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18 janvier 2009 7 18 /01 /janvier /2009 18:25
Cette loco a été reproduite par Lima et Jouef, mais hélas toutes deux avec une motorisation déficiente et un détaillage aujourd'hui dépassé. Ayant trouvé dans une vente un vieux modèle Lima, j'ai entrepris de l'améliorer afin qu'elle trouve sa place sur le réseau, d'autant qu'elle fonctionne sous caténaire 25 Kv......
Le chassis moteur d'origine et les bogies Lima ont été remplacés par un Roco (nez cassé) de première génération. J'en ai profité pour adapter le nouveau moteur Roco avec ses deux volants d'inertie, en modifiant la transmission par cardans. Un fraisage du chassis a été nécessaire pour loger les volants d'inertie. La platine électrique a été supprimée.

 
quatre petites cales blanches ont été collées aux extrémités du chassis roco, pour supporter la caisse Lima qui s'ajuste assez  bien sur son nouveau chassis

  
Des cerclages de phares ont été collés, remplacement des tampons, pose d'un attelage à choquelle, cablots, le tout en laiton, trompes changées et fraisées


pose de leds rouges et blanches, testées avec une pile de 9 V, sur un circuit imprimé fabrication maison


la ligne de toiture a été refaite (panto carmina 25 Kv) ainsi que tous les isolateurs


Elle est prête a reprendre du service, ici en tête d'une rame Piko livrée Aqualys, et sa silhouette ne jure pas trop à côté de sa soeur la CC 6500.
Son fonctionnement est parfait, puisque basé sur une mécanique Roco qui a fait ses preuves. Dommage que cette marque n'ait pas décliné une version nez cassé dans cette livrée, car la gravure de la caisse aurait été plus fine!!!!!!  
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12 décembre 2008 5 12 /12 /décembre /2008 06:47

Les travaux d'électrification du réseau biscatrain ont repris, avec une nouvelle portion de caténaires de 6 mètres environ sur voie unique.  Ce tronçon se situe à la sortie d'une bifurcation donnant accès aux voies d'arrivée de la gare terminus, et débouche sur un souterrain qui passe sous cette gare, après franchissement d'un pont métallique. La plateforme à l'approche du souterrain étant très étroite, quelques travaux de maconnerie ont été nécessaires pour sceller les poteaux dans des niches.
Le premier travail consiste à raccorder une nouvelle ligne afin de prolonger celle déjà existante.


Le tracé ci-dessus montre le positionnement des poteaux sur la voie double en courbe se situant derrière la rotonde au nord ouest du réseau. Le schéma est volontairement simplifié par rapport à la réalité, mais le principe  est respecté.  Le départ de la caténaire sur la voie unique passe par un système de tension avec poulie et contrepoids qui s'accroche sur un poteau extérieur de la voie double, lequel est renforcé par un hauban. La zone d'aiguillage est couverte par des poteaux équipés de consoles doubles

 

 
Les poteaux type N/Est sont de la marque JV vendus en sets de six pièces à assembler par collage à la cyanolit (3 consoles en tension et 3 en compression). Sur ligne droite, ils doivent être posés en alternant les tensions et les compressions. Sur courbe, les tensions se trouvent  côté extérieur à la courbe et les compressions côté intérieur.
La photo ci-dessus montre l'implantation de chaque catégorie sur une voie double en courbe. 


ci-dessus, sachet de 6 poteaux. Les mâts sont fabriqués en nylon et sont donc assez souples pour éviter la casse lors d'accrochages intempestifs. 

Pour respecter le plan, j'ai dû revoir l'ancrage de la caténaire desservant la voie unique à l'entrée de la biburcation.
en installant sur un poteau extérieur un système de tendeur (set de une pièce de la marque) muni d'une poulie sur laquelle s'accroche un contrepoids et le départ de la caténaire ( ce tronçon de caténaire a un profil particulier qu'il est facile de réaliser en s'aidant du gabarit - 1/2 portée) Ne pas oublier de mettre un isolateur avant la poulie)



 

Une autre vue du système de tension. A noter, il est factice sur BISCATRAIN dans la mesure ou je soude systématiquement  la  caténaire sur chaque console pour maintenir une rigidité correcte de l'ensemble. Le hauban à droite du poteau permet à ce dernier de supporter l'effort de tension.


