A l'échelle N, il n'est pas facile de trouver certaines locos en bon état de marche, et lorsque celles ci sont proposées dépouillées de leurs organes de roulement, voire de leur motorisation, il faut composer, c'est le cas de cette CC65505 en livrée Drouard, dont j'ai pu récupérer une caisse nue décorée sur Ebay en bon état hormis quelques tampons manquants.
Il s'agirait d'après le vendeur d'un prototype créé par Hobby66 ??, mais je penche plutôt pour un modèle Startrain, car sa conception est identique à ses homologues en version classique 060 DA, CC 65535, 65512 TSO.
Toujours sur Ebay, j'ai trouvé également un prototype de CC64023 démotorisé, mais complet, avec son châssis et ses organes de roulement. La conception de cette loco étant quasiment identique, j'ai pu reconstituer la CC65505 Drouard, par contre, il n'est pas envisageable de la motoriser, aucun pignon n'étant présent dans la machine.
Les tampons manquants sur la Drouard ont été récupérés sur la CC64023 que j'envisage de recycler, moyennant de gros travaux que j'expose plus loin.
L'objectif est de faire circuler la Drouard accouplée à un wagon que j'ai motorisé, ce qui nécessite la pose d'attelages magnétiques conducteurs, une chance, le châssis est équipé de boitiers normalisés. Cela évite de poser des lamelles de contact sur les bogies, opération délicate à cette échelle. Dans cette optique, je peux envisager de la sonoriser, car la place laissée par le moteur permet de loger un décodeur sonore et son HP. Son éclairage sera assuré par des micro platines équipées de leds CMS commandées par le décodeur
Hobby66 a également commercialisé toute une série de BB sud ouest dont la reproduction est très correcte, mais avec des qualités de traction médiocres, liées à la présence d'un seul bogie moteur. J'ai pu récupérer un modèle motorisé et deux autres sans moteur. Sous cette option, la création d'UM devient nécessaire et là encore, une composition regroupant une motrice, une ou deux locos démotorisées, plus un wagon pousseur motorisé, permet de créer un convoi original capable de tracter un lourd convoi
La photo ci dessus présente une UM composée d'une loco de tête motorisée, et deux autres sans moteur, accouplées au wagon pousseur chargé d'améliorer la capacité de traction d'un convoi.
La fabrication d'un wagon motorisé n'est pas simple. Sa réalisation a été possible à partir de deux bogies Arnold de CC72000 montés sur un châssis de ma conception équipé d'un moteur RSF avec deux volants d'inertie. La transmission par cardan a dû être adaptée, compte tenu de la longueur réduite du wagon.
L'intégration du châssis a nécessité un gros travail de découpe du wagon d'origine, afin de loger tous les composants. Il est autonome et géré par un décodeur, son fonctionnement est très souple, notamment au niveau des ralentis et de l'inertie, il est équipé également d'attelage magnétique conducteur qui permet d'alimenter tous les engins démotorisés auquel il est accouplé. Sa force de pousse est équivalente à celle d'une CC72000 Arnold
A l'origine de sa conception, les flancs de bogies de CC72000 n'étaient pas conformes, je les ai supprimés depuis pour remettre ses flancs d'origine, les entraxes entre chaque essieu étant quasiment identiques.
Retour sur la caisse présente sur cette photo laquelle concerne un prototype CC64023 dépôt de La Plaine dont le châssis a été utilisé sur la Drouard. Une chance, le vendeur a pu me procurer les deux flancs de bogies et 6 essieux d'une CC65500 Startrain. Il faut donc construire un châssis et deux carters supportant les roues pour tenter un sauvetage. Bien sûr, une motorisation n'est pas envisageable, mais elle pourra circuler couplée en UM avec son homologue.
Le carter est découpé dans un profilé carré creux en laiton dans lequel il faut fraiser des gorges au diamètre des essieux qui viendront s'emboîter dessus. L'utilisation d'une fraiseuse est nécessaire pour bien positionner les ouvertures.
L'usinage doit être précis pour que toutes les roues soient en contact avec le rail et tournent librement. Les flancs de bogie se clipsent sur le profilé, ce qui rend l'ensemble démontable dans la perspective d'installer des lamelles de contact.
