chaque file de roues en soudant directement des lamelles de contact sur les bandes cuivrées.
Le repérage des entraxes doit être précis, afin qu'il corresponde exactement à ceux des bielles de transmission. Les plaques époxy sont ensuite collées de part et d'autre du support de bogie en veillant à positionner les axes d'essieu perpendiculaires aux longerons, dans l'alignement et sans faux plat. Un second perçage est effectué à la suite avec une perceuse à colonne afin d'obtenir une ouverture de 3 mm de diamètre correspondant à celui des essieux. Enfin, une bande de PVC de 5 dixième est collée sur l'une des traverses du bogie pour isoler l'une des files de roue qui ne devra pas faire masse avec le reste du châssis.
La plaque PVC est ensuite découpée pour ne conserver que les cales d'épaisseur
Nous voyons que la disposition inclinée de la vis sans fin est imposée par la caisse dont les extrémités sont biseautées, la transmission est donc assurée par un jeu de cardans plongeant qu'il convient de tester.
Mais avant de raccorder les cardans au moteur, je dois vérifier que les essieux tournent librement dans leur carter respectif
sans oublier de coller les lests en plomb mis au gabarit.
l'axe de rotation du bogie est une pièce en laiton qui doit être soudée. j'ai usiné avec une mini filière un pas de vis de 2,2 mm qui permettra de bloquer un écrou de même diamètre sur le bâti moteur.
Un test de roulement permet de vérifier que les roues tournent librement sans point dur. J'ai volontairement limité le jeu latéral de chaque essieux dans la mesure où ils supporteront des manivelles reliées aux bielles situées à l'extérieur des flancs de bogies.
J'ai souhaité ajouter des paliers en laiton sur le support d'origine de la vis sans fin, car là encore, l'alésage constructeur est nettement supérieur au diamètre de l'axe 2mm.
Des paliers (pièces bronze Roco de récup) sont soudés, en positionnant un foret de 2 mm enduit de graisse afin qu'il maintienne les paliers dans le bon axe, tout en ne risquant pas d'être soudé.
Ce montage permet à la vis sans fin de tourner librement sans jeu, avec une attaque précise du pignon d'entrainement. C'est d'autant plus nécessaire avec une transmission de ce type basée sur des cardans qui travaillent désaxés.
là encore, la conception des noix de cardan fournies par le fabricant ne permet pas de les utiliser en l'état, ceux ci n'étant pas percés, ce qui rend l'opération de centrage hasardeuse. Une chance, j'avais dans mes tiroirs des jeux de cardans récupérés sur des TGV Jouef, qui remplaceront avantageusement ceux de CetG
C'est donc OK pour les noix de cardan qui sont alésées à 2 mm, mais les tiges de transmission Jouef sont trop longues. Elles ont donc été sectionnées à la longueur requise, puis enfilées à force et collées dans un manchon en PVC de 3 mm de diamètre intérieur.
Un nouveau test permet de vérifier que la transmission sur les deux essieux extrêmes fonctionne correctement, souplement et sans point dur. De plus, j'ai pu ajouter un volant d'inertie (Micro-modèle) dont la taille a été choisie pour ne pas frotter sur le capot de la caisse, la place étant réduite à l'intérieur.
Selon la conception du constructeur, les flancs de bogie sont supportés par les deux essieux extrêmes dont les terminaisons doivent recevoir une bague d'épaisseur + les manivelles qui actionnent les bielles. Cette disposition impose un assemblage précis des traverses par collage, une fois réalisé, l'ensemble carter/flancs de bogie devient indémontable.
J'ai ajouté des cales d'épaisseur de 3,5 mm qui permettront de solidariser les flancs au corps de bogie, évitant ainsi une friction des bielles préjudiciable au bon fonctionnement de la loco. Les flancs ont été repercés à 5 mm afin que les manivelles tournent librement
mais avant, il convient de souder des lamelles de contact en chrysocale sur les plaques époxy cuivrées, ce qui permettra une prise de courant sur les 12 roues de la loco.
