Le club de modélisme d'Andernos (CMFAB) tenait son exposition annuelle samedi et dimanche dernier 11 et 12 octobre, l'occasion de présenter au public deux réalisations (HO et O) de qualité, dans un décor soigné, oeuvres de talentueux modélistes.
Je vous livre quelques unes des photos que j'ai glanées durant cette visite, avec l'accord de son sympathique Président.
La première série de photos concerne un module réalisé à l'échelle O sur lequel circulait des locos, voitures et wagons superbes dans les marques les plus prestigieuses.
La seconde série concerne la partie exposée du réseau du Club en HO dans un décor fouillé, avec des réalisations de maquettes personnalisées.
Après un tour d'horizon sur ce module prestigieux dont chaque portion de décor est admirablement traitée, voyons ce que nous présente le club d'Andernos sur la partie exposée de son réseau HO
photo 388 si j'ai bien tout compris, les immeubles sont réalisés avec des vieux calendriers cartonnés
Je remercie les organisateurs de cette exposition, le président du club dynamique CMFAB d'Andernos et tous ses membres d'avoir permis ce reportage sur mon blog.......et mille excuses pour tout ce que j'ai pu oublier de diffuser.
A +
vidéo 157 circulation de deux autorails picasso Jouef et Atlas améliorés
J'ai réuni dans cette vidéo plusieurs séquences traitées sous forme de vieux film, avec des images filmées sous un faible éclairage, ce qui accentue encore le dégradé propre à ce type d'enregistrement.
Seul, l'autorail Jouef a été remotorisé avec une transmission sur un seul essieu moteur, il tracte l'autorail Atlas qui a bénéficié des mêmes améliorations (essieux et bogies Roco) Les deux machines sont indissociables.
Bon visionnage
Les précédents articles détaillaient le démontage des 5 principaux modules situées de la zone ouest à la zone Est du réseau. Il restait donc 3 modules à traiter constitués de la gare de passage de Clairville et de la zone de montagne.
Module 8
J'ai pris l'option de démonter d'abord le module 8 qui était le dernier construit, son emplacement étant plus accessible. Il mesure 194 X 125 cm et supporte la gare de Clairville et une partie du viaduc. Le premier travail consiste à séparer le module de montagne que j'avais rajouté sur la zone de couloir pour créer un fond de décor. Celui ci étant solidaire, j'ai dû le découper à la scie égoïne, sans gros problème puisqu'il était délimité par un caisson qu'il suffisait de dévisser.
A droite de la gare se situe la ligne de séparation entre le module 8 et le 7, une petite pression au pied de biche et le module se détache sans effort
La ligne de fracture se poursuit jusqu'à l'amorce du viaduc qui enjambe les deux modules précités, là cela se complique, car à l'origine, cette partie du viaduc était fait d'une seule pièce. Il faut donc l'extraire sans le désintégrer!!! De plus, il a les pieds qui baignent dans un lac coulé en résine, et chacun sait que c'est résistant.
La séparation en zone de gare nécessite de décoller des barrières et qq accessoires
Maintenant que la séparation côté gare est bien amorcée, il faut vérifier côté viaduc comment il se comporte car il résiste sérieusement!!!
Après avoir délimité la découpe de l'amorce du viaduc, et fait une (forte) pression sous le caisson du module, ce dernier se sépare, et le viaduc ne s'est pas désintégré. J'avais prévu une construction solide, notamment sur le tablier pour éviter toute déformation dans le temps
Les seuls dégâts se situent derrière le viaduc où une partie du décor rocheux collé sur une structure en dépron s'est détaché, idem pour le lac, il faudra faire un raccord lors du remontage. Par contre rien n'a bougé du côté visible du viaduc, les baigneurs et pas même les pêcheurs qui continuent de taquiner le goujon
Le module 8 est enfin détaché
Comme pour les autres, un bâti constitué de cornières métalliques et de tasseaux de 2,5 cm de section a été fabriqué pour le transport. Sur celui-ci, j'ai pu réduire la hauteur à 45 cm contre 55 pour les précédents.