Il faut ensuite fabriquer un châssis découpé dans une plaque de PVC de 3 mm d'épaisseur. Il viendra se bloquer à l'intérieur de la caisse à la hauteur des deux conduits de lumière de la loco qui sont présents.
Le châssis est ensuite équipé de deux timons à élongation variable collés aux extrémités, ce qui permet d'accrocher des attelages magnétiques conducteurs. Le point de rotation des bogies a dû être décentré pour permettre un débattement correct en courbe
Une petite rondelle doit être ajoutée pour que la pose de la caisse soit au bon niveau. Nous voyons que l'axe de rotation du bogie est décalé à l'instar des modèles Startrain. Un fraisage du carter est nécessaire pour éviter un blocage avec l'attelage car sur ce type de locos, un timon solidaire du bogie n'est pas envisageable
Une fois la caisse reposée, les deux locos sont quasiment tampons joints.
Les travaux sont bien avancés, les premiers tests de roulement sont OK et le couplage avec la 060DA motorisée fonctionne correctement. Cette loco sera également patinée.
Bien sûr, c'est une fausse UM qui n'apporte pas d'amélioration en traction, mais qui permet de sauver une belle machine qui risquait fort de terminer ses jours à la poubelle. J'envisage d'ailleurs de multiplier ces compositions, quitte à reproduire de nouveaux wagons motorisés si je parviens à récupérer des bogies moteurs complets.
Nous avons vu dans un précédent article la méthode utilisée pour lancer une ligne de caténaires de type N/Est. Dans la mesure où celle ci n'avait pas été prévue à l'origine du projet, je l'ai limitée à la voie de parade qui circule en façade sur la section située entre les deux tunnels Ouest et Est du réseau.
La difficulté réside sur le point de passage du troisième module où la ligne unique dirige sur trois voies, via deux aiguillages, ce qui nécessite la confection de supports de consoles adaptés.
L'ancrage de la caténaire sous les tunnels reste également un problème car le décor achevé, l'accès sous les voutes est délicat à mettre en oeuvre. Ce qui m'a conduit d'ailleurs à revoir cette section en sortie du tunnel Ouest comme le montre la photo ci dessus. La caténaire ne peut pas être accrochée au portail, mais doit passer en dessous après avoir réduit la portée des pendules.
Un nouveau gabarit a été confectionné pour fabriquer une portion de caténaire spécifique, ainsi qu'un mât approprié, gravé dans une planchette de médium, à l'aide d'un disque à tronçonner monté sur flexible dremel.
Pour pouvoir accrocher cette caténaire sous le tunnel, j'ai soudé une plaque en laiton mise en forme pour épouser la courbe de la voûte, elle sera fixée avec une colle de contact au néoprène.
Il ne reste plus qu'à raccorder cette portion à l'existant, et mettre en peinture l'ensemble mât/caténaire, positionnement plus conforme.
Maintenant, je peux aborder la suite de l'installation sur le module 3. Dans la zone d'aiguillages, il faut fabriquer des poteaux équipés de double consoles, en repérant leur portée afin que la caténaire soit en position correcte par rapport à l'axe des voies. De plus, en fonction des courbes et contre courbes, les antibalançants peuvent être en tension ou en compression.
Une première section de caténaire se dédouble à l'approche du premier aiguillage et est soudée sur les consoles.
Avant sa pose définitive, il faut vérifier que les pantos soient bien en contact
Un mât comportant une console double est nécessaire pour diriger vers la gare de passage.
Cela se complique un peu dans la section couvrant les deux aiguillages qui orientent dans trois directions différentes. Après repérage des points d’ancrage des mâts sur le réseau, la caténaire est d’abord soudée sur les consoles respectives, pré positionnée et l’ensemble mis en peinture à l’aérographe puis patiné.
Les mâts peuvent ensuite être collés sur la plateforme en vérifiant que les pantos sont bien en contact sur toutes les sections de caténaires. Celles-ci sont réunies par un point de soudure sur l’extrémité de la précédente portée qui doit être décapée. A noter que la conception adoptée s’écarte sensiblement d’une installation réelle, difficile à reproduire à cette échelle, on essaye simplement de s’en rapprocher !
C'est vrai que je m'autorise à faire circuler certaines locos qui ne peuvent fonctionner que sous une tension de 1,5 KV, une entorse que j'assume. Elles ont l'avantage d'avoir une palette de panto plus large, et peuvent donc sans dommage fonctionner pantos en contact.