Vue en élévation . Les deux poteaux couvrant la zone d'aiguillage sont équipés de consoles doubles, l'une supportant la caténaire de la voie double extérieure déjà existante,  et l'autre la nouvelle caténaire de la voie unique qui vient d'être posée. Il est utile d'ouvrir le petit anneau existant sur toutes les consoles afin de pouvoir glisser le fil porteur avant de le souder. Le laisser dépasser de quelques mm au départ pour pouvoir le souder sur le précédent.  Le fil conducteur sera replié sur lui même sur son extrémité pour s'accrocher sur l'antibalancant de la console, puis soudé. Idem sur son autre extrémité. Si la portion de caténaire fabriqué comporte plusieurs portées, les fils porteurs et conducteurs seront simplement soudés sur les consoles intermédiaires. 


Une autre vue montrant les points de fixation (soudure) de la caténaire  


Un autre tronçon de caténaire vient d'être posé. Le poteau est toujours de la marque JV , mais correspond à une ancienne production en zamac (moins fine mais très rigide) dont les consoles ont été refaites. Je recycle mon vieux matériel !!!!. Le point de soudure est délicatement surfacé avec une lime plate pour éviter tout accrochage avec l'archet des pantos. Le fil de laiton reste à peindre. j'utilise du vert/bronze 75 Humbrol. Cette teinte sera ensuite atténuée par un voile léger à l'aérographe couleur gris poussière. 

 


On se rapproche du pont métallique. Le fil conducteur passe sous le treillis où il est soudé sur des tiges de laiton fines qui traversent les poutrelles de part en part. Le fil porteur se limite à une courte section qui vient s'accrocher sur une petite équerre (pièce de récupération d'un pont Kibri) Ne pas oublier l'isolateur sinon tout le personnel empruntant le pont sera grillé !!!!!!! 25000 volts!!!!! et bonjour le court circuit .......


les travaux avancent. Le raccordement de la caténaire à la sortie du pont a été réalisé sur le même principe, L'embranchement particulier (voie à gauche de l'aiguillage) ne sera pas électrifié pour simplifier.

 
On aborde maintenant une zone en contrebas de la gare où la plateforme est très étroite. J'ai donc réalisé des niches en polystyrène habillées de briques pour loger les poteaux (consoles raccourcies) La structure du talus étant en dépron, pas de problème pour creuser les niches.

  
Une autre niche avec un petit mur de soutènement. Plus haut, le mur qui ferme toute la zone de gare terminus.


Le raccord avec la ligne souterraine est terminé, à cet endroit, la console est abaissée d'un cran, mais reste suffisement élevée pour le débattement du pantographe. La caténaire étant soudée tout au long de la portion d'environ 6 mètres, il importe de la tendre sur ce dernier point de soudure, pour éviter tout flottement. Un test de franchissement de cette zone au ralenti avec une loco panto relevé est à effectuer. Si tout se passe bien, le franchissement à grande vitesse ne doit pas poser de problème. 
Lors de la conception des voies souterraines (elles ne sont pas toutes électrifiées) j'ai prévu un relevage progressif de la caténaire permettant aux pantographes de passer sous les structures pantos totalement relevés. Pour ce faire, j'utilise des sections en laiton de 1,5 mm d'épaisseur qui viennent s'ancrer dans la partie supérieure du souterrain.    
Un autre point important lors de la pose des caténaires sur consoles doubles, les deux fils de caténaires conducteurs doivent être sur un même plan horizontal car sinon l'archet du panto accrochera l'un d'entre eux au passage. La photo ci-dessus montre le positionnement de l'archet à cheval sur les deux fils. 