Elles sont disposées en quinconce en prenant appui sur les flancs internes des roues
deux plaques constructeurs sont prévues fermant le carter de chaque bogie, mais il faut créer une fenêtre pour le passage du pignon d'entraînement, bizarre que cette opération n'ait pas été prévue par le fabricant!
Ces plaques sont ensuite collées sur le lest en plomb et soudées sur leur extrémité.
J'ai dû revoir le calage des rondelles laiton qui traversent les flancs de bogie car l'alésage 2 mm n'est pas approprié, celles ci se positionnant sur les axes d'essieux dont les embouts filetés sont au diamètre 1,5 mm. J'ai donc introduit et collé un morceau découpé dans un tube PVC repercé au diamètre requis.
Les manivelles supportant les bielles sont à dégrapper et ajuster soigneusement à la lime
Les flancs de bogies peuvent ensuite être collés sur leur support latéral et d'extrémité dont l'un correspond à la traverse de choc.
Les bielles d'accouplement sont des pièces photo découpées qui doivent être soudées dos à dos pour donner plus de rigidité. Elles sont enfichées sur deux forets pour garantir un bon positionnement des axes
La fixation des manivelles doit être précise avec un calage à 90° de part et d'autre des deux essieux extrêmes. Le serrage est obtenu via des micro vis plates fendues qui bloquent en même temps les roues sur leur axe. J'ai confectionné un embout spécifique pour réaliser cette opération. La manivelle centrale est particulière car elle doit s'articuler sur un montage constructeur basé sur une coupelle collée sur le flanc de bogie dont je trouve le choix peu judicieux. Pourquoi l'essieu central n'a pas été traité comme les autres? sans doute pour obtenir plus de jeu latéral ? Bref, c'est l'opération la plus délicate à réaliser et avant d'obtenir un fonctionnement sans à coup, de nombreux réglages sont nécessaires.
Lorsque les tests sont OK, on peut coller les pastilles qui masquent les vis sur les essieux. Cela permet au passage de bloquer définitivement le calage des manivelles.
Les deux bogies sont maintenant terminés ou presque......car une vérification de l'isolation d'une file d'essieux à l'ohmètre dévoile qu'ils ne sont pas isolés électriquement, il manquait une rondelle isolante que j'ai dû rajouter, avec un démontage des manivelles, remontage et calage à 90°. Cette fois ci tout est en ordre pour poursuivre la construction de cette loco, le plus dur est fait. Les prochains travaux porteront sur le montage caisse/châssis, son détaillage, la digitalisation, l'éclairage, et enfin la peinture et patine.
A +
La 62000 (photo en second plan) est une production ancienne de l'artisan DJH. Elle m'a été confiée par Marc, car elle accuse des problèmes mécaniques que je vais essayer de solutionner. La motorisation est d'excellente qualité et basée sur une transmission classique (moteur central, cardans, vis sans fin) que l'on trouve désormais sur les modèles récents comme la 62000 Mabar visible au premier plan. Dans la foulée, je vais l'équiper de lanternes fonctionnelles qui n'existaient pas à l'époque, et la digitaliser.
C'est parti, les bogies sont démontés, et le carter ouvert. Sur ce modèle, la transmission se fait sur deux essieux, le troisième étant libre. Un rapide examen confirme que les pignons extraits des essieux sont fendus (3 sur 4) En fouillant dans mes tiroirs, j'ai retrouvé des modèles équivalents en diamètre, nombre de dents, au module 0,5, mais plus large que ceux d'origine, ce qui devrait faire l'affaire, tout en rendant la transmission plus résistante à l'usage.
zoom sur les pignons fendus dont la moindre épaisseur est sans doute à l'origine du claquage. Une chance, le logement dans le carter permet de loger les nouveaux pignons sans usinage particulier.