Une autre option consiste à bloquer leur course afin de frôler le fil de contact sans le toucher, ce que j’ai réalisé avec cette CC21000 Arnold, visuellement, c’est encore réaliste et risque moins de détériorer les pantographes très fragiles, notamment ceux qui sont dédiés au courant 25 KV, mais cela implique un strict respect de la hauteur rail/fil de contact sur toutes les portions électrifiées.
Le tunnel Est est situé sur une double voie, ce qui nécessite de fabriquer un point d'ancrage spécifique qui sera positionné également sous la voûte. La ligne de caténaires est soudée et termine sa course en arrondi pour éviter d'accrocher les pantos, dans la mesure où je n'ai plus la possibilité de la prolonger sous la montagne.
Les mâts sont préparés avec des consoles spécifiques pour suivre le tracé de la double voie
Je donne ci dessus les cotes adoptées pour respecter la hauteur fil/rail et l'entraxe avec la voie.
Là encore, les portées des consoles sont réduites à l'approche du portail de tunnel
Lorsque les portées de caténaires sont bien calibrées, on peut fixer les mâts et la pièce d'ancrage sous le tunnel, toujours avec une colle de contact au néoprène pour obtenir une prise immédiate. Préalablement, elles ont été mises en peinture à l'aérographe et patinées
Nous voyons que la caténaire s'abaisse à l'entrée du tunnel, pour permettre le passage des archets de pantos sans accrocher
Il ne reste plus qu'à raccorder la ligne de caténaires dans la zone d'aiguillages, en tendant au maximum cette dernière sur les points de fixation par soudure.
Dans la mesure du possible, il est judicieux de créer une caténaire tendue, car à l'échelle N, sa finesse résisterait assez mal aux torsions imposées par les pantos en contact. L'utilisation de mâts sur profilés laiton en H assure suffisamment de rigidité pour valider cette option.
A ce stade, je peux faire un test de circulation d'une loco pantos en contact sur toute la section électrifiée pour vérifier que la pose de la caténaire est correcte.
Il reste une portion à réaliser aux abords de la petite gare de montagne jusqu'au tunnel, après fabrication de deux mâts qui seront positionnés de chaque côté du pont
La caténaire est soudée sur les deux consoles avant la pose et une pièce d'ancrage sera collée sous la voûte du tunnel, ce qui permettra de tendre ensuite la caténaire lorsqu'elle sera raccordée à l'existant.
C’est fait. La ligne de caténaire est maintenant fonctionnelle sur la portion du réseau située entre les deux tunnels où les locos peuvent évoluer pantos levés (situation réservée aux prises de vues vidéos) Au-delà, une extension n’est plus possible car l’électrification n’a pas été prévue à l’origine de la construction du réseau et les locos devront circuler pantos abaissés ou du moins bloqués à mi-course pour ne pas accrocher les éléments d’infrastructure en sections cachées
L'électrification de la portion de voie située sur la petite gare de passage jusqu’au tunnel au pied du viaduc marque un point final à l’installation, car je n’envisage pas de l’étendre à tout le réseau pour des problèmes d’accès, mais aussi de difficultés de réalisation liées à la traversée d’une grande gare située au niveau supérieur. A noter que le circuit électrifié traversant la coulisse en palier est propice à la création de longs convois.
Pour conclure, je dirais que c’est une expérience intéressante car je n’imaginais pas ces travaux possibles à l’échelle N, ce qui m’avait conduit à écarter d’emblée la circulation de locos électriques aujourd’hui bien présentes dans l’offre commerciale. La ligne électrifiée circulant en façade entre deux tunnels reste plausible, elle apporte une touche supplémentaire de réalisme sur cette section que je ne manquerai pas d’exploiter au travers de futurs reportages vidéos.
L'implantation d'une signalisation en sortie de la voie unique qui se dédouble en sortie Est du réseau nécessite des travaux. Rappelons que toutes les voies sont banalisées sur le réseau et peuvent donc être empruntées dans les deux sens. La protection des aiguillages sera assurée par des feux carré rouge en plus des feux de BAL, montés sur une potence qui se situe à l'aplomb de l'usine cornerstone en contrebas. Donc peu de place pour positionner cette potence du fait de la hauteur importante du bâtiment dont le gabarit doit être réduit.
