implantation d'un nouveau signal 3 feux zébulon en sortie de la gare de Clairville
implantation d'un nouveau signal 3 feux zébulon en sortie de la gare de Clairville
Jouef a produit il y a une quarantaine d'années une 241 P dont l'allure générale reste encore aujourd'hui acceptable. Le modèle d'origine en livrée verte a été récupéré repeint en noir mat satiné et arbore la plaque du prestigieux train Mistral.
Il est passé dans les ateliers biscatrain où il a subi quelques améliorations.
Le tender équipant cette loco était équipé d'une transmission classique chez Jouef à base d'une couronne dentée attaquant un arbre central vertical, système multipliant les pignons s'avérant à l'usage assez bruyant. Le châssis a été remplacé par un modèle plus récent basé sur un moteur incliné attaquant directement l'un des essieux par l'intermédiaire d'une vis sans fin. Pour l'instant, le moteur Jouef 5 pôles est conservé, il sera facile de la changer le cas échéant contre un modèle plus performant.
premier travail, création de feux AR réversibles à base de leds canon bicolores, deux trous de 2 mm sont percés dans le bas de caisse et servent de gabarit pour la soudure des pattes.
les cathodes sont équipées d'une résistance de 10 Kohms pour réduire la luminosité
Un décodeurt (ESU lokpilot basic) est positionné sous la soute à charbon.
Avec la pose des leds à l'arrière du tender, le système d'accrochage caisse/châssis a dû être revu en insérant une petite cale collée percée et taraudée (1,6 mm) fixation par vissage
S'agissant d'un modèle ancien, les bandages devenus cassants doivent être remplacés, j'ai utilisé la référence 40070 de Roco.
La prise de courant doit également être améliorée, ce modèle ne bénéficiant pas de contacts sur les roues de la loco.
un morceau de CI de 1 mm d'épaisseur (longueur et largeur identique au carter en métal d'origine) a été découpé en créant deux pistes cuivrées séparées.
ces deux pistes seront raccordées aux deux fils qui alimentent l'éclairage AV de la loco via les contacts du tender.
deux tiges de laiton de 1 mm de diamètre sont soudées sur ces pistes et supportent des lamelles en chrysocal de 1/10ème d'épaisseur découpées selon le profil de la photo ci-dessus.
Une fois soudées, il suffit de les tronçonner en leur milieu pour obtenir un contact séparé sur les 8 roues de la loco. attention, elles doivent frotter sur les flancs internes métalliques des roues et non sur les rayons!!!!
l'éclairage AV étant assuré par une ampoule avec conduit lumineux, il sera conservé pour simplifier le câblage avec le décodeur situé dans le tender. Il importe de fermer le dessous du châssis avec cette pièce triangulaire en polystyrène noir.
un joint de mastic tamiya permet de bien occulter l'éclairage sous le châssis.
La traverse de tamponnement est à refaire car la numérotation de la loco sera changée. Un jeu de tampons (Mécanic trains) viendra remplacer ceux d'origine non conformes.
La traverse a été limée pour faire disparaître tout le relief existant.
Une nouvelle traverse est confectionnée dans du polystyrène de 5 dixième d'épaisseur, des nouvelles plaques de numérotation de la loco et du tender ont été commandées chez ALP2M (241 P 5)
cet artisan est en mesure de les fournir sur demande.
l'ensemble plaques + traverse sera peint à l'aérographe (rouge 60 Humbrol)
ALP2M fournit également des jeux de décalcomanie permettant de numéroter la loco et le tender. La traverse de tamponnement a été percée préalablement pour recevoir les tampons qui ont également été peints en gris à l'aérosol tamiya
La traverse est ensuite collée en veillant à bien la positionner. J'ai ajouté des cerclages sur les feux avant, en masquant le dessous du conduit qui a tendance à éclairer par transparence.
Le tender a également été équipé des nouveaux tampons, ce qui impose de renforcer la traverse de choc. j'ai pu remplacer l'attelage par un boitier aux normes permettant d'accueillir tous les systèmes actuels (pièce de récupération sur une loco adaptée au tender)
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Deux lanternes percées de part en part (2 mm) ont été collées sur les leds
Les tampons patinés peuvent être maintenant collés, ainsi que l'attelage à choquelles et les conduits (Roco) Les pare fumée ont été affinés par grattage avec un cutter sur le pourtour de leur face interne, puis ponçage fin.