 
Dans certaines configurations particulières très étroites, il est nécessaire de confectionner des poteaux, j'utilise du profilé en laiton en H vendu par l'Octant (catalogue en ligne) Cette portion reste à électrifier!!!!!


Pour terminer cet article sur la pose des caténaires, un zoom sur une portion du grill de gare électrifié en 2002. Là cela se complique et même si tout est fonctionnel, je m'écarte quelque peu de la réalité. L'important lorsqu'on se lance dans un équipement de ce type, c'est d'évoquer plus que de reproduire fidèlement la complexité des lignes électrifiées à l'approche des gares. Les puristes risquent de rester sur leur faim!!!!!! Pour les autres, j'espère que ce reportage pourra vous aider dans vos réalisations.

   

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9 décembre 2008 2 09 /12 /décembre /2008 18:34

L'électrification d'un réseau miniature à l'aide d'une ligne de caténaires apporte une touche de réalisme supplémentaire, dès lors que envisagez de faire rouler des locomotives électriques équipées de pantographes fonctionnels. 

Mon choix s'est porté sur la caténaire de type N/Est 25 KV qui est la plus facile à réaliser. Un autre type S/Ouest fonctionnant sous 1,5 KV peut être également utilisé, mais la confection est beaucoup plus longue. Aussi, lorsque le réseau doit être électrifié sur une centaine de mètres (cas de Biscatrain) l'option est vite choisie!!!!

Le premier travail consiste à confectionner un gabarit qui servira à positionner correctement les fils porteur et conducteur, ainsi que les pendules. Ce gabarit permet de traiter des longueurs unitaires de 100 cm d'une seule pièce, et limite donc les raccordements lors de la pose des caténaires. La portée standard que j'ai retenue est de 40 cm, mais peut être adaptée en + ou en - selon les besoins.

Enfin, qui peut le plus peut le moins, ce gabarit permet de confectionner au choix les deux types de caténaires ci-dessus.

 
Etape 1

dans un bloc de bois dur de 50 cm de long (j'ai utilisé du hêtre, mais n'importe quel bois dur peut faire l'affaire) tracer au crayon un tronçon de caténaire dont les dimensions sont les suivantes:
          longueur entre chaque point d'ancrage (portée): 40 cm 
          espacement entre chaque pendule: 5 cm
          espacement entre chaque pince/cavalier: 2,5 cm (caténaire de type S/ouest)
          hauteur du pendule au point d'ancrage: 2 cm
          hauteur du pendule central: 1,2 cm
          Intervalle entre les deux fils inférieurs: 3 mm
A la hauteur des deux points d'accrochage de la caténaire, dessiner la flèche du fil porteur, et l'amorce de la suivante (voir photo)


Etape 2

confectionner un guide (plaque de médium de 3 mm d'épaisseur) qui reproduira exactement le tracé de la flèche du fil porteur. Cette plaque sera découpée le + finement possible sur le tracé de la flèche, les deux champs obtenus seront poncés pour offrir une surface sans aspérité. Cette plaque va servir de guide pour graver dans le gabarit les trois fils horizontaux de la caténaire 


Etape 3

L'utilisation d'une perceuse Dremel équipée du support de fraisage ci-contre permet de faire une gravure en creux parfaite pour positionner le fil de caténaire. Elle s'appuie sur le guide bien positionné sur le gabarit avec des serre joints, le champ du guide est situé à 3 cm exactement de l'axe de la fraise (en l'occurrence une fraise dremel de diamètre 0,8 mm, je n'ai pas trouvé plus fin) La profondeur de la rainure est de l'ordre de + ou - 0,6 mm soit un peu plus que le fil de laiton à souder (0,5 mm) A noter, dans le passé, j'ai confectionné des gabarits sans cet outillage électrique en me servant d'une lame de scie à métaux démontée de son support en grattant par passes successives les surfaces à graver, mais le résultat est très approximatif.........et prend beaucoup plus de temps. 