La maquette Cornerstone se prête assez bien à cette intervention. Il suffit de la réduire de deux étages afin d'abaisser la toiture au niveau du reste de l'usine. C'est d'autant plus judicieux qu'elle avait trop d'emprise sur le réseau et masquait la vue du matériel qui circule sur les voies toutes proches.
Sur cette photo nous voyons que le positionnement de la potence nécessite de créer une niche à la verticale du mur de soutènement, et justifie les travaux réalisés sur l'usine. Une chance, les éléments de toiture n'ont pas été endommagés suite au décollage, j'ai juste dû revoir quelques connexions réalisés à l'origine sur l'éclairage intérieur.
Cette vue d'avion montre peu de place disponible pour installer la potence qui doit être située juste en amont des aiguillages et suffisamment haute pour ne pas toucher la ligne de caténaires présente.
La pose de la potence est terminée, c'est un modèle "camareric" créateur de signaux à l'échelle N en impression 3D et commercialisés sur Ebay) Il ne reste plus qu'à câbler les cibles et revoir du même coup les panneaux fixes qui n'étaient pas appropriés. Ils seront remplacés par des tableaux Z (début de zone de ralentissement) à l'approche de la bifurcation et R (reprise de vitesse fin de zone) à contresens en direction du tunnel
Ils seront raccordés à un module de signalisation de CDF Informatique après programmation des CV appropriés, en concordance avec les propriétés de chaque cible dont le déclenchement nécessite un strict respect des données à saisir sur le PC. La circulation étant banalisée sur les deux voies protégées, cela complique un peu la programmation, mais le logiciel RRTC accepte toutes les configurations possibles qui ont pu être testées avec succès.
La firme Kato commercialise une rame suisse touristique "glacier express" qui circule entre Zermatt et Saint Moritz. Elle est présentée dans un coffret contenant la loco et 6 voitures panoramiques. La reproduction est soignée, à l'instar des produits diffusés par cette marque japonaise. L'objectif est de digitaliser la loco. Elle n'est pas prééquipée pour accueillir un décodeur et ne laisse aucune place pour le loger une fois la caisse déposée. Toutefois, l'opération est envisageable moyennant quelques aménagements décrits ci après. Je précise que ce matériel acheté d'occasion avait déjà fait l'objet d'améliorations par son revendeur, notamment la pose de voyageurs et d'attelages micro trains, j'ai revu certains points dans la mesure où j'envisage d'éclairer toute la rame, les vitrages panoramiques offrant une vision intéressante de l'aménagement intérieur
La caisse simplement clipsée se dépose aisément, de même que les deux éléments d'extrémité supportant les attelages. Le corps du châssis est constitué de deux bi-blocs métalliques qui communiquent électriquement avec les deux files de roues, ce qui offre une captation du courant efficace dans la mesure où elle se fait via la pointe des essieux et non par des lamelles qui sont moins fiables dans le temps. Un circuit imprimé coiffe l'ensemble, avec les feux leds qui s'inversent en régime analogique.
Il faut extraire la platine après une flexion pour la dégager, deux pattes clipsées communiquent avec les plots du moteur. Il faut les isoler avec un petit disque à tronçonner pour rogner les pistes qui communiquent avec ces plots. Au passage, j'ai soudé ces pattes sur leur support de CI, car elles sont simplement clipsées d'origine. Ensuite, il faut repérer les pistes qui alimentent les deux leds d'éclairage d'extrémité, car la platine doit être sectionnée pour pouvoir loger le décodeur. Aucune place disponible ailleurs. Attention à supprimer les pistes de la platine qui sont en contact avec les deux bi-blocs métalliques.
J'ai installé un décodeur Zimo extra plat à 6 plots branché comme suit:
- fil rouge et noir sur chaque bi-blocs métalliques (on ne peut pas les souder) j'ai percé et taraudé chacun d'eux pour loger une vis de 1,2 mm afin de bloquer les deux fils.