Les bogies sont remontés en vérifiant que rien ne bloque la rotation des roues
En fait la repose du carter qui maintient les flancs de bogies frotte sur les pignons plus larges, ce qui nécessite de les usiner légèrement, opération réalisée avec le flexible Dremel équipée d'une fraise.
Cette fois ci les tests sont OK, l'excellente motorisation avec volant d'inertie et la caisse très lourde en métal conférant à cet engin une force de traction importante, avec des ralentis exceptionnels. L'installation d'un décodeur assorti d'un power pack ne devrait pas poser de problème, le logement restant suffisant à l'intérieur.
Le décodeur (lokpilot ESU) trouve sa place sur la plateforme centrale existante.
Le power pack est bloqué entre cette dernière et le support de bogie. Le branchement est facilité par la petite platine à deux pistes du constructeur que j'ai placée de part et d'autre du décodeur après découpe.
les lanternes n'étant pas fonctionnelles, je les ai remplacées par des phares unifiés (AMF 87) qui permettent de loger des micro leds cms câblées BTC/rouge.
Une fois peints en noir mat, les phares sont réinstallés dans les logements prévus sur la traverse de choc.
Cette amélioration nécessite de revoir la fixation de la caisse sur le châssis dont la conception par DJH est basée sur deux vis difficile d'accès. J'ai donc réalisé deux cornières alu collées dans la cabine de conduite et taraudées pour être fixées par vissage sous le châssis
J'ai repeint l'intérieur et équipé la cabine d'un conducteur et d'un éclairage (platine Miniatures passion) qui sera programmable avec la touche Aux 1 de la centrale
Les fils cheminent sous le châssis et seront soudés sur deux platines à trois pistes collées sur les supports de bogie.
zoom sur le branchement de la platine d'éclairage cabine, maintenue par un fil laiton soudé sur le commun (fil bleu du décodeur) J'ai installé des résistances cms de 4,7 Kohms sur chaque cathode des feux
Les tests d'éclairage sont OK, je peux reposer et fixer la caisse sur le châssis.
Il reste toutes les rambardes à installer (issues d'une plaque laiton photo découpée et prépeinte) ce qui nécessite de repercer les plateformes avec ajout d'un point de colle pour un bon positionnement.
Terminé ou presque, la loco fait ses premiers tours de roues en régime digital, les ralentis sont parfaits, notamment en mode manoeuvre et la présence du power pack permet un franchissement des zones d'aiguillages sans plantage. Il ne reste plus qu'à réaliser une patine pour donner un aspect moins clinquant à cette belle machine.
A +
juste un petit message à l'attention des lecteurs pour signaler que la totalité du matériel roulant proposé a été vendu dans les 48H00 de la parution. J'ai dû décliner plusieurs offres parvenues tardivement, les réservations ayant été faites dans l'ordre d'arrivée des messages.
Encore merci à tous les lecteurs de l'intérêt que vous portez au blog biscatrain.
la photo ci dessus présente la loco terminée, testée en régime digital, et patinée. Voyons ci après les derniers travaux réalisés
Les feux de cette loco n'étant pas fonctionnels, j'ai remplacé les conduits optiques par des leds canon bicolores BTC/Rouge disposées à plat sur le châssis. L'intérieur du conduit a été peint en noir mat ainsi que le corps des leds pour éviter une dispersion d'éclairage dans le plastique. Des cerclages de phare AMF sont ensuite collés.
le branchement électrique des leds est fait en parallèle avec ajout d'une résistance de 4,7 Kohms sur chaque cathode, test d'éclairage sous 16V
idem feux rouges
zoom sur le branchement
Enfin, j'ai revu la motorisation en remplaçant le moteur par un mabuchi , le comportement en régime digital du premier moteur échangé n'étant pas satisfaisant. Ce qui m'a conduit à modifier le berceau en adoptant une position inclinée pour ne pas gêner la rotation d'un des quatre essieux moteur.
