Suite au reportage photos sur la Suisse, quelques séquences vidéos filmées par Jean-Luc sur le superbe réseau du Kaeserberg. Merci du partage.
Bon visionnage
Suite au reportage photos sur la Suisse, quelques séquences vidéos filmées par Jean-Luc sur le superbe réseau du Kaeserberg. Merci du partage.
Bon visionnage
Aujourd'hui, je vous propose un reportage photos sur le réseau suisse de Kaeserberg, réalisé par Jean-Luc, un fidèle lecteur du blog biscatrain qui a eu l'heureuse initiative de me communiquer le fichier correspondant. Qu'il en soit remercié!
Les chemins de fer du Kaeserberg
C’est à Granges-Paccot, à quelques kilomètres de la ville suisse moyenâgeuse de Fribourg, que l’on peut admirer, dans un bâtiment moderne magnifiquement aménagé, le réseau des chemins de fer du Kaeserberg.
Conçu et fondé par Marc Antiglio, ce réseau imaginaire à l’échelle HO évoque les chemins de fer suisses des années 90. Trois compagnies y sont représentées : les CFF (chemins de fer fédéraux), les RhB (chemins de fer rhétiques) et le KBB (compagnie imaginaire locale qui, comme le réseau, doit son nom à Willy Kaeser, ami prématurément disparu de Marc Antiglio qui partageait sa passion).
Dix-sept ans ont été nécessaires pour réaliser cet exceptionnel réseau sur une surface de 610 m2 sur trois niveaux. En préalable à la visite, un film présente cette œuvre aux visiteurs auxquels est également remis un beau guide très riche en photos et informations.
Le niveau inférieur est occupé par une immense gare de stationnement à deux étages non paysagés, un atelier de réparations et un circuit de test du matériel roulant. Les trains quittent cet endroit pour accéder à l’étage supérieur par une rampe hélicoïdale d’une hauteur de 2m40 (14,5 tours, 134 m de longueur développée).
A l’étage médian, les convois débouchent dans la maquette paysagée qui, malgré ses dimensions, a fait l’objet d’une décoration soignée et fourmille de saynètes mettant de la vie dans cet ensemble impressionnant. En marge des magnifiques gares de passage, des villes et villages, du bateau, du cirque ou encore du chemin de fer à crémaillère qui attirent immédiatement l’œil, le visiteur attentif découvrira de multiples scènes drôles, touchantes, inattendues que la mise à disposition de petites jumelles tout le long du réseau lui permettra de détailler à loisir.
Enfin, quelques marches lui permettront d’accéder à l’étage supérieur d’où il bénéficiera d’une vue panoramique sur l’étage médian et où il découvrira les montagnes et vallées des Grisons parcourues par le chemin de fer rhétique. Là encore, la décoration a fait l’objet de beaucoup de soins et d’imagination. A cet étage, 35m de voie sont encore en construction et, aidés en cela par une petite maquette didactique, les visiteurs peuvent découvrir et apprécier les techniques mises en œuvre par les modélistes.
Au total ce sont ainsi plus de deux kilomètres de voies (1220 m HO, 825 m HOm et 14 m de voies à crémaillère) qui ont été nécessaires dont 398 m sont équipées de caténaire. Trois cents locomotives et automotrices, mille six cent cinquante wagons à la qualité de roulement irréprochable parcourent ce réseau où les convois atteignent parfois plus de trois mètres de longueur.
Le mouvement des trains est assuré par deux opérateurs (un à l’étage médian et un à l’étage supérieur) qui disposent de pupitres de commande équipés de TCO, d’ordinateurs (5 sont liés en boucle) et d’écran de télévision. Sous une tension de 13,8 V, l’exploitation informatisée est assurée via 601 cartes électroniques comptant 7806 entrées/sorties. Pas le moindre décodeur n’est donc nécessaire dans les locomotives. Le logiciel est conçu pour la gestion de 400 machines pour lesquelles il règle bien sûr la vitesse, l’accélération et le freinage.
Enfin, toutes les demi-heures, le réseau est plongé pendant six minutes dans une ambiance nocturne qui met en évidence la qualité des multiples éclairages qui contribuent également à faire vivre la maquette (signaux, éclairage des trains et des bâtiments, etc.).