Le viaduc a bien été protégé, dans la mesure où les modules devront voyager à la verticale pour limiter le volume
terminé pour le module 8, je peux passer au suivant.
Module 6
Il mesure 150x91 cm
c'est celui de gauche qui amorce la montagne, là aussi, j'ai découpé le décor avec une scie égoïne pour bien délimiter la zone de rupture. Sur le module de droite, nous voyons qu'une partie de la résine qui effleurait le pied du viaduc a éclaté sous la pression.
le module 6 n'oppose pas trop de résistance, peu de voies à séparer, une découpe facile du relief
Cet immeuble qui se situe en zone N/est sera démonté, de même que les trois lampadaires installés sur le rond point.
Par contre le module amovible sera vissé sur sa structure pour le transport
Le bâti construit pour la protection du module 6 aura une hauteur de 55 cm, compte tenu du relief montagneux
Module 7
dimensions 150 x 136 cm
Le dernier module à démonter se situe sur la partie la plus haute de la montagne, et comme je l'avais indiqué, il ne peut pas franchir la porte d'entrée (de sortie) en l'état, il faut dégager le sommet sur lequel se trouve deux châlets, en faisant le minimum de dégâts. Une chance, sa structure en plaques de dépron reposait sur une plateforme en CP. Il suffit donc de scier juste au dessus de cette plaque, en repérant au feutre la zone de découpe.
Une fois découpé, le bâti inférieur sera consolidé
C'est parti, pour cette opération, une longue scie égoïne permet de faire un travail de découpe propre, bien entendu, j'ai dû décoller qq sapins qui se trouvaient sur la zone concernée
C'est fait, il suffira de repositionner le sommet et faire qq joints de flocage/végétation lors du remontage
Sur cette photo, nous voyons que le sommet n'a pas trop souffert, là encore, l'intérêt d'utiliser des plaques de dépron de 4 cm d'épaisseur superposées pour réaliser le relief d'un réseau, surtout en montagne, une découpe est toujours possible, ce qui n'est pas possible avec une structure constituée de grillage plâtré qui exploserait sous un tel traitement. Autre avantage, c'est très léger, rigide et se découpe aisément avec un fil résistif chauffant.......et peu coûteux puisqu'il s'agit de matériau d'isolation pour la construction.
Pour ce dernier module, la hauteur du bâti sera de 70 cm, ouf, il pourra franchir la porte!!!
le module qui se situe sur la trappe centrale escamotable dont on voit ici l'emplacement sera réinstallé, il ne dépasse pas!!!
le morceau de montagne décapitée voyagera séparément, je vais le fixer sur un support de CP pour consolider son assise.
terminé, les 8 modules sont prêts à être embarqués. Il ne reste plus qu'à mettre sous carton tout ce qui a été détaché du réseau, et la liste est longue!!!
En conclusion
les travaux de démontage ont été exécutés en moins de deux semaines, la construction du réseau a duré environ 14 ans, si j'y ajoute le temps consacré à l'étude et à la planification du projet.
J'ai pris beaucoup de plaisir tout au long de ces étapes, et la communication chaleureuse avec tous les passionnés instaurée depuis la création du blog en 2008 m'a souvent apporté un encouragement à poursuivre et améliorer l'existant. Pour cela, je remercie chacun des lecteurs assidus.
J'abandonne aujourd'hui "biscatrain" sans trop de regrets, n'étant pas d'un naturel nostalgique. J'ai la conviction (certitude) qu'il est entre de bonne mains et qu'il connaîtra une seconde vie ailleurs, avec l'espoir de le voir un jour fonctionner à nouveau, son futur propriétaire se préoccupant déjà d'une programmation d'exploitation informatisée, ce que je n'avais jamais osé entreprendre.
A +
Vidéo 156
Une courte séquence réalisée en utilisant qq uns des nombreux effets spéciaux disponibles sur la dernière version de Pinnacle V.17. Les images sont inversées et j'ai essayé de reproduire un environnement monochrome pour simuler le givre matinal et l'éclairage d'une froide journée d'hiver.
bon visionnage
Comme je l'indiquais dans le précédent article, le module 5 a été plus facile à démonter, car il n'est relié au reste du réseau que par deux voies. Par contre, il comporte un certains nombre d'immeubles dont la gare de Saint-Gilles en surélévation, bâtiments que j'ai dû retirer pour faciliter le transport et le sécuriser.
