Les travaux d'électrification de la ligne en tranchée se poursuivent avec la pose des mâts de la marque JV. Sur cette partie bordée d'un talus, j'ai dû confectionner une niche à partir d'éléments en polystyrène recouverts de plaques de murs Slater's + une bordure de chaperons, le tout peint et patiné.
J'ai revu le système d'antibalançants (tension et compression) sur les supports de console dans la mesure où la caténaire sera soudée pour assurer une meilleure rigidité, la ligne étant relativement en alignement droit, les portées mesurent 40 cm de longueur, sauf dans la légère courbe de la gare où j'ai réduit l'espacement des mâts à 30 cm.
Par ailleurs, je n'ai pas utilisé les embases JV trop volumineuses à mon goût, et devenues inexploitables dans la mesure où j'ai dû réduire la hauteur des mâts de 10 mm afin de tenir compte des ponts routiers et tunnels dont le gabarit n'était pas prévu pour des locos électriques.
Les antibalançants sont réalisés dans une tige de laiton de 5 dixième mise en forme et soudée sur le support de console.
les deux pattes d'antibalançants sur lesquelles sera soudée la caténaire doivent se situer à la verticale des isolateurs
j'ai dû confectionner une portée de caténaire selon un profil particulier pour passer sous un pont de chemin de fer dont le gabarit est limite niveau hauteur.
idem à l'extrême Est du module où la ligne termine sous un pont routier. J'ai prévu un point d'ancrage sous ce pont afin de pouvoir tendre la caténaire d'un bout à l'autre du module.
Le gabarit confectionné il y a plusieurs années comporte un tracé du fil porteur qui n'est pas adapté aux consoles 1500 V de la marque JV. je dois donc graver un nouveau sillon en prenant appui sur un guide réalisé en MDF et dont la courbure est similaire au tracé ancien.
Le fraisage est réalisé avec un outil Dremel équipé d'une fraise très fine (0,8 mm)
Le dernier tronçon de caténaire est réalisé d'une seule pièce et comporte trois portées de 30 cm de longueur. Il a été peint à l'aérosol avant la pose couleur vert de gris
Pour obtenir une bonne rigidité de la ligne de caténaire, il est nécessaire qu'elle soit ancrée solidement sur les deux points extrêmes du module, ce qui a été fait dans un premier temps. Le dernier tronçon qui se situe en partie centrale doit être tendu au moment de la soudure. Pour ce faire, j'utilise une pince à long bec effilé prenant appui sur les étriers pour rapprocher au maximum les deux portées. Un léger surfaçage du fil de contact sous tous les points d'ancrage des antibalançants termine l'opération.
Un test de circulation de plusieurs locos électriques permet de vérifier que les pantos n'accrochent pas sur toute la ligne de caténaire, et qu'elle reste bien tendue lors de leur passage.
J'ai souhaité ajouter le kit de tendeur proposé par le fabricant JV . Celui ci étant installé sur un mât situé sur la zone de quais, j'ai dû fabriquer un second mât à partir d'un profilé laiton en H, équipé d'un système de tension purement factice.
Le mât supportant le fil tendeur est enfiché et collé dans le quai.
Une dernière portion de caténaire est posée pour simuler la tension sur le mât équipé de contrepoids.
Cette caténaire s'accroche sur la poulie via un T chargé de répartir la tension. Ne pas oublier l'isolateur sur le fil raccordé à la poulie!
C'est terminé pour l'électrification de la ligne en tranchée. Il ne reste plus qu'à installer des auvents de protection de caténaires, en adaptant les modèles Décapod aux ponts situés sur cette ligne.
Le prochain article traitera de la construction des kits Décapod, d'une très grande finesse.
Je me suis laissé tenté par cette maquette produite par Busch, reproduisant un ancien poste d'aiguillages dont la conception est originale, puisque le kit proposé est conçu essentiellement à base de planchettes de bois véritable découpé finement au laser. La fabrication est très soignée et comprend un équipement intérieur qui donne à l'ensemble un réalisme de bon aloi.
Les différents éléments se séparent aisément avec la pointe d'un cutter, ils s'imbriquent parfaitement l'un dans l'autre, et l'assemblage par collage ne pose aucun problème.