Du véritable charbon a été rajouté dans la hotte et les nouvelles plaques de numérotation posées
un mécanicien et un chauffeur ont été rajoutés, ainsi qu'un morceau de vitrage rhodoïd collé avec Micro Kristal clear
La loco en marche HLP, feux rouges allumés sur le tender
et feux blancs en marche arrière, quant aux feux de la loco, ils sont déconnectés du décodeur pour simplifier le câblage, et restent éclairés en permanence, ce qui permet aussi de pouvoir supprimer les feux du tender lorsque la loco est attelée.
les plaques de numérotation doivent être grattées légèrement et polies avec de la gomme abrasive pour faire ressortir la surface laiton en relief
Il resterait encore beaucoup de superdétaillage à réaliser sur cette loco, bien qu'elle ait changé un peu d'allure, nous la voyons sur cette photo en tête d'une rame OCEM LSM au départ de la gare de St Gilles. (avant patine)
Attendons la sortie du modèle J/H annoncé en fin d'année qui saura sans doute combler nos attentes, le groupe Hornby nous ayant particulièrement gâté avec la série de vapeur sorties récemment. Il est difficile de rivaliser désormais avec les productions récentes, mais il faut admettre en corrolaire que les prix pratiqués n'ont plus rien à voir avec ce que Jouef proposait à l'époque glorieuse. Alors, on peut toujours bidouiller nos reliques!!!!!
la loco vient de recevoir une légère patine pour casser un peu l'aspect trop neuf. Sur cette photo, il reste encore à passer un voile de vernis mat incolore (spray Tamiya) lorsque tout sera bien sec
Cette fois ci, c'est terminé.
A +
241 P en tête d'une rame Ocem LSM
vue partielle du dépôt
éclairage rasant au petit matin
A l'origine de la conception du réseau, j'avais prévu que la signalisation (BAL 3 feux) serait fonctionnelle uniquement en mode analogique, associée à une détection par consommation de courant sur les cantons réalisée par des sources de traction électronique de fabrication maison.
Aujourd'hui, la plus grosse partie du parc locos est digitalisée, certaines peuvent circuler en mode analogique, d'autres non (pour les décodeurs les plus anciens ou basiques)
Pour de nombreuses raisons, notamment un manque de maîtrise dans le domaine du tout digital, mais aussi la difficulté d'un recâblage total du réseau sur des zones difficilement accessibles aujourd'hui, je ne souhaite pas entreprendre une gestion informatique des cantons, dans la mesure où la sécurité est assurée avec le système actuel en mode analogique, pour l'essentiel du matériel roulant sous ce type d'alimentation. Par contre, je suis tenu de transférer cette source vers le digital pour les quelques locos qui n'acceptent de fonctionner que sous ce mode, et c'est là que la signalisation lumineuse devient inopérante.
Partant de ce constat, j'ai décidé que la totalité des signaux existants et ajoutés récemment sur le réseau fonctionneraient désormais sous les deux modes d'alimentation. La photo ci dessus montre un ensemble de deux signaux en zone nord/est dont celui de gauche a été remplacé depuis par un simple carré rouge.
Il convient donc de recâbler l'ensemble, un gros chantier que je vais aborder par étapes. La détection signaux se fera par ILS, chaque loco étant équipée d'aimant.
Premier travail, construction d'un tiroir à glissière qui accueillera tous les relais et les barrettes de connexion. j'ai pu le situer à côté du poste de commande principal (TCO) ce qui facilitera le câblage.
Le tiroir est conçu pour pouvoir accueillir quatre cartes de relais de ce type, soit 120 relais maxi. Sur cette photo, nous voyons deux types de relais positionnés sur des platines au pas standard de 2,54 mm. Les relais bleus sont des monostables à une bobine (2 contacts RT) dont la grande résistance (2800 ohms) permettra de les faire fonctionner associés aux relais de moteurs d'aiguillages (PTT) sous 48V continu (itinéraires). Les relais noirs sont des bistables à deux bobines (2 contacts RT) fonctionnant sous 12V qui seront connectés à des ILS situés sur chaque canton en amont du signal (détection).
A noter qu'il serait possible ultérieurement de basculer en tout digital dans la mesure où la détection des cantons pour la signalisation peut naturellement s'appliquer à la circulation/gestion des trains, les nombreux contacts relais pouvant générer les impulsions nécessaires à la centrale digitale, mais ce n'est pas à l'ordre du jour!!!
Les relais sont soudés au dos de la platine sur les pastilles cuivrées.
Le premier travail consiste à relier chaque borne des 30 relais à un feeder unique qui sera le pôle négatif.