En conclusion une œuvre magnifique présentée dans un écrin qui ne l’est pas moins.
Et pour finir, quelques vues de la ligne du Gothard
Enfin, le Pilatus qui est la ligne la plus raide du monde avec des pentes atteignant 48%, un exploit pour les concepteurs
Avec une vue exceptionnelle au terme de l'ascension!!!
Bon visionnage et encore merci à son auteur Jean-Luc pour le partage
vidéo 223
Avant de retrouver son propriétaire Thierry, j'ai filmé quelques séquences de circulation de la 230 A Nord réalisée par mes soins sur la base d'un kit laiton Loco Set Loisir.
Bon visionnage
J'ai entrepris la restauration de deux locos vapeur issues de kits du fabricant DJH qui m'ont été confiées par l'ami Marc, un modéliste passionné de Dunkerque. Il s'agit d'une 140 A et d'une 231 C en version 3 rails toutes deux digitalisées sonores. L'objectif est de débloquer la transmission de chacune d'elle et de réparer les éléments cassés ou manquants. La photo ci dessus présente la 231 C 78 Nord en phase de tests sur un tronçon de voie Marklin à plot central. Pour faciliter les travaux, Marc m'a confié une centrale digitale de la marque dont le fonctionnement est spécifique au matériel à restaurer.
La seconde machine est une 140 A DJH dont l'embiellage bloqué est à revoir.
Sur la 231 C, la motorisation se situe sur la loco, basée sur un moteur de qualité et une transmission logée dans un carter dont la pignonnerie est totalement bloquée par une graisse qui a dû sécher. Cet élément démonté nécessite un sérieux nettoyage effectué avec du diluant. Lors du remontage après un nouveau graissage, j'ai vérifié que la transmission vis sans fin/pignon n'avait pas de point dur avant de la refixer sur le moteur.
La transmission carter/moteur se fait par le biais d'un manchon souple en plastique qui raccorde le carter au moteur, solution parfois adoptée par les concepteurs. Une mise sous tension permet de vérifier que l'embiellage fonctionne correctement et n'est pas à l'origine du blocage.
Une fois sur les rails, je constate que cette loco peine à tirer son tender, ce qui laisse augurer une incapacité à tracter le moindre convoi. Les 3 essieux moteur patinent, malgré le poids conséquent de la loco dont la structure est métallique. Je vais donc tenter de l'équiper d'un essieu avec des roues bandagées, ce qui nécessite de les démonter en sortant l'embiellage.
L'opération est risquée, je n'ai pas droit à l'erreur!! Il faut d'abord faire sauter la rondelle pleine qui masque l'écrou, le dévisser en s'aidant d'un embout de tournevis mis au gabarit correspondant à l'écrou fendu, puis sortir chaque roue qui sera ensuite usinée.
Les bandages d'adhérence sont des modèles Roco acceptant le diamètre correspondant. Après vérification de l'épaisseur et de la largeur du bandage, chaque roue sera bloquée sur l'essieu pour être usinée.
Avant de fraiser une gorge, il faut vérifier que la roue tourne parfaitement sans voilage. Bien sûr, il faut vérifier les cotes en permanence, la fraiseuse Proxxon permet de faire cette opération délicate avec précision.
Ouf, je m'en suis sorti sans dégât. Les roues sont remontées sur leur essieu équipé de paliers en laiton qui se positionnent sur le châssis. Un test de roulement permet de vérifier qu'elles tournent sans voilage. A noter que la conception des essieux et le système de calage automatique à 90° des manetons de bielles facilitent le montage.
J'en ai profité pour revoir le système de fixation du carter et du raccordement mécanique et électrique entre la loco et le tender, ce dernier abritant le décodeur sonore.