Le décodeur ESU (lok pilot V.4) est posé sur une plaque de PVC fixée sur le lest. Il est raccordé à un module power pack ESU qui assure une alimentation électrique parfaite lors de micro coupures. Attention lors de la soudure des trois fils sur les plots du décodeur, ceux ci étant minuscules, le travail doit être précis, ce qui nécessite une découpe partielle de la gaîne avec un cutter.
L'ajout d'un éclairage cabine (module Passion Miniature) avec conducteur (Preiser) est réalisé sur la base de deux plaques PVC mises en forme et peintes avant la pose. La programmation se fera sur la touche Aux 1 de la centrale
terminé ou presque, la loco fait ses premiers tours de roue en régime digital sur le module dépôt de Gilles actuellement en transit dans le garage. La présence du power pack permet de franchir les zones d'aiguillages sans plantage. C'est vraiment un plus indéniable apporté au fonctionnement des locos, dommage que cet accessoire soit commercialisé si cher, souvent dépassant le prix du décodeur. A l'examen de la notice ESU, il semble que l'on peut le fabriquer soi-même avec quelques composants à moindre coût, mais le résultat est intéressant avec des condensateurs de forte capacité, et il faut donc de la place pour le loger!!!
J'ai enlevé la barre d'attelage sur la face avant et installé un attelage à choquelles et des conduites de freins Roco, ce qui améliore l'allure de la loco.
Dernier réglage sur les CV, en programmation usine, les décodeurs ESU ont une fâcheuse tendance à provoquer un soubresaut de la loco lorsqu'elle marque l'arrêt, on peut remédier à ce problème en neutralisant la fonction compensation de charge avec la touche Aux 4 de la centrale digitale, ou mieux modifier la CV 52 en programmant une valeur de 0, ce qui permet de maintenir la compensation de charge et supprimer l'effet indésirable noté ci dessus. Pour l'éclairage cabine (touche Aux1) , j'ai modifié également la CV 278 pour atténuer la luminosité de la led (valeur 1 contre 31 d'origine) Tout est OK désormais et un fonctionnement très silencieux et des ralentis et arrêts parfaits.
A +
N'ayant plus de réseau, je suis amené à céder la modeste collection de matériel roulant qui figurait à l'inventaire de bisca dépôt. Je vous présente ci après les modèles concernés, tous en bon état de fonctionnement, certains ayant reçu en outre des modifications visant à installer des éclairages intérieurs, feux, chargements, personnages, avec quelques travaux de patine discrète. Je n'ai pas fixé de prix, sachant que je vise à limiter les expéditions unitaires avec pour objectif de céder à un prix attractif des lots complets de voitures ou de wagons pour peu qu'il y ait parmi vous des amateurs.
Aussi, je vous laisse l'initiative de me contacter sur mon mail perso:
biscatrain40@gmail.com
et vous laisse le soin de me faire des propositions "honnêtes" auxquelles je répondrai, en respectant les ordres d'arrivée de vos mails, à l'instar des ventes réalisées en juillet dernier sur les locos. Si ce matériel ne trouvait pas un repreneur, je me tournerai vers la solution classique Ebay avec une mise aux enchères.
Je n'abandonne pas le modélisme, faute de place, je m'oriente désormais vers une activité que j'affectionne particulièrement, la restauration de matériel roulant ancien, la construction de kits laiton, et tous travaux qui pourront m'être confiés (réparations, améliorations, digitalisation voire construction de modules). Dans cette optique, je reste attentif aux propositions reçues çà et là. Dans l'immédiat, j'ai récupéré une douzaine de kits laiton d'artisans renommés auprès d'un passionné que je vais tenter de construire dans les mois et années à venir, si Dieu me prête vie!!!