La notice est explicite et livre les différentes étapes sous formes de croquis qu'il est judicieux de respecter
Un aménagement intérieur est prévu dans le kit, sous forme d'une planche murale à coller, et d'un plancher
Egalement, deux supports de leviers de bascule des aiguilles sont à assembler. L'usinage très précis permet de positionner ces derniers à notre convenance. Le socle doit être peint en noir avant la pose
J'ai ajouté un bureau et des personnages Preiser (non compris dans le set) Les leviers d'aiguilles ont été peints en rouge
Un éclairage du plafonnier est prévu (sans fourniture des leds ou ampoules) l'installation ne pose pas de problème.
J'ai ajouté une colonne (à gauche sur la photo), pour masquer le passage des fils d'alimentation des trois leds
L'assemblage progresse. Les lambris et la verrière s'encastrent parfaitement sur la structure.
La toiture et les gouttières sont posées, ainsi que l'escalier en plastique finement moulé d'une seule pièce.
le poste d'origine germanique (Sigmaringen) a été rebaptisé Saint Hilaire
La patine est réalisée avec des produits Décapod directement avec une brosse. Les murs avec une patine boue
Pour la toiture j'ai utilisé une patine noire sale Décapod qu'il convient ensuite de diluer légèrement avec le solvant de la marque
La gamme très complète de patines acryliques à solvant Décapod est largement utilisée pour traiter toutes les maquettes, quels que soient les matériaux. De plus le conditionnement en flacons est pratique.
La finition est réalisée avec qq touches de terre à décor qui s'accroche mieux une fois le traitement ci dessus effectué.
Vue d'avion de la toiture après traitement avec la patine Décapod. L'aspect encore brillant sera estompé lorsque le produit sera sec.
A +
J'ai revu la conception de la coulisse réalisée dans mes précédents articles. En effet, celle ci limitait au strict minimum les manoeuvres et le stockage du matériel roulant. De plus, toute décoration de la zone concernée devenait impossible du fait de la trop faible hauteur de la vitrine qui devait accueillir le module.
La photo ci dessus montre le caisson construit dans la deuxième partie du garage, positionné sur des équerres fixées sur des crémaillères elles mêmes solidement ancrées au mur. Deux grands panneaux de type étagères murales constituent le plancher et le plafond de la vitrine. Le module coulisse est simplement posé sur l'étagère inférieure. La façade de la vitrine est démontable, j'ai installé des vitrages synthétiques sur glissières qui permettent de protéger le diorama de la poussière.
Avant de positionner l'étagère "plafond" j'ai installé deux rampes de leds CMS ton chaud sur toute la longueur afin d'assurer un éclairage du diorama (sur la photo celle ci est à l'envers)
Pour faciliter la pose des aiguillages, le module coulisse prévu à l'origine de deux sections démontables a été regroupé en un seul module de 2,10 mètres de longueur. La plateforme est réalisée dans des plaques de fibre composite Xyltech de 10 mm d'épaisseur, sur support de tasseaux de sapin. Ce matériau que l'on trouve maintenant partout dans les grandes surfaces de bricolage est génial, il est très léger, bien plan, se travaille aisément, ne se fissure pas sur le champ, se perce, se colle, se peint très facilement. Le cloutage, punaisage est un régal.
La coulisse étant située dans une zone du garage mal isolée, j'ai ajouté des plaques de plolystyrène extrudé de 30 mm d'épaisseur sur le mur, celles ci seront ensuite recouvertes de plaque de MDF de 3 mm collées pour fermer le fond de décor.
les panneaux sont posés, deux orifices sont ouverts pour le raccordement des tunnels en limite ouest du diorama.
Les rails ont été tronçonnés dans l'alignement du module en respectant le pourcentage des rampes pour éviter toute cassure aux intersections. Préalablement, j'ai pris soin de consolider leur jonction par quelques gouttes de cyanolit entre les rails et les traverses, après ballastage.
Un morceau de carton canson a été collé sur chaque angle extrême pour créer un arrondi avant la pose du diorama.
fidèle au thème campagnard, j'ai à nouveau collé un fond de décor Auhagen, lequel se prête assez bien à la déco que je compte mettre en oeuvre sur la coulisse.
Sur cette section je vais installer deux tunnels avec une amorce montagneuse qui fera "oublier" les deux rampes montantes et descendantes chargées de raccorder les voies à une gare terminus située au niveau + 4
Quelques retouches au pinceau ont permis de raccorder les différents dioramas Auhagen. Je peux maintenant passer à la pose des voies et des aiguillages. A noter que le fond de décor ne sera pas solidaire du module coulisse qui lui, est démontable.