Sur la 140 A, le problème sérieux se situe au niveau de l'embiellage qui bloque la rotation des roues. La motorisation se situe au niveau du tender via un moteur entraînant deux essieux extrêmes équipés de bandages d'adhérence, selon une disposition de faux bogies parfois adoptée par Roco. Un rapide contrôle permet de vérifier que tout est OK. Niveau structure, il manque certains éléments (tampon) et les flancs de bogie du tender en résine sont à consolider (l'un d'entre eux étant cassé en deux)
Les deux essieux médians du tender sont équipés pour capter le courant, le câblage sera à revoir car il ne communique pas avec la loco.
le flanc de bogie en résine cassé a été recollé et consolidé en glissant dans une rainure confectionnée au dos une tige de laiton de 6 dixième de mm. Cette opération a été faite également sur un autre flanc déficient
Pas beaucoup de solution pour restaurer cette pièce trop fragile. Une opération de patine sera exécutée pour masquer les défauts de relief visibles. Sans doute un moulage résine à partir d'un élément en meilleur état aurait permis de reconstituer correctement le flanc de bogie, mais je ne sais pas faire!!!!
Autre problème propre à ce modèle, l'inscription en courbe est impossible sur le rayon de 35 cm (base du système Marklin) De plus, les marchepieds situés au niveau du bissel AV bloquent ce dernier dans les courbes. La 140 A n'accepte que les courbes de 60 cm de rayon minimum, alors que la 231 C passe sur tous les rayons de la marque.
j'ai pu réinstaller un jeu de tampons de type Nord que j'avais dans mes tiroirs.
Là, cela se complique pour trouver l'origine du blocage de l'embiellage. La bielle accroche sur le moyeu central du dernier essieu et frotte sur le réservoir. Il faut dessouder le maneton et intercaler une micro rondelle avant de replacer la bielle. Le réservoir a été fraisé de l'intérieur.
Un autre problème de taille se situe au niveau du tiroir où le support de piston sort de ses glissières. Bref, le montage d'origine n'était pas au top!!! Après une bonne prise de tête et des heures de recherche, la loco roule enfin sans point dur sur ses rails!!!!
Terminé pour la partie mécanique, il est temps de faire quelques améliorations dont notamment la dépose de véritable charbon concassé dans les soutes tender. (fixation à la colle blanche à bois rapide Sader)
et pour finir, une légère patine qui apporte à cette fabrication un aspect un peu moins Jouet. Les travaux sont exécutés à l'aérographe en prenant soin de faire tourner les roues durant l'application. Un nettoyage des bandes de roulement est effectué immédiatement avec des cotons tiges imbibés de diluant de la marque Décapod
Idem pour la 140 A, les locos vont pouvoir reprendre du service sur le réseau de Marc. C'est vrai que les kits laiton de nombreux artisans ont permis de proposer aux passionnés des modèles originaux, souvent bien conçus, mais qui sont aujourd'hui dépassés par les productions actuelles dont le fonctionnement est irréprochable. Avec un peu de soin et beaucoup de patience, il peut être intéressant de les restaurer sauf à s'accommoder de modèles destinés à exposer en vitrine.
J'aborde maintenant l'aménagement intérieur de la motrice avec notamment la fabrication d'une platine qui facilitera la pose d'une rampe de leds CMS assurant l'éclairage et le branchement des feux blancs/rouges réversibles. Dans un premier temps, elle est réalisée dans une plaque de PVC recouverte de 3 pistes cuivrées adhésives
fil bleu : commun positif anode pour les feux et l'éclairage compartiment et cabine
fil blanc: feux blancs cathode + résistance CMS 8,2 Kohms
fil jaune: feux rouges cathode + résistance CMS 8,2 Kohms
Sur l'autre face, côté plafonnier, rampe de leds CMS:
fil bleu commun positif
fil vert négatif rampe de leds + résistance 2 Kohms
En définitive, j'ai revu ma copie sur la base d'une platine réalisée dans une plaque époxy. Elle sera fixée par collage directement sur le compartiment voyageur dont les cloisons ont été légèrement réduites en hauteur. Préalablement, les fils sont raccordés aux pistes de la platine supportant le décodeur, ce qui permet une soudure facile et bien repérable
Un second élément de plafonnier est fixé au dessus du moteur, il est équipé d'une micro led CMS (Miniatures Passion) pour l'éclairage cabine. Cette partie étant relativement masquée par la caisse, j'ai ajouté un lest au dessus de la bride de fixation du moteur, ce qui améliore la traction de la rame. Enfin, j'ai installé des voyageurs et un conducteur.
