Maintenant que toutes les voies sont posées, il est temps d'installer la source d'alimentation et les différentes interfaces qui permettront une gestion informatique du réseau.
Nous avons choisi la centrale Roco Z21 (réf 10834) avec son routeur Wifi et sa multimauss sans fil, ainsi que 3 modules de rétrosignalisation de la marque (réf 10819) et 2 modules de gestion des boucles de retournement (réf 10797) ces derniers devant permettre une circulation dans les deux sens sur l'ensemble du circuit bouclé. Au total, on devrait pouvoir gérer 48 cantons, incluant les 3 sections dédiées à la programmation du profil de vitesse des locos.
A l'instar du précédent réseau nanotrain, j'ai retenu une installation intégrée dans le module, ce qui évite des câblages multiples toujours encombrants. Une niche a été confectionnée sous le châssis qui permet de loger la centrale et le routeur, ainsi qu'un boîtier multiprises avec interrupteur, ce qui laisse un seul fil à brancher sur le secteur. En façade, l'accès à la Z21 permet de brancher éventuellement 2 multimauss filaire, et à l'arrière, les connexions restent disponibles pour le raccordement de la Z21 avec le routeur pour l'utilisation de la multimauss wifi.
Un câble fourni par Roco doit être branché sur le port LAN de la Z21 et sur l'un des 4 ports orange du routeur.
La connexion entre le PC portable et la Z21 se fait en wifi après avoir saisi l'IP réseau dans l'onglet RRTC du TCO (information qui se trouve sous la centrale Z21) Le protocole de transmission entre la centrale digitale et les modules de rétro se fait via le port R-bus de la Z21, avec un chaînage pour relier chaque module.
Si tout se passe correctement, on peut déjà commander le mouvement des aiguillages et des trains directement via le TCO
Un transfo supplémentaire est ajouté qui permettra de gérer tous les éclairages et accessoires en courant continu sous 12V. Sa puissance 60 W devrait largement couvrir les besoins.
A ce stade, la plateforme supérieure a été déposée pour un accès plus facile à la coulisse où une douzaine de moteurs MTB-DP4 doivent être installés. Le module est posé sur un établi workmate lequel permet de travailler à hauteur d'homme.
Il faut limiter la course sur tous les moteurs des aiguillages Arnold, pour éviter de forcer sur les lames, intervention qui nécessite de déplacer le têton jaune sur l'emplacement le plus central de la piste circulaire après avoir démonté le curseur. A noter que les barres d'acier équipant ces moteurs sont trop rigides pour l'échelle N, je les ai remplacées par des sections de corde à piano de 8 dixième plus souples et mieux adaptées à l'orifice des traverses équipant les lames d'aiguillages Arnold.
Chaque moteur doit être affecté d'une adresse, opération facilitée par la présence d'un petit bouton qui active la programmation via les touches de la multimauss. Suivant le temps de pression exercé sur ce bouton, on peut aussi inverser le sens de mouvement des lames d'aiguillage pour qu'il soit conforme avec les deux touches (droite et déviée) de la multimauss. Bref, une option très utile lors de la pose, d'autant que ce fameux bouton permet également de faire un test de fonctionnement sans utiliser la multimauss par deux pressions courtes.
Un feeder est installé sur une traverse du châssis, basé sur deux fils de laiton soudés sur des barrettes à cosses, il est connecté à la sortie "main" de la centrale Z21. Cette disposition permet des branchements multiples ultérieurs, sachant qu'un fil commun ' J ' alimente une file commune de rails sur tout le réseau et que l'autre "K' dirige sur les modules de rétrosignalisation, chargés de répartir la détection des trains par canton. (on dispose de 16 entrées par module)
L'installation des moteurs est assez longue, d'autant qu'il faut parfois modifier le système de transmission par manque de place, les aiguillages étant très proches l'un de l'autre. Ils sont tous alimentés directement par le feeder, mais au delà, j'ai prévu que les lames d'aiguilles soient connectées à un contact R/T équipant chaque moteur.
la plateforme supérieure comporte 10 aiguillages et de nombreux cantons lié à la présence du dépôt et de la gare, un travail identique de câblage est réalisé en prenant soin de bien identifier chaque portion de canton, après s'être assuré que les sectionnements de la file de rails K est conforme au diagramme que j'avais établi préalablement (voir précédent article) En fait, il convient de vérifier que la file de rail J est bien alimentée sur tout le réseau, et qu'elle est isolée de la file K qui appartient à chaque canton via une connexion spécifique sur les modules de rétrosignalisation.
Sur le logiciel Train Controller, on peut choisir le mode de détection de chaque canton, ainsi que le sens de circulation des trains, en ce qui concerne ce réseau, j'ai adopté un sectionnement en début et fin de canton (mode bidirectionnel) avec un seul contact de détection par consommation de courant, ce qui garantit une circulation sécurisée de tous les convois dès lors que le wagon de fin de convoi est équipé de feux ou a ses essieux graphités. Lorsqu'une portion de pleine voie dirige sur une série d'aiguillages (c'est le cas notamment sur le gril de gare) ces derniers sont intégrés dans le canton correspondant, ce qui évite de multiplier le nombre de cantons à câbler.
Une fois les cantons identifiés, il ne reste plus qu'à les raccorder au module de rétrosignalisation (sur cette photo un modèle Roco) Le bornier central comporte deux plots (L et N) qu'il faut raccorder au feeder (respectivement K et J) Un câble fourni est à brancher sur le port R-bus de la centrale Z21. Les 16 entrées disponibles sur le bornier sont en fait reconnues sur RRTC sous deux adresses 1/1 à 8 et 2/1 à 8, les modules suivants 3/1 à 8 et 4/1 à 8 et ainsi de suite. Il faut vérifier sur le TCO dans les propriétés de chaque canton que les adresses soient bien programmées. Si tout est correct, on peut vérifier qu'une loco posée sur un canton est bien détectée (la couleur sur le TCO change) Le lancement d'un trajet est déjà possible d'un canton à l'autre.
Reste la gestion des deux cantons qui feront office de boucle de retournement, c'est un peu plus complexe car le dit canton doit être sectionné sur les deux files de rails et comporte plusieurs sections à câbler, c'est bien expliqué sur la notice.
Toutes ces étapes doivent être testées, c'est le côté un peu rébarbatif d'une gestion informatique, mais c'est un passage obligatoire avant de pouvoir aborder la déco, un autre chantier plus plaisant!
A suivre
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