La ligne de rupture entre le module 5 et 6 passe par un bout du parking, un abri taxis et plusieurs immeubles qui étaient simplement posés.
La coupure se fait entre l'abri taxis et la cabine téléphonique, qui ont été démontés provisoirement pour faciliter la séparation.
Les immeubles au premier plan et celui du fond seront enlevés et voyageront dans un carton.
En fait, sur la façade Est, un petit module escamotable fait la transition, il se situe sur le module 6 et me permettait d'intervenir dans la zone de gare terminus.
C'est essentiellement un rond point circulaire avec une fontaine qui relie l'avenue de la gare à l'autoroute
L'ensemble BV et immeubles situés derrière la gare était installé sur un plateau amovible qui pouvait basculer à 90° pour accéder aux voies souterraines, grâce à une charnière piano. Son démontage est donc facilité.
Cet ensemble voyagera séparément
les immeubles situés au N/Est de la gare doivent également être démontés, pour réduire la hauteur du module à transporter.
Ils se décollent aisément et la repose ne devrait pas laisser de trace.
même traitement pour ces deux immeubles.
Dans le prolongement de l'avenue de la gare , il reste quelques immeubles qui sont solidaires du module 5, il faut donc également les déposer. J'ai pris soin d'identifier tous ces bâtiments en numérotant le dessous du socle, ce qui facilitera leur repose.
La repose du plateau supportant le BV et les immeubles face à la gare est un jeu d'enfant, qq vis sur la charnière piano, et une connexion unique assure l'éclairage de tout l'ensemble
Les raccordements de voies sous des angles réduits en souterrain avaient été conçus en intercalant sur la zone de coupure des coupons de rails qu'il sera plus facile de réinstaller pour faire la jonction, c'est l'un des sectionnements existants sous cette forme entre le module 5 et 6
çà y est, le module 5 est détaché, je peux construire un bâti dont la hauteur sera réduite à 45 cm contre 55 cm pour les précédents. J'essaie d'optimiser chaque fois que c'est possible le volume à déménager, si j'avais maintenu les immeubles, je n'étais pas sûr de pouvoir sortir le module par la porte!!!
Terminé pour le module 5, il peut être embarqué!!!
Les arêtes biseautées constituent un petit travail supplémentaire pour construire le bâti, mais la scie circulaire d'établi s'en acquitte très bien. A propos, je profite de cet article pour rappeler à tous les constructeurs de réseau que le premier achat à effectuer avant de démarrer, ce n'est pas une loco ou un coupon de rail, mais une scie circulaire de qualité, biscatrain n'aurait jamais vu le jour sans cette machine que j'ai amortie cent fois, la découpe de toute la structure d'un réseau demande beaucoup de précision, notamment lorsque celui-ci est conçue sous forme de modules.
C'est avec un grand soupir de soulagement que j'aligne désormais les 5 premiers modules le long du mur, prêts à être déménagés. Encore un petit effort, les trois derniers comportent beaucoup moins de voies à séparer, mais je vais me heurter à un nouveau problème, la montagne.......trop haute pour passer la porte transversalement, et çà, je n'y avais pas pensé en la construisant. Sauf à démonter le toit et louer un hélicoptère, le module devra être étêté d'une dizaine de cm au sommet. Je vais devoir replonger dans mes plans pour trouver la meilleure solution possible.
Et qui peut dire que notre hobby n'est pas passionnant!!! Construire, améliorer, démonter, autant d'étapes où il faut se gratter la tête, avec au bout de la démarche, la satisfaction d'avoir dominé son sujet.
A suivre
Le module N°4 (187,5 X 100 cm) est celui qui comporte le plus de voies à désolidariser (28 au total sur les différents niveaux). Les trois marquises de la gare terminus chevauchent les modules 4 et 5, il faudra donc les extraire. De plus, une section du viaduc se situe sur la zone de coupure en limite Est. Le démontage sera donc particulièrement délicat.