Pour faciliter les travaux de construction du module, celui ci a été installé sur deux tréteaux
la photo d'avion donne le plan des voies. Nous voyons que les deux voies principales débouchant du module dépôt vapeur (niveau + 0 et + 8) se rejoignent à un niveau intermédiaire (+4) pour desservir une gare terminus comportant quatre voies. L'une d'elle dirige sur une remise à trois voies qui servira de centre de stockage des autorails + un tiroir à droite vers le BV
la remise est un petit bâtiment Kibri qui peut accueillir des autorails de petite taille.
Le projet est maintenant bien cerné, la disposition des voies de la coulisse permet d'effectuer toutes les manoeuvres souhaitables, en raccordant du même coup les deux voies du module précédemment construit. La conception à l'intérieur d'une vitrine permettra de garer quelques compositions de trains à l'abri de la poussière. Bien sûr, la surface de stockage reste réduite et je devrais faire avec....je pense néanmoins avoir réussi à optimiser mon minuscule réseau qui n'a plus rien à voir avec biscatrain.
A +
Ce petit autorail produit par la firme Sachenmodelle est un modèle SNCF dont la reproduction est réussie. Acquis récemment, j'ai souhaité le digitaliser et améliorer sensiblement l'éclairage qui à mon avis n'est pas au standard actuel des modèles de cette qualité. Par contre, niveau motorisation, il est au top, avec des ralentis excellents, une captation de courant parfaite liée à l'un des essieux moteurs flottant.
Le démontage des différents éléments est aisé, la caisse étant clipsée sur les deux extrémités du châssis métallique. La plateforme voyageurs de couleur uniforme a été repeinte avec ajout de figurines.
Une prise NEM à 8 pins est astucieusement positionnée dans la cabine de toilette, ce qui facilite l'installation d'un décodeur classique Lenz.
Le châssis supporte un circuit imprimé qui distribue sur les feux AV et AR et alimente le moteur. A noter la présence d'un volant d'inertie de bonne taille. Malheureusement, les leds équipant cet autorail sont de couleur jaune/orange et diffusent un éclairage très faible. Je les ai donc remplacées par des leds canon B/TC dont les têtons ont été tronçonnés.
Le plafonnier d'origine a également été remplacé, l'éclairage par micro leds couleur jaune étant très faible, même sous régime digital. J'ai donc confectionné une nouvelle platine avec une plaque de CI sur laquelle j'ai collé un ruban de leds CMS ton chaud. Sur la photo, celle ci est retournée, montrant un dégagement pour loger le décodeur.
Côté composants, j'ai réalisé plusieurs pistes conductrices pour alimenter l'éclairage intérieur, ainsi que celui de la cabine conducteur. Le décodeur LENZ doit être encastré dans cette platine préalablement ouverte en son centre, sinon, on ne peut pas reposer la caisse. Les câbles traversent la cabine toilette et sont invisibles de l'extérieur
Avant la pose, le plafonnier a été peint en blanc à l'aérosol
test d'éclairage des feux réversibles
L'éclairage des feux se fait par conduits lumineux collés sur la caisse, le têton des leds canon doit affleurer ces derniers pour une transmission correcte de la lumière. La cabine peut être éclairée séparément par la touche F2 de la centrale digitale, la touche F1 alimente le plafonnier passagers.
cet autorail est équipé d'attelages à élongation variable, mais j'ai préféré lui installer les traverses d'extrémité avec les câblots (pièces jointes dans le coffret) qui se clipsent dans les boitiers d'attelage.
les mains montoires sont également des pièces de détaillage à mettre en forme et coller délicatement sur la caisse. Idem pour les essuie vitres
Terminé, il ne reste plus qu'à réaliser une légère patine. Cet engin rejoindra ses congénères sur le centre autorails que j'envisage de réaliser sur la deuxième partie du diorama côté coulisse.
A +
Dans un précédent article, j'avais présenté les travaux de modification d'un wagon porte char Liliput destiné à installer une caméra embarquée Kodak. Sur la demande du futur utilisateur, j'ai adapté un système d'éclairage à base d'une rampe de leds puissantes afin de pouvoir filmer dans les meilleures conditions possibles les zones peu éclairées, notamment celles en souterrain ou en coulisse.