la caisse est posée provisoirement pour vérifier l'éclairage cabine
tests:
Aux 1: éclairage compartiment voyageur
Aux 2: éclairage cabine
La voiture de queue ne pose pas de problème particulier, j'ai adopté le même système de construction des bogies, sachant que les roues participeront à la prise de courant de toute la rame via les attelages magnétiques conducteurs des voitures intermédiaires.
une première couche de peinture gris neutre est appliquée sur le châssis et les bogies.
même principe de construction pour l'éclairage du compartiment voyageurs et des feux. Un second décodeur de fonction sera installé pour obtenir la réversabilité des feux et l'éclairage via la touche Aux 1. Bien sûr les décodeurs motrice et voiture de queue seront programmés sur la même adresse.
Des résistances limiteront l'éclairage trop violent de la rame:
8,2 Kohms sur les cathodes des feux
2 Kohms sur les rampes de leds CMS plafonnier
J'ai ajouté une cloison derrière la cabine conducteur qui permet de fixer le micro décodeur de fonction, la totalité des fils débouchant à ce niveau.
la platine est raccordée, tout est OK, je vais pouvoir préparer les travaux de patine de toute la rame avant de reposer les vitrages.
Un dernier test pour vérifier que les polarités des attelages de la rame sont conformes, sinon court circuit assuré.
sous le châssis, repose des marchepieds que j'ai réduits en épaisseur à la lime
idem pour quelques éléments d'infrastructure sous le châssis qu'il convient de bien coller.
l'opération de patine sera faite à l'aérographe. Les châssis des barquettes ont été démontés et les deux voitures extrêmes sont protégées avec du ruban de masquage.
le châssis et les bogies ont reçu un voile de patine acrylique à solvant (noir sale toiture) Décapod en veillant à essuyer immédiatement la peinture sur les bandes de roulement avec un coton tige imbibé de diluant. Il importe de faire tourner les roues durant la projection afin d'avoir une surface uniforme sur les voiles. Même traitement pour le châssis des barquettes
Les plateformes de barquettes ont reçu un léger voile de patine poussière Décapod, sans trop insister, la différence de couleur étant visible sur celle présente au premier plan de la photo.
On passe ensuite aux caisses des voitures
Les vitrages peuvent être maintenant reposés. Avant de reposer la caisse, il faut souder les fils des feux AV sur les pistes cuivrées dont le repérage a été préalablement fait.
la caisse est positionnée sur le châssis par quelques points de colle cyanolit gel en utilisant des mini serre joints. Cette méthode permet de s'affranchir des affreuses colonnes à vis très voyantes de l'intérieur et qui d'ailleurs ne peuvent pas être conservées lors de la motorisation. A tout moment, il est possible de déposer la caisse en glissant une lame de cutter sans faire de dégâts. Enfin quelques touches de noir et rouille terminent la déco.
Sur la voiture de queue, j'ai ajouté également un conducteur, sachant que la rame circule très bien dans les deux sens.
La toiture a reçu une couche de noir sale toiture Décapod légèrement délavée avec un voile couleur poussière.
la réversabilité des feux est opérationnelle sur les deux voitures extrêmes
les deux barquettes ont été équipées de voyageurs
Terminé, les quatre éléments sont prêts à prendre du service. ils vont retrouver leur heureux propriétaire. Sur cette photo, nous voyons cinq voitures et deux barquettes. (base de travail au départ sur deux rames complètes)
J'ai dû sacrifier une voiture automotrice lors de mes essais, le décollage des vitrages ayant provoqué de la casse, je m'en tire pas trop mal, il reste encore une voiture de queue dans sa boîte qui n'attend plus qu'un acquéreur potentiel.
Pour conclure, je dirais que la rame traitée à l'échelle HOm m'a posé autant de problèmes que celle réalisée auparavant à l'écartement HO, la plus grosse difficulté étant de loger un moteur sur un espace très réduit. J'en suis venu à bout après trois semaines de travaux, la patience est de rigueur!! Je pense que tout bon bricoleur bien équipé peut se lancer dans ce type de travaux.