La gravure du fil porteur est réalisée à partir du guide (face arrondie)


le même procédé est appliqué pour le fil conducteur N/Est et S/Ouest à partir du guide (face rectiligne)

 


Ensuite, gravure des pendules et des pinces/cavaliers (caténaire S/ouest), toujours avec un guide, ici le guide de fraisage est une équerre métallique bloquée par serre joints


la gravure de tous les pendules et pinces/cavaliers est longue, mais on tient le bon bout

 

 

Voilà, la gravure est terminée, c'est une étape nécessaire pour fabriquer dans de bonnes conditions  les deux types de caténaires. C'est vrai que le type Sud/ouest qui comporte un troisième fil et de nombreux cavaliers sur le fil conducteur complique la tâche. Pour Biscatrain, je n'utiliserai que deux fils..........


Par le passé, j'ai construit plusieurs gabarits type N/Est pour pouvoir fabriquer diverses longueur de caténaires, mais ce n'est pas indispensable, le modèle décrit plus haut permettant de traiter n'importe qu'elle longueur.
Là encore, on s'éloigne quelque peu de la réalité car la portée en ligne droite (rapportée à l'échelle HO) devrait atteindre 72 cm sur nos réseaux miniatures. J'ai donc limité la portée de la caténaire la plus longue en ligne droite à 40 cm, voire 45 cm ce qui est un maximum pour une caténaire fonctionnelle. Cette portée sera réduite sur les voies en courbe.

  
Etape 4

J'utilise des barres (fil de laiton de 1 mètre de longueur et de diamètre 0,5 mm), il peut être judicieux de choisir des sections plus petites (bronze) pour une caténaire plus fine. Mais cela sera souvent au détriment de la solidité et de la fonctionnabilité.
Il importe de décaper ces fils (j'utilise une gomme de type Roco pour un meilleur accrochage de la soudure) en prenant soin de ne pas les tordre.


La photo ci-dessus montre le positionnement des fils porteur et conducteur et des pendules qui sont maintenus en bonne position dans le gabarit (ce n'est pas celui décrit plus haut, mais le principe est le même). Poser des petits contrepoids pour éviter tout retrait des fils dans les rainures.

 

Etape 5

 

Déposer un peu de produit décapant sur les point à souder et utiliser une soudure fine à l'étain contenant un peu d'argent (voir catalogue Conrad en ligne) Faire une soudure la plus fine possible
La longueur des pendules est différente tout au long d'une section de caténaire, il peut être judicieux de faire un repérage de chaque section et de les couper en série, pour réduire le temps de travail.

 


Etape 6

Lorsque la caténaire a été soudée, il est utile de surfacer les points de soudure trop apparents recto/verso de la caténaire. Ce travail sera fait avec un disque à tronconner tournant à grande vitesse et effleurant délicatement  la soudure sur la tranche. Bien maintenir la caténaire à plat durant cette opération. La finition sera faite avec une petite lime à section carrée, afin de laisser un point de fixation des pendules le plus fin possible. Les champions de la soudure pourront peut-être s'éviter cette étape 6 !!!!!!!

 


Un mètre de caténaire type N/Est est terminé. Chaque tronçon doit correspondre exactement à la longueur d'une portée calculée entre chaque console de poteaux positionnée prélablement sur votre réseau. Sur cette photo, nous voyons que la portée centrale est + courte que celle (standard de 40 cm) du gabarit  

Je précise qu'il y a d'autres méthodes pour la fabrication de caténaires, avec parfois une recherche de plus grande finesse des éléments la composant, j'ai choisi cette option pour sa relative rapidité de mise en oeuvre compte tenu des longueurs à fabriquer. Par ailleurs, la rigidité obtenue permet une utilisation fonctionnelle des pantographes.
 