On voit bien la zone de coupure sur cette section de la gare terminus, le premier travail consiste à dégager les 3 marquises des quais (Faller) qui sont d'un seul tenant. J'avais prévu à l'origine un démontage possible, les pieds étant simplement enfichés dans le socle des quais réalisés en médium, leur extraction s'est faite en douceur
Les voies en tranchée en zone N/Est ainsi que la découpe des murs de soutènement avaient également été conçus pour être désolidarisées
Avant de dégager les marquises de quais, il faut décoller les consoles que j'avais confectionnées pour la pose des fils de caténaire, l'opération a pu être réalisée sans dégât.
C'est fait, les 3 marquises voyageront emballées avec une protection pour les pieds qui sont assez fragiles.
De l'autre côté du module 4 se trouve le bâtiment Sernam, celui ci était installé sur une trappe amovible, que j'ai fixée avec deux vis pour le transport, sa faible hauteur ne m'imposant pas de le démonter
le démontage des marquises d'un seul tenant a permis de conserver le système d'éclairage par ruban de leds CMS mis en place ces dernières années.
Les consoles réalisées en profilé de laiton pourront être réinstallées par collage cyanolit, en appui sur les bordures des marquises.
Les voyageurs et les accessoires sur les quais n'ont pas trop souffert durant l'extraction des marquises, tout au plus qq personnages à recoller.
Le module Sernam a été provisoirement extrait du module 4, ce qui m'a facilité l'accès à la trappe lors du démontage.
Un pylône d'éclairage a dû être démonté, il voyagera emballé dans une caisse avec les deux autres.
Un dernier petit module doit être dégagé avant d'entreprendre le démontage du module 4
Le plus gros travail consiste à repérer tout ce qui peut relier un module à un autre, les vis notamment qui se cachent un peu partout....et bien entendu, cela se situe sous le réseau !!!
C'est parti, sur cette photo, on voit la ligne de fracture, un peu comme un tremblement de terre, mais le viaduc ne s'écroulera pas car sa structure en limite de module a été conçue pour être séparée.
La séparation est bien engagée, il faut veiller à ce qu'il n'y ait pas de résistance au niveau des voies, les éclisses n'étant pas soudées. Là encore, un pied de biche permet de faire pression entre les deux modules
En face du PN de Clairville, la voie double est fractionnée en diagonale, il faut veiller à ne pas détériorer le sectionnement, en dégageant préalablement les éclisses glissantes.
Le viaduc a résisté au tremblement de terre!! les structures ne sont pas endommagées, je peux maintenant extraire totalement le module
Il ne reste plus qu'à fabriquer le bâti pour faciliter le transport. J'ai adopté une hauteur standard pour tous les modules 55 cm, tout ce qui dépasse cette hauteur, notamment certains immeubles, cheminée, pylônes ont été décollés de leur base et voyageront dans des cartons.
Les deux portions de viaduc s'emboîtaient l'une dans l'autre sans être collées, ce qui a permis de ne pas dégrader les parements de murs, ni les barrières en laiton.
La ligne de caténaires a dû être coupée sur chaque section de module, son démontage n'était pas possible, les fils étant soudés sur les consoles de poteaux JV.
Terminé pour le module 4 qui peut être rangé à la verticale à côté des autres. D'un seul coup, je trouve le local plus grand!!!
J'ai pu réinstaller le bâtiment Sernam, sa hauteur ne dépassant pas les limites du bâti.
En partie visible du réseau, le sectionnement des rails en diagonale ne pose pas trop de problème, ce qui n'est pas le cas dans les parties non visibles ou souterraines, auquel cas il faut prévoir une portion de rail détachable qui se situe à cheval sur les deux modules.
Voilà une nouvelle étape de franchie, le prochain démontage portera sur le module N°5 qui supporte le BV de St-Gilles, les immeubles, et la rampe hélicoïdale N/Est d'un seul tenant, seules 2 voies seront à séparer sur une section à double voie en courbe. Je respire!!!!
A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.