Dans l'immédiat, le câblage est reporté à une autre étape. Il faut préalablement installer des ILS devant chaque signal. Ils seront encastrés dans les traverses des rails et surmontés d'un croco (la photo montre un modèle PN Sud modélisme réalisé en métal blanc à décorer)
zoom sur les crocodiles, il convient de poncer leur surface avant de les peindre, j'ai limé aussi un des supports central pour laisser la place à l'ILS qui sera positionnée en dessous.
Une couche d'apprêt gris mat est appliqué avec un spray tamiya, idem pour les armoires électriques (même fournisseur)
Les pièces à patiner sont ensuite badigeonnées d'un lavis brun boue pour les crocos et d'encres model mates pour les armoires électriques et caisses à piles. Une fois sèches, les lames des crocos sont frottées avec une gomme abrasive pour restituer le brillant du métal blanc.
J'ai confectionné plusieurs cibles qui ont été positionnées sur les mâts d'origine zébulon.
Un nouveau signal rappel de ralentissement sera rajouté à l'entrée de la biburcation dirigeant sur la gare terminus. Il s'agit du signal précédemment installé dans le couloir N/Est que j'ai remplacé par un simple carré rouge.
Ce signal se situera à la sortie de la courbe face à l'usine Continental. Outre les trois feux de BAL, il comportera un carré rouge pour protéger l'aiguillage donnant accès à l'EP Continental, et un rappel de ralentissement (deux feux jaunes verticaux) lorsque l'aiguillage dirigeant sur la gare terminus sera dévié. Le talus a dû être rogné pour son installation.
Un muret a été fabriqué sur support polystyrène et plaques de briques Slater's patinées.
Le mur de soutènement est prêt à être posé.
terminé, un signal de plus dont le câblage fera partie des prochains travaux.
Avant la prise définitive de la colle, il est utile de vérifier que tous les feux fonctionnent bien (raccordé à une pile de 9V) sinon on recommence!!!
Comme ce signal est en sortie d'une courbe, il faut rajouter des mirlitons signalant son positionnement (le premier à 300 mètres) peu de place, il a été collé sur le poteau de caténaire
Le second à 200 mètres est posé sur un mât (fourniture ARA production)
A suivre
un nouveau signal zébulon de BAL + carré/rappel de ralentissement vient d'être installé à la sortie de la courbe nord/ouest du réseau. Il protège la sortie de l'EP Continental, et signale la voie déviée en direction de la gare terminus.
BB426164 PIKO en tête d'un convoi de citernes dans la tranchée N/Est du réseau
La reproduction par les Editions Atlas de ce petit autorail Somua est plutôt réussie, notamment avec des vitrages affleurant la caisse, et des roues plastiques dont la gravure est assez fidèle au modèle d'origine. S'agissant d'un engin ayant circulé sur les voies standard, il devrait se prêter assez bien à une motorisation.
Un rapide coup d'oeil sous le châssis métallique montre la disposition des deux essieux montés sur des supports mobiles articulés sur un axe central, sans doute pour assurer une meilleure tenue sur la voie??? étonnant pour un modèle statique!!!!
zoom sur le support d'essieu et sur la gravure des flancs de roues en plastique qui devront être remplacées. Dommage, car cette fois-çi, Atlas a fait des efforts de reproduction!!!
Le support est maintenu sur le châssis par une vis centrale qui permet une rotation limitée par un tenon visible (à droite sur cette photo). Le carter est également démontable. Il est donc assez facile d'installer un nouvel essieu (modèle Dynam de récup) dont le les roues ont un diamètre identique à celui d'origine (9,5 mm) Le pignon central est issu d'un essieu également de récup (CC65001 Mistral) lequel sera attaqué directement par une vis sans fin disposée à la verticale du châssis. Les gorges du support doivent être légèrement agrandies (foret de 2,1 mm) pour assurer une rotation libre de l'essieu moteur.
Le châssis doit être fraisé au niveau de l'axe d'articulation du support d'essieu afin de laisser le passage à la vis sans fin.
Le micro moteur est issu d'un véhicule draisine rail/route bachman dont l'un des arbres a été tronçonné. Ses très petites dimensions permettent de l'installer à la verticale coincé entre la cabine de conduite et le compartiment toilettes. A noter que le pignon d'entraînement décrit plus haut peut-être également récupéré sur cette draisine, à condition de repercer son axe à 2 mm
Une petite cale en polystyrène de 1 mm d'épaisseur percée en son centre d'un trou élargi de 5 mm sera collée sur le moteur après avoir soudé deux fils d'alimentation orange et gris.