Le prochain article sera consacré à la pose des caténaires sur les consoles de poteaux de type N/Est , de leur implantation, de poses particulières sur des zones d'aiguillages, de ponts etc , et enfin de la mise en peinture et patine de l'ensemble.

 

 


     

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 07:50


Le fond de décor d'un réseau est un élément qu'il convient de soigner, je l'ai déjà dit lors de la construction du module ville précédent. 
Le premier travail consiste à positionner le module à ajouter pour délimiter la ligne d'horizon qui sera repérée par un trait discret sur le mur. Les posters (BUSCH) représentant des scènes de bocages seront découpés en détourant chaque arbre afin d'éliminer le ciel prélablement peint sur toute la hauteur du mur.
Après quelques tests de positionnement des posters avec des punaises, ceux ci seront collés au bon emplacement avec de la colle à papier peint.


mais revenons à la construction du module en question, qui se situe au nord est du réseau et est constitué d'une zone de talus/remblai avec une petite plateforme centrale retenue par un mur en brique, et un petit chemin d'accès se raccordant à la route (module ville) 
Le relief est constitué de plaques de dépron de 4 cm d'épaisseur empilées sur la tranche et découpées avec un fil chauffant alimenté par une pile de 4,5 V (découpe parfaite) le fil résistif casse assez facilement, on peut s'en procurer vendu au mètre chez Conrad (voir catalogue sur le net)


 je termine en badigeonnant  toute la surface avec de la colle pour panneaux de plâtre BA13, elle colle parfaitement et est très dure une fois sèche, d'où possibilité de sculpter le relief.

  
c'est notamment un excellent matériau pour tracer des petits chemins, voire des routes lorsque la colle commence à sécher.


Lorsque tout est bien sec, attendre 24 h, la déco peut commencer. Peindre d'abord toute la surface blanche avec une peinture acylique dans les tons vert/brun selon le type de décor à exécuter.

Du flocage (fibres) est généreusement soupoudré après encolage avec de la colle vinylique diluée d'eau, quelques arbustes, quelques touches de gouaches pour représenter la roche qui affleure le long du chemin de terre, pour le chemin, j'utilise de la poudre de ciment avec qq touffes d'herbes par ci par là

 

 

le module (escamotable) est positionné, on aperçoit le raccord avec le reste du réseau, à ce stade quelques touches de flocages sont nécessaires pour éviter une transition trop visible.
En fond de décor, le poster BUSCH remplit bien son rôle. J'envisage de mettre un chateau d'eau sur la plateforme pour terminer ce module


Le raccord entre ce module et celui de la ville à droite est encore bien visible, quelques touffes de végétation restent à rajouter pour masquer le tout.

Sur un plan visuel, et notamment lors des scéances photos/vidéos, ces modules remplissent parfaitement leur rôle en estompant la cassure brutale que constitue le mur ceinturant un réseau.

RV pour de prochains articles consacrés à la construction des caténaires, un tout autre travail..........
L'électrification du réseau Biscatrain, laissée en panne depuis plusieurs années,  va reprendre. 

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 19:10


Dans la rubrique transports exceptionnels, la SNCF nous a habitué à voir circuler des convois parfois bizarres, c'est peut-être la question que l'on peut se poser en regardant ce drôle de wagon dont la fonction unique est de nettoyer la voie. Je me suis donc lancé dans sa construction.

Sa fabrication est assez simple puisqu'elle fait appel à un mini aspirateur  que l'on trouve aisément chez les revendeurs d'accessoires pour PC, et qui sert à enlever la poussière sur les claviers d'ordinateurs en le branchant sur une prise USB. L'appareil posé à côté d'un wagon Roco clean permet d'apprécier sa taille.