- fil orange et gris sur les deux plots moteur
- fil bleu (positif commun de l'éclairage) à brancher sur l'un ou l'autre des fils rouge ou noir et les anodes des leds après ajout d'une résistance CMS de 1 Kohms
- fil blanc cathode de la led AV
- fil jaune cathode de la led AR
La rame était équipée d'attelages "micro trains" ex kadee qui sont très discrets par rapport aux systèmes européens, mais ne permettent pas un raccordement électrique pour l'éclairage des voitures. Ils seront remplacés par des attelages magnétiques conducteurs Peho
La traverse de tamponnement de la loco est simplement clipsée sur le châssis, il est aisé de remplacer l'attelage qui sera vissé sur son support après avoir percé la tête avec un foret de 1,2 mm, ne pas le bloquer pour qu'il puisse avoir un débattement latéral lorsqu'il est relié à la voiture de tête.
Les fils sont reliés aux deux bi-blocs, l'éclairage de toute la rame sera donc assuré par les attelages, les essieux des voitures ne permettant pas une prise de contact facile et est donc exclue.
L'installation sur les voitures nécessite de sectionner le timon d'attelage d'origine qui était solidaire du bogie. Une petite pièce de CI est ajoutée pour renforcer le support qui est percé en son centre, une vis de 1,2 mm assure la fixation et la rotation de l'attelage qui est percé au niveau des ergots.
La faible longueur des voitures , l'absence de tampons, et le positionnement des soufflets permettent de réaliser une jonction des voitures quasiment soufflets joints. Dans tous les cas, il est judicieux de désolidariser les bogies des attelages, surtout lorsque les voitures sont très légères, ce qui est le cas. Les tests de roulement effectués avant cette modification avaient effectivement montré des sorties de rails et donc une circulation peu fiable de la rame, notamment dans les courbes et contre courbes.
quelques touches de peinture sont ajoutées pour casser l'uniformité de l'aménagement intérieur d'origine, les voyageurs sont en place et bien visibles de l'extérieur. Les cloisons d'extrémité des voitures masquent totalement les fils qui alimenteront l'éclairage.
Le ruban de leds CMS utilisé (24 V) est collé sur une barrette époxy dont les plots sont reliés aux attelages conducteurs. J'ai intercalé sur la première voiture une résistance de 3,3 Kohms qui abaissera la luminosité de l'éclairage de toute la rame. J'ai retenu cette valeur en la testant sur un ruban continu de leds représentant l'équivalent de 6 voitures. La présence de cloisons sur chaque voiture permet de masquer totalement les fils de connexion.
Les premiers tests de roulement sont excellents, et la prise de courant via les attelages magnétiques est bien fiable.
Il ne reste plus qu'à traiter les 3 autres voitures, cette composition originale suisse vient renforcer le parc traction qui s'affranchit du seul matériel français circulant sur le réseau nanotrain. Une vidéo devrait être diffusée dans les prochains mois.
J'ai craqué pour le look original de cette loco qui a circulé à partir de 1937 sur le réseau japonais. Sa reproduction par KATO est plutôt réussie, et son fonctionnement remarquable. Elle n'a pas été conçue pour être digitalisée, opération que j'ai pu réaliser après quelques interventions décrites ci après. La disposition des essieux de type 2C-C2 lui confère une grande puissance de traction avec 6 essieux motorisés encadrés par deux bissels. La photo ci dessus présente la machine après patine, ce qui améliore sa livrée d'origine sortie de sa boîte
Dans sa livrée d'origine, certaines pièces sont effectivement clinquantes, notamment les pantos, mais il est assez facile d'y remédier
La caisse se libère facilement du châssis. La conception est originale, basée sur deux bi-blocs métalliques isolés qui communiquent électriquement avec chaque files de roues motrices, ce qui confère une connexion efficace avec le rail et ce sans lamelles de contact. En effet, les bogies sont équipés de flancs internes en laiton sur lesquels les essieux captent directement le courant.
chaque bloc métallique peut être détaché en ôtant une bride plastique qui les maintiennent aux deux extrémités du châssis, ce qui permet d'accéder au moteur équipé de volants d'inertie, et de toute la mécanique. Une conception astucieuse qui s'affranchit de tout fil électrique soudé et de toute vis.