Le compartiment intérieur de l'autorail doit être découpé pour accueillir le moteur qui sera ensuite collé sur son support, en veillant à un positionnement parfaitement centré. A noter que sa hauteur ne déborde pas sur celle des cloisons. Cette disposition limite au maximum son emprise et ne dégrade pas outre mesure les équipements intérieurs. La cabine de conduite est maintenue, ainsi que toutes les banquettes. Par ailleurs, le câblage sera facilité à cet endroit où il reste la place d'un décodeur derrière le moteur.
détail de la transmission, il reste à vérifier si l'entraînement sur un seul essieu moteur sera suffisant, la pose de bandage d'adhérence étant à écarter compte tenu du nombre limité de roues qui seront chargées de capter le courant.
Il convient maintenant de solidariser les deux essieux. Côté moteur, le support qui a perdu son axe d'articulation est maintenu par une cale en polystyrène de 3,5 mm d'épaisseur usinée avec une ouverture en forme de trou de serrure (diamètre central 6,5 mm)
Cette cale sera collée sous le châssis, de même que le support d'essieu, en veillant à bien positionner le pignon d'entraînement par rapport à la vis sans fin du moteur. Un léger fraisage est nécessaire sous le châssis à l'emplacement des roues (réalisé avec un disque à tronçonner)
La fixation du carter sous le support d'essieu a été modifiée pour permettre une fixation par vissage traversant le châssis métallique taraudé (2 mm) Désormais, les deux essieux seront fixes, ce qui ne devrait pas poser de problème en courbe vu le faible empattement de cet autorail.
Même traitement simplifié pour l'essieu arrière.
L'aménagement intérieur a été peint (spray tamiya gris clair) et collé sur le châssis métallique. J'ai utilisé un décodeur LENZ direct dont j'ai supprimé les 8 pins en ressoudant les fils après repérage des fonctions. Il s'agit d'un décodeur déficient dont la fonction éclairage AV et AR ne fonctionne plus, seul le fil bleu et vert est opérationnel avec la touche AUX 1 de la centrale digitale, ce qui assurera simultanément l'éclairage intérieur et les phares AV, rien n'est prévu pour les feux AR sur ce modèle qui ne circule que dans un seul sens, à l'instar des autobus!!!
Le décodeur trouve sa place derrière le moteur. Le câblage sera simplifié, deux fils au moteur, deux fils aux roues, deux fils pour l'éclairage.
Les deux fils chargés de capter le courant sur la voie traversent le châssis par l'un des deux trous d'origine présent sur le modèle. Une plaque de CI de 1 mm d'épaisseur a été découpée pour s'encastrer sous le châssis entre les deux essieux, perçage à 8 mm et rainure centrale pour créer deux pistes isolées.
La plaque est collée sous le chassis côté époxy, et les deux fils rouge et noir soudés sur chaque piste
des lamelles en chrysocal de 1/10ème de mm découpées et mises en forme sont soudées sur les deux pistes, assurant un contact électrique souple sur les quatre roues
Le premier tour de circuit est concluant, l'autorail fonctionne parfaitement et grimpe sans problème toutes les rampes, J'avais quelques craintes sur ce dernier point, mais la faible masse de l'engin permet d'éviter l'installation de bandages d'adhérence.
Les travaux se poursuivent. j'ai installé un conducteur et peint les fauteuils en brun.
le dessous du chassis a été peint ainsi que les lamelles de contacts
les optiques de phares ont été percées de part en part et fraisées pour installer des leds CMS, opération délicate car les supports sont très fragiles.
j'ai utilisé des micro leds précâblées (fourniture Limousin Modélisme Trains)
test d'éclairage, il faut atténuer celui du compartiment voyageur trop violent
Une résistance de 3,9 Kohms a été intercalée sur le ruban de leds du plafond chargé de distribuer l'éclairage via le fil bleu et vert du décodeur. Les câbles microscopiques des feux AV sont raccordés au ruban de leds, en intercalant une résistance supplémentaire de 1 Kohms. Il convient de démonter les vitrages pour faire passer ces fils entre les montants, puis les coller. (connexion des feux/montage en série) Les personnages ont été rajoutés avec qq colis qui masquent le trou central du plancher.
Reste un petit coup de peinture à ajouter au plafond pour masquer tout le câblage.
terminé ou presque, je dois encore remplacer les tampons trop fragiles, L'engin va pouvoir rejoindre ses "congénères" Atlas et est bon pour le service. Sans doute le modèle qui m'a causé le moins de problème!!
Je diffuserai à l'occasion une vidéo montrant cet autorail en circulation sur le réseau.
A +
la digitalisation et l'éclairage du Somua Atlas est terminée, voir article diffusé ce jour.
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.