Les travaux se poursuivent sur le train jaune avec la pose de la plateforme voyageurs qui a été sectionnée partiellement. Un léger fraisage sous le plancher permet de faire circuler les fils d'alimentation du bogie porteur et de l'attelage conducteur REE. J'ai peint le sol en gris moyen et une première couche de peinture beige est appliquée à l'intérieur des caisses des deux voitures.
le décodeur ESU sera installé sur une cloison que j'ai reconstituée à partir d'une plaque époxy qui servira de point de jonction avec le câblage.
côté cuivre, j'ai réalisé 9 pistes isolées pour raccorder le décodeur aux fils d'alimentation, feux, éclairage intérieur et cabine
Le décodeur est fixé sur la cloison côté cabine conducteur avec un point de colle sur son enveloppe plastique
Les fils sont ensuite soudés sur la platine. Trois micro résistances de 8 Kohms sont intercalées sur les pistes réservées à l'éclairage des feux et de la cabine. Un premier test est effectué pour vérifier que le moteur fonctionne dans le sens conventionnel.
Les optiques de phares sont percées pour le passage des fils des micro leds CMS blanches et rouges. L'intérieur a été peint en noir mat pour éviter la dispersion d'éclairage dans le support plastique.
lorsque la peinture est bien sèche, j'applique une touche argent sur les optiques avec la pointe d'un stylo Posca.
test d'éclairage des feux blancs
idem pour les feux rouges
Des enjoliveurs (Haxo Modèle) sont ensuite collés sur chaque optique
j'ai appliqué une seconde couche de peinture beige à l'intérieur des deux caisses.
Il est temps de se pencher sur les voitures découvertes dont les travaux se limiteront à l'installation de bogies fonctionnels et d'attelages magnétiques conducteurs REE. J'avais dans mes tiroirs un deuxième élément que je vais également équiper. C'est toujours utile d'avoir des pièces de rechange au cas où une opération de charcutage tourne mal!!!
Les bogies Atlas ne peuvent pas être utilisés en l'état, il faut dans un premier temps dégager le carter clipsé sur deux tenons qui sont hélas bien collés. En perçant avec un foret de 2 mm, on parvient à ouvrir le bogie qui sera ensuite sectionné au niveau des flancs avec une mini scie circulaire montée sur flexible dremel.
Il faut ensuite tronçonner des supports d'essieux dans un tube en laiton:
diamètre extérieur 3 mm
diamètre intérieur 2 mm
longueur 95 mm
Les deux éléments du bogie sont ensuite ajustés à la lime pour obtenir la largeur recherchée (95 mm)
Il ne reste plus qu'à repercer les bogies Atlas avec un foret de 3 mm afin de loger les paliers laiton support d'essieux. Attention à bien percer dans l'axe pour obtenir un équerrage correct à 90°
C'est fait, les tubes sont ensuite collés dans leur logement respectif en vérifiant qu'ils reposent bien à plat.
Les carters de bogie sont ensuite collés, et les essieux replacés en vérifiant au pied à coulisse l'écartement dos à dos des roues (10,5 mm) ce qui correspond au 12 mm des bandes de roulement en contact avec les rails HOm
Je n'ai pas abandonné les flancs de bogie, mais ils doivent être affinés en épaisseur et biseautés sur leur extrémité pour l'inscription maximale des bogies en courbe serrées.
Compte tenu des marchepieds métalliques qui longent toute la longueur des voitures découvertes, j'ai pris l'option de coller les flancs sur ces marchepieds ce qui autorise un débattement maxi des bogies, les essais d'intégration directement sur les bogies n'ayant pas donné les résultats attendus.
Des attelages magnétiques conducteurs REE sont ensuite installés, ce qui permettra de raccorder électriquement la voiture de queue qui sera elle équipée pour capter le courant, assurant ainsi au convoi un fonctionnement sans faille. Un léger fraisage permet de fixer les attelages après perçage 2mm en limitant leur rotation.
Sur cette photo, nous voyons que l'accouplement réalisé permet d'aborder des courbes très serrées. Qui peut le plus peut le moins!!