La connectique se fait au travers d'une platine qui alimente le moteur, et les feux extrêmes via des conduits lumineux installés dans la caisse
C'est donc à partir de cette platine que l'on peut envisager l'installation d'un décodeur NEM 651 après suppression de certaines pistes à l'aide d'un disque à tronçonner, et de la diode située en partie centrale qui permet l'inversion de l'éclairage des feux en régime analogique. Il faut donc isoler les deux contacts moteur, ajouter une résistance CMS de 15 Kohms à la place de la diode, et sectionner les pistes qui alimentent la led CMS arrière de la loco. Une prise femelle à 6 conducteurs est connectée aux points concernés, sur laquelle j'ai branché le décodeur.
fils orange et gris aux deux bornes du moteur
fils rouge et noir branchés sur chaque bi bloc métallique du châssis
fil bleu sur un des plots du bi bloc
fil blanc sur une des pistes des feux alimentant la led CMS à l'avant de la loco
fil jaune sur l'autre piste, après ajout d'une deuxième résistance de 15 kohms sur le feux AR
A noter que la surépaisseur du décodeur engage le gabarit de la loco et ne permet pas de reposer la caisse. Il faut donc faire quelques fraisages sous la toiture qui heureusement peut se déclipser, afin de libérer le volume nécessaire.
Une fois les tests de roulement effectués, on peut passer à l'opération de patine. Un premier travail consiste à vieillir les pantos dont les branches sont trop brillantes, les archets en plastique sont d'abord peints couleur cuivrée, avant de passer un voile noir sale mat à l'aérographe sur l'ensemble de la toiture en insistant dans les zones d'attache des pantos traités en noir brillant, ainsi que la sortie du générateur de vapeur sur l'une des extrémités de la toiture. Le châssis et les organes de roulement subiront le même traitement
Les vitrages sont occultés avant de passer un voile couleur poussière sur les bas de caisse et l'ensemble des organes de roulement, ainsi que sur les plateformes AV et AR et garde corps. Pour terminer, quelques pointes de rouilles déposées à l'aérographe et avec un pinceau très fin.
Terminé, les tests de roulement sont excellents, une grande souplesse niveau ralenti et une capacité de traction importante, OK, cette loco n'a jamais roulé sur le réseau français, mais nanotrain accepte tout matériel original qui se comporte bien sur le réseau, et sur ce point, elle remplit toutes les cases!!! Donc à bientôt sur une vidéo qui lui sera consacrée.
Arnold a produit une très belle rame de voitures TEE Inox déclinée sous deux références HN4441 et HN 4442, soit deux coffrets de 3 voitures. L'objectif du jour est de l'équiper d'un éclairage intérieur, de feux de fin de convoi, ainsi que d'attelages magnétiques conducteurs qui facilitent la connexion mécanique et électrique entre chaque voiture. La photo ci dessus présente deux éléments dans un environnement nocturne.
Chaque voiture est livrée avec un jeu de lamelles de contact. Malheureusement, le système adopté n'est pas fiable car ces dernières une fois installées ne font pas bien contact avec la vis centrale qui maintient les bogies et qui normalement communique avec un petit picot en laiton situé à l'intérieur de la voiture.
J'utilise des lamelles standard que l'on trouve aisément sur Ebay, et sur lesquelles un fil très fin est soudé. La lamelle est collée sous le bogie.
Pour une bonne connexion avec les essieux, les lamelles sont recourbées et j'ajoute une pointe de graisse cuivrée. C'est efficace et limite la pression exercée sur les essieux. La voiture doit rouler sans résistance une fois les bogies reposés. Le fil traverse le châssis qui doit être percé 1 mm
Un attelage magnétique conducteur (Peho) est installé dans le boitier normalisé à chaque extrémité de la voiture. Les deux fils traversent également le châssis qui est percé en veillant à ne pas entraver le déplacement des timons d'attelages à élongation variable.
La voiture mixte/fourgon est équipée de feux de fin de convoi. Deux leds CMS 402 filaires sont logées dans les boitiers existants sur le châssis après perçage et collage. Veiller à ce qu'elles ne débordent pas, lors de la repose de la caisse. L'éclairage est assuré par diffusion au travers des optiques transparents prévus par le constructeur.
Un ruban de leds CMS est ensuite collé sur une réglette époxy dont deux pistes isolées ont été créées, raccordées électriquement aux bogies et aux attelages conducteurs. Attention à bien vérifier la polarité une fois le wagon posé sur les rails. J'ai ajouté une résistance CMS de 15 Kohms sur le ruban de leds pour atténuer l'éclairage dans le compartiment voyageurs. Quant aux feux de fin de convoi, ils sont raccordés à une petit platine qui permet de redresser le courant et le stabiliser après ajout d'un condensateur. Une résistance supplémentaire de 30 Kohms limite également l'éclairage des feux de fin de convoi.