 
Premier travail
démonter tous les composants, en ôtant trois vis qui maintiennent les deux demi-carters. Le câble USB , la platine électronique et le petit moteur (à gauche) ne seront pas utilisés (tension délivrée trop faible) Déposer la turbine à ailettes pour la réinstaller sur un moteur plus puissant (en l'occurrence un moteur Faulhaber à droite sur la photo) N'importe quel moteur 12-16 V puissant ayant une vitesse de rotation élevée peut faire l'affaire (axe diamètre 2mm) 

En fonction du moteur à réinstaller, il faut "charcuter"  l'intérieur des deux demi-carters. j'ai pris l'option de tronconner l'arrière de l'aspirateur avec une mini-scie, et raboter tous les supports internes à l'aide de fraises, de cutter et de limes pour pouvoir accueillir le nouveau moteur.
A ce stade, j'ai découpé dans une plaque de polystyrène de 2 mm d'épaisseur un support pour positionner l'arrière du moteur dans le carter (en blanc sur la photo). Un deuxième couple collé sur le premier permet de bien maintenir l'arrière du moteur.


second travail
construire un bâti en forme de berceau sur un wagon plat (ici un vieux Roco à ridelles) dont la fonction sera de maintenir l'aspirateur en position correcte, tout en permettant son retrait pour vider le réservoir à poussières. 
Son positionnement sur le wagon doit être calculé  précisément pour que le bec d'aspiration effleure les deux rails sans les frotter (prévoir un espace de l'ordre de 1 à 2 mm) Les deux fentes inclinées visibles sur le bâti en polystyrène (2 mm) assurent une inclinaison correcte de l'aspirateur. 
A l'avant du wagon, faire sauter au cutter les supports de ridelles et fabriquer un couple (toujours en polystyrène 2 mm) épousant le galbe du réservoir. Sa hauteur (quelques mm) doit être ajustée pour que l'aspirateur repose sans forcer sur le wagon.
Faire sauter l'excroissance sous le carter de l'aspirateur qui abrite une LED (inutile pour cette application). Coller une petite traverse en polystyrène sur la base interne du carter de l'aspirateur pour éviter tout débattement latéral de ce dernier. 

zoom sur le berceau ainsi fabriqué qui sera collé sur le fond du wagon plat Roco


test pour positionnement correct du bec d'aspiration


un petit coup de peinture et le wagon est terminé

Troisième travail

le raccordement électrique: deux options possibles:

1er test: 
alimentation de l'aspirateur via une batterie de piles posées sur un deuxième wagon et délivrant 12 V
le fonctionnement est correct mais le moteur ne donne pas toute sa puissance.

2 ème test:
alimentation directe par la voie, via un câble raccordé à la loco et connecté sur une mini prise tulipe. Sur Biscatrain, la source d'alimentation peut être analogique (0 à 16 V continu) ou digitale (16 V alternatif) Sur la première, pas de problème, sur la seconde, il faut redresser le courant. J'ai donc installé un petit pont redresseur de tension à la sortie du moteur de l'aspirateur afin que celui-ci ne recoive que du courant continu avec une polarité constante, quel que soit la source utilisée et le sens de marche de la loco.
  
L'aspirateur supporte sans broncher le courant redressé entre 17 et 18 V et s'avère très efficace. Après un tour complet du réseau, j'ai vidé le réservoir à poussière où j'ai trouvé une petite quantité de tout ce qui traîne sur la voie (poussière, poils de pinceau, flocage, débris divers) ce que n'aime pas nos "chères locos"

Attention, ses capacités d'aspiration sont proportionnelles à sa taille, ne vous en servez surtout pas pour faire tout le ménage de votre réseau, encore moins de votre salon, car vous seriez déçus !!!!!!

En conclusion:     

La fabrication de ce wagon est à la portée de tout bricoleur. Son coût est très modeste (aspirateur 10 euros livré) Il rendra de sérieux services à tout possesseur de réseau. J'ajoute que le gabarit de ce wagon permet de le faire circuler partout, il passe sans problème sous la caténaire et sous les tunnels, là où le nettoyage de la voie est toujours un gros problème!!!!!!!

Je diffuserai prochainement une séquence vidéo montrant son fonctionnement.
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