Les travaux sur les deux voitures découvertes sont OK, le traitement de patine interviendra lorsque toute la rame sera terminée.
Sur cette photo, nous voyons que les flancs de bogie sont largement masqués par les marchepieds, ce qui ne nuit pas à l'esthétique de la rame.
Un test de traction confirme que la motrice tracte sans problème les deux voitures intermédiaires dans une courbe serrée. Reste à vérifier son comportement lorsque la voiture de queue sera terminée!!
A suivre
En 2016, j'avais déjà réalisé ce type de travaux pour le compte d'un modéliste, mais en adaptant le modèle pour circuler sur son réseau à l'écartement HO. Aujourd'hui, je renouvelle l'expérience sur commande d'un autre amateur, mais cette fois ci à l'échelle conforme, l'original circulant sur de la voie métrique, reproduite en HOm notamment par Peco, Bemo, Tillig, soit un écartement de 12 mm.
les travaux porteront sur les trois voitures produites par Atlas. La première étape consiste à démonter chaque élément maintenu par vissage en décollant proprement chaque pièce du châssis métallique.
Cette fois ci, j'ai prévu d'emblée que le bogie moteur serait équipé de roues avec bandage d'adhérence, car le faible diamètre retenu limite la capacité de traction de la rame, notamment sur les rampes qu'elle doit pouvoir franchir attelée aux deux autres voitures.
Les travaux sont exécutés avec la fraiseuse Proxxon, utilisée en mode "tour à métaux". L'outil de coupe (un carré acier de 3,5 mm de section) est mis en forme et affûté avec un disque à tronçonner proxxon, puis serré dans les mors d'un étau lui même bloqué sur la table à coordonnées. Cette méthode permet de confectionner des gorges dans n'importe quelle roue métallique avec une précision remarquable.
Les roues sont des modèles LMT 22 (diamètre 9 mm) dont les essieux sont équipés de pignons Roco (module 0,4)
Compte tenu du faible entraxe des bogies (23 mm), j'ai retenu un micro moteur japonais mashima à double sortie d'arbre sur lequel j'ai ajouté deux vis sans fin (module 0,4 récup sur moteurs Mitsumi) et deux volants d'inertie. Le châssis a été confectionné dans des profilés de laiton de section 3 x 1,5 mm (l'Octant) mis au gabarit adéquat et soudés, après perçage dos à dos (2 mm) des longerons supportant les essieux. Il importe de positionner ces éléments bien à plat et d'équerre lors de la soudure.
le volant d'inertie (Micro-Modèle) est découpé en deux avec une lame de scie à métaux en le faisant tourner à grande vitesse bloqué/collé dans un foret de 1,5 mm. Cette solution permet d'obtenir deux masses bien équilibrées.
le faible empattement à l'échelle HOm ne permet pas un positionnement à plat du moteur, il faut donc fraiser les longerons sur la partie centrale
Là encore, la fraiseuse se révèle l'outil indispensable, et permet un calage millimétrique du moteur sur son berceau.
Enfin pour solidifier le bâti, j'ai ajouté un carter découpé dans une plaque de laiton de 5 dixième mise en forme et soudée.
Le moteur est ensuite collé sur sa base en vérifiant que la transmission vis sans fin/pignon est OK sans point dur. Les traverses latérales largement dimensionnées seront ajustées lors de la pose des flancs de bogie.
Le moteur est surmonté d'une petite plaque de PVC collée sur laquelle j'ai centré une vis de 2,5 mm constituant l'axe de rotation du bogie.
Pour supporter les flancs de bogie, j'ai confectionné deux plaques de PVC de 2 mm d'épaisseur qui seront collées de part et d'autre du moteur. Elles ont été fraisées pour ne pas gêner la rotation du rotor.
Deux autres cales PVC (profilés en L) sont ajoutées pour permettre de fixer les flancs de bogie. L'ensemble est consolidé par collage de l'étrave chasse pierre à l'avant et une autre traverse mise en forme à l'arrière du bogie.
Une ouverture a été réalisée sous chaque pignon afin de pouvoir les graisser si nécessaire.