La reproduction des voitures bar et restaurant est soignée, quelques voyageurs ont été ajoutés dans toutes les voitures.
C'est fini pour cette voiture. Nous voyons que l'éclairage légèrement verdâtre est dû à la présence de vitrages ad hoc bien reproduits sur chaque voiture par le fabricant.
Passons maintenant aux autres voitures, même processus, mais sans équipement de lamelles de contact, les attelages magnétiques conducteurs assurent une connexion électrique sur toute la rame et confortent également la prise de contact avec la loco également équipée. Nous voyons que les extrémités du ruban de leds sont retournés sur les deux pistes de la réglette époxy, ce qui facilite la connexion une fois celle ci collée sur le compartiment voyageurs.
Veiller à bien isoler l'une des pistes lors de la pose de la résistance CMS de 15 Kohms afin d'atténuer l'éclairage trop violent des leds, malgré que celles ci sont prévues pour fonctionner sous 24 Volts.
Les personnages sont installés avant la pose de l'éclairage, ils sont bien visibles et apportent une touche supplémentaire de réalisme en situation nocturne. Les autres voitures seront traitées à l'identique. J'ai pu vérifier leur qualité de roulement excellentes et leur bonne tenue sur la voie, malgré des bandages de roues très fins. Une belle réalisation de la marque!
Le réseau nanotrain comporte 2 passages à niveau équipés de demi barrières automatiques (Train 160) qui sont positionnées fermées, leur reproduction à l'échelle N en impression 3 D et leur fragilité ne permettant pas d'envisager un mécanisme de levée. Ce fabricant propose également des feux clignotants équipés de leds rouges filaires que j'ai entrepris d'installer en remplacement de ceux existants.
Le premier travail consiste à positionner le signal sur un tube en PVC afin de guider les fils alimentant les leds, puis repeindre celui ci pour éviter les fuites de lumière par transparence de la résine. Ce tube permettra de traverser plusieurs niveaux de structure du réseau, facilitant le branchement sous la plateforme via un module électronique chargé de régler la fréquence des clignotements et la puissance de l'éclairage. Le modèle produit par Train 160 en version fonctionnelle est équipée de deux cibles recto verso comme en réalité.
Le plus difficile est de peindre le liseré blanc sur chaque cible, un léger relief créé sur le pourtour de ces dernières permet de traiter ce travail délicat avec un stylo de peinture Posca.
Compte tenu des niveaux existants, le tube de PVC (diamètre 3 mm) doit traverser deux plateformes de Xyltech ce qui nécessite de percer ces dernières dans l'axe. Or aucun foret de ce diamètre n'est assez long pour faire cette opération. L'astuce consiste à utiliser un tube de laiton de 2 mm d'une dizaine de cms dans lequel un foret de 1 mm est collé. Il permet de traverser les deux plateformes et ainsi repérer la sortie sous la plateforme inférieure. Le trou sera ensuite agrandi (foret de 10 mm) pour laisser passer le tube PVC et les fils de connexion. La plateforme supérieure recevant les feux est percée au diamètre du tube, et l'ensemble collé en orientant correctement les cibles, ce qui assure un bon maintien de ces dernières.
Deux autres feux de PN sont prévus au niveau supérieur en sortie de la gare principale, ils sont également issus de Train160, mais non équipés de leds d'origine. Il faut donc percer la cible avec un foret de 0,6 dixième, puis installer des leds CMS 402 filaires. Là encore, ils seront enfichés sur un tube PVC pour traverser les plateformes du réseau. Même déco appliquée, la cible et la sonnerie sont peintes avec un stylo Posca. et ajout du panneau "un train peut en cacher un autre"
Le second PN est maintenant équipé de ces deux signaux fonctionnels. Il ne reste plus qu'à les raccorder à un module de clignotement commandé sur Ebay china. Le câblage sera donc simplifié à l'extrême puisque les barrières fermées imposent un clignotement permanent des feux. Je n'ai eu aucune plainte des conducteurs des voitures qui voulaient traverser le PN !!