Ces 4 voitures sont équipées d'un éclairage intérieur autonome et de quelques voyageurs
Ces 5 voitures sont équipées d'un éclairage intérieur autonome et stabilisé par condensateurs, de voyageurs et de feux de fin de convoi sur le fourgon. La rame est patinée
L'une des 4 voitures est équipée d'un éclairage intérieur et patinée
RMA a produit il y a quelques dizaines d'années une 2D2 (femme enceinte) de belle facture mais qui présente quelques défauts que je vais essayer de corriger. L'objectif est de revoir la motorisation très bruyante, sa tenue sur les rails notamment dans les courbes et sur les zones d'aiguillages, et enfin réaliser quelques améliorations (digitalisation, éclairage des feux, captation du courant)
Le démontage caisse/châssis par dévissage est aisé. le châssis métallique rigide limite le débattement dans les courbes pour les 4 essieux moteurs et le contact des roues sur les rails reste approximatif. Le moteur est un modèle ouvert 3 pôles de type Trix aujourd'hui dépassé, car très bruyant. La transmission se fait via une vis sans fin qui attaque une cascade de pignons sur les 4 essieux moteurs de la loco. Il sera remplacé par un moteur à carter fermé silencieux et plus performant.
L'extraction de la vis sans fin est réalisée avec un Puller
Un berceau est confectionné pour accueillir le nouveau moteur en vérifiant qu'il ne gêne pas le passage des roues motrices. L'inscription en courbe ne peut pas descendre en dessous de 600 mm de rayon, compte tenu de la conception rigide du châssis métallique et de la caisse qui limite le débattement des deux bissels.
Sur ce modèle, les bissels sont solidaires d'une jupe articulée permettant un débattement limité dans les courbes. Premier constat, le système de fixation était mal positionné entraînant des déraillements fréquents.
De plus, ils sont très légers et ont tendance à quitter la voie. Aussi, j'ai usiné des lests en plomb qui devraient améliorer leur tenue sur les rails
Vue du bissel à l'envers, il importe de ne pas sortir du gabarit. Ils seront collés et maintenus par des fils de laiton traversant les longerons pour plus de solidité.
j'ai profité de cette intervention pour créer une ligne de captation du courant sur une file de roues de chaque bissel, par découpe de lamelles en chrysocale selon le profil recherché.
Les roues de chaque bissel étant isolées, la captation se fera sur leur flanc interne, il convient de vérifier que rien n'entrave leur rotation, ce qui nécessite un léger ponçage des bandages métalliques affleurant sur la partie plastique.
Une fois les éléments remontés, je peux vérifier que la nouvelle motorisation et la prise de courant est plus efficace, basée sur 8 roues sur chaque file de rails contre 4 auparavant.
Mais un nouveau problème se pose, le remplacement des bandages d'adhérence usés sur les deux essieux médians. Leur épaisseur de l'ordre de 1 mm n'est plus aux normes actuelles des bandages que l'on peut se procurer dans le commerce qui sont de moitié. Et comme ce produit est quasi introuvable, j'ai donc entrepris de rectifier les bordures des roues pour permettre un fonctionnement normal des bandages (Roco)
L'opération est réalisée avec précision avec la fraiseuse PROXXON, en réduisant le diamètre de 1 mm, Il importe effectivement de traiter chaque roue motrice, afin qu'elles aient toutes le même diamètre et un appui identique sur les rails.
Là encore le puller permet d'extraire correctement les axes de chaque roue.
Avant de remonter les organes de roulement, j'ai appliqué à l'aérographe un voile de patine noir sale sur le bas de caisse, sur les flancs de roues motrices et les bissels, suivi d'un nettoyage immédiat des bandes de roulement
Les organes de roulement peuvent être remontés, un test permet de vérifier que toutes les roues captent bien le courant.
Avant d'installer un décodeur, je vérifie que la loco se comporte bien dans une courbe et contrecourbe de 120 cm de diamètre, le problème récurrent à l'origine de ces travaux étant un déraillement fréquent des bissels. Tout est OK désormais.
Le plus dur est fait, j'ai revu également les lamelles de contact sur les roues motrices qui exerçaient une pression trop forte. Je vais pouvoir attaquer la digitalisation du modèle et la pose de feux fonctionnels
A suivre
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.