Un tracé a été exécuté avec un compas pour la découpe du châssis sur la zone qui recevra la motorisation
j'utilise la scie à chantourner Proxxon équipée d'une fine lame permettant une découpe précise, la finition est faite à la lime.
confection d'une bride en laiton vissée sur les longerons du châssis après taraudage 1,6 mm. Il importe de calculer la hauteur du support pour maintenir une garde sur rails la plus basse possible.
Le débattement du bogie sur son axe est important et permettra de franchir les courbes les plus serrées, les flancs ayant été réduits en épaisseur pour permettre un passage sous le châssis sans accrocher.
Pour les bogies porteur de toutes les autres voitures, j'ai adopté un système basé sur des morceaux de tube laiton (diamètre 3 extérieur, 2 intérieur) sectionnés et collés sur la largeur des supports d'origine Atlas. L'avantage est d'éviter un charcutage laborieux des bogies qui peuvent être refermés en l'état, tout en assurant une bonne rotation des essieux LMT
.
de plus avant de reclipser le bogie, j'ai raccordé électriquement les deux tubes qui assureront une prise de courant très fiable sur la file de roues non isolée, limitant l' utilisation de lamelles de contact aux seules files de roues isolées de la motrice. Chaque voiture participera à la prise de courant de la rame sur chacun des bogies via des attelages conducteurs magnétiques REE
Enfin, il convient d'améliorer le support de rotation des bogies par introduction de bagues en PVC sectionnées sur des tubes aux diamètres adaptés.
dernière intervention sur le châssis, un léger fraisage pour éviter tout frottement des roues qui pourraient provoquer des court circuits.
Les bogies sont maintenant positionnés et ils ont reçu une première couche de peinture gris clair avant traitement de patine qui sera exécuté en phase finale de montage.
L'attelage magnétique conducteur REE est vissé directement sur le châssis après perçage/taraudage 1,6 mm et agrandissement du trou situé au centre de l'attelage. Un léger fraisage de la traverse de choc est nécessaire pour permettre un débattement correct. Il peut ainsi pivoter sur son axe sans gêner la rotation du bogie.
Un petit ressort de rappel a été ajouté en introduisant une tige de laiton de 5 dixième dans la queue d'attelage après perçage et un petit clou en laiton positionné derrière le pivot de rotation du bogie. Il maintient ainsi l'attelage en position médiane tout en lui assurant une grande souplesse niveau débattement lors des inscriptions en courbe de la rame
Le châssis a également été repeint avant d'aborder les travaux suivants, à savoir l'équipement intérieur et le raccordement électrique au décodeur.
Il est temps maintenant de préparer la motrice en vue de sa digitalisation.
les deux voitures devant être équipées d'éclairage intérieur, il est indispensable de peindre l'intérieur des caisses (gris foncé) le plastique laissant filtrer la lumière par transparence. Une seconde couche sera ensuite appliquée (beige) sur toute la surface. Pour ce faire, les vitrages doivent être décollés, et cette opération est parfois délicate en fonction du niveau de collage réalisé par nos amis chinois (c'est tout ou rien!!!) Une patine légère des caisses sera exécutée dans la foulée à l'aérographe.
A suivre
vidéo 222
Avec l'ami Gilles, nous avons rendu visite à Bruno en mai dernier, et avons eu le plaisir de retrouver le réseau biscatrain dans son nouvel environnement. C'était l'occasion rêvée de découvrir les multiples extensions réalisées depuis sa reconstruction, et d'apprécier les énormes travaux de câblage pour parvenir à une gestion totalement informatisée du réseau .
Ce reportage permet de se faire une idée du travail accompli au cours des trois dernières années. La capacité de stockage des rames est à la hauteur du parc matériel de l'auteur avec pas moins de trois niveaux de gares souterraines, un important dépôt abritant deux rotondes desservies par deux ponts tournant.
Le reportage vidéo que je vous propose est un peu décousu, pris sur le vif en direct, et sans montage particulier, il sera suivi d'une seconde partie où nous pourrons suivre entre autre le parcours développé d'une loco en caméra embarquée.
Bon visionnage
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.