Sur le troisième module, j'ai ajouté successivement des éclairages pour illuminer des zones où le décor restait peu visible dans l'obscurité, notamment des projecteurs dirigés sur le viaduc, puis des lampadaires sur le quai de gare et la route en contrebas. Cet apport de lumière permettra des prises de vues plus nettes lors de reportages vidéos en situation nocturne.
A noter que c'est la meilleure configuration à retenir car elle occulte toutes les images indésirables présentes lorsqu'on filme un réseau en pleine lumière et ce quelle que soit la pièce où il est installé. Dans l'obscurité, le champ de vision s'arrête sur l'environnement qui n'est pas éclairé et donc occulte tout ce qui est proche du réseau, (cloison, étagères, mobilier etc). Par contre, le fond de décor derrière le viaduc reproduit une ombre parasite qu'il est difficile de neutraliser.
Une autre solution consiste à filmer en mode avion, en évitant de capter des images qui sortent du cadre du réseau, dans ce cas, on peut même se passer de créer un fond de décor. Toutefois, cette option est plutôt réservée aux prises de vue photographiques
Arnold a produit plusieurs coffrets de ces voitures vendues par lot de trois déclinées sous des appellations distinctes, correspondant aux régions où elles ont circulé . La reproduction est plutôt réussie, bien que la livrée inox un peu clinquante mérite d'être atténuée. Elles sont équipées d'attelages à élongation variable et la qualité de roulement est excellente. l'objectif du jour est d'installer un éclairage intérieur et des voyageurs, et patiner une rame de 6 voitures.
Une voiture sera équipée de lamelles de contact et d'un attelage magnétique conducteur permettant d'améliorer la prise de contact de toute la rame mais aussi de la loco également équipée. Pour ce faire, il faut percer un trou de 0,5 mm au centre de l'axe de rotation du bogie, afin de faire passer un micro fil entre le châssis et le plancher supportant les sièges. Il sera soudé sur les lamelles avant de les coller sur leur support. Celles ci doivent être raccourcies puis mises en forme pour s'enrouler sur les essieux, sans exercer une pression trop grande. Une pointe de graisse cuivrée garantit une bonne connexion électrique.
Bien repérer le positionnement des roues chargées de capter de courant sur chaque bogie, ces derniers n'ayant pas de blocage de course au niveau rotation. Une pointe de peinture rouge permet d'assurer le bon positionnement
j'utilise des rubans de leds CMS étroit (4 mm) fixés sur des réglettes Epoxy cuivrée double face. Deux pistes isolées sont créées sur chaque face (utilisation d'un disque à tronçonner monté sur flexible dremel guidé d'une réglette). Elles sont réunies électriquement recto/verso avec ajout d'une résistance de l'ordre de 10 Kohms pour réduire très sensiblement la puissance d'éclairage.
A noter que le résultat est plus stable lorsqu'on utilise des rubans de leds fonctionnant sous 24V plutôt que leur équivalent sous 12V, notamment sous une alimentation digitale.
Une touche de gris est appliquée sur le plancher entre les sièges avant de coller quelques voyageurs dont les jambes devront être sectionnées.
La barrette peut ensuite être collée, les deux pistes supérieures permettent de raccorder les fils de chaque bogie et de l'attelage conducteur dont les deux fils traversent le plancher extrême. Attention à bien vérifier la polarité (le positif correspondant aux roues de gauche dans le sens de la marche et le négatif celles de droite)
la liaison électrique avec les autres voitures se fait via une micro prise qui sera positionnée dans les soufflets.
Les vitrages sont occultés avec un ruban adhésif tamiya avant patine.
Une touche de peinture noire diluée est déposée au niveau des aérateurs en toiture, suivie d'un léger voile de peinture noire sale décapod appliqué à l'aérographe. Idem sur les bogies et le châssis, ainsi que sur les flancs extrêmes de la caisse et sur les portes d'intercommunication.
Pour terminer, un voile de peinture couleur poussière sur l'ensemble de la voiture afin d'atténuer le côté brillant de la livrée inox.
l'éclairage permet de mettre en valeur l'intérieur des voitures, où les passagers apparaissent nettement, les panneaux de destination sont bien lisibles, la rame va pouvoir être mise en service en attendant quelques prises vidéos qui ne devraient plus tarder.
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.