A noter que le wagon est destiné à circuler sur un réseau en régime digital, avec un éclairage constant qui fonctionnera indifféremment dans les deux sens de marche (tracté ou poussé) Par ailleurs, j'ai souhaité conserver les attelages d'origine à élongation variable, ce qui permettra de pouvoir filmer des convois complets si nécessaire.
Les leds ont été installées sur une petite barrette de circuit imprimé qui sera posée au dessus de la traverse de choc du wagon. Il s'agit de leds récupérées sur des lampes 220V usagées. L'éclairage est puissant et convient très bien pour cette application. Une résistance de 1000 ohms est ajoutée pour les 5 leds montées en parralèle
La captation du courant se fait sur les trois essieux de chaque bogie, via des lamelles découpées dans une plaque de chrysocal.
La plateforme accueillant la caméra réalisée dans une plaque de circuit imprimé est conductrice, l'alimentation du bogie opposé à la rampe d'éclairage est donc assuré par soudure d'un fil.
sur cette photo, nous apercevons les deux fils qui alimentent la rampe de leds.
La liaison électrique est réalisée, la prise de courant sur 6 essieux sera efficace
La caméra est fixée par une vis sous la plateforme. la rampe de leds a été enfermée dans un petit caisson pour éviter les reflets d'éclairage lors des séquences d'enregistrement photos/vidéos. L'engin est prêt à fonctionner.
J'ai ajouté une petite touche de peinture rouge sur le caisson de leds préalablement collé sur la traverse de choc du wagon.
Terminé, les tests de roulement sont excellents et l'éclairage efficace. L'engin respecte le gabarit HO et peut circuler sur n'importe quel réseau, même équipé de caténaires. Il ne reste plus qu'à filmer quelques séquences que je ne manquerai pas de diffuser à l'occasion. Nous aurons ultérieurement l'occasion de découvrir le nouveau circuit de biscatrain développé par Bruno qui est désormais totalement bouclé.
A +
vidéo 194
Je vous propose une vidéo réalisée sur mon diorama, mettant en scène une draisine récemment digitalisée tractant un engin Kibri non motorisé chargé de travaux de traitement du ballast.
Les séquences ont été filmées sur la partie décorée du dépôt, et sur la coulisse actuellement en cours de construction. Nous voyons notamment que sa conception permet de relier les deux niveaux, ce qui facilitera ultérieurement les manoeuvres et le stockage de convois sur les voies qui seront créées.
Bon visionnage.
Nous savons tous que le fer à souder est l'outil indispensable du modéliste. Il a beaucoup évolué au cours des dernières années, facilitant du même coup nos travaux plus ou moins délicats de soudure.
Ayant fait cette semaine l'acquisition d'un fer à souder sans fil (je dois dire sans grande conviction) je suis surpris de la qualité de cet outil, notamment sa capacité de chauffe remarquable, son autonomie et sa maniabilité. Ce produit est vendu actuellement chez LIDL au prix imbattable de 12,99 €.
Le fer est commercialisé sous la marque Parkside, il est présenté sur un socket support qui sert également à le recharger via une prise secteur. (prévoir environ 3H00 pour la première charge) Son autonomie est ensuite de 60 mn environ, le temps de chauffe varie de 25 à 35 secondes selon la température recherchée, laquelle peut atteindre 470° maxi. Il est livré avec deux échantillons de soudure à l'étain de 1 et 1,5 mm de diamètre. Le fer comporte une seule panne.
Sa forme ergonomique permet un excellent maintien en situation de travail. Lorsque le voyant passe du rouge au vert, la panne a atteint la température de chauffe idéale, que l'on peut faire varier en fonction du maintien ou non de la gâchette durant la session de soudure. Sa petite taille et surtout l'absence de fil électrique est un atout indéniable pour accéder à tous les coins d'un réseau, sans risquer d'accrocher les éléments de décor.
En situation de chauffe, deux leds éclairent le plan de travail, ce qui est très appréciable.
Seul point négatif, le pack ne comporte pas de panne supplémentaire, ce qui limite son usage à des soudures ponctuelles chaque fois que l'on peut éviter l'utilisation du fer à souder filaire classique. Aussi, la garantie de 3 ans affichée sur cet article me semble un gentil gag et motive mon premier sentiment lors de la découverte du produit.
En conclusion, un outil qui rendra service......avec un point d'interrogation sur sa durée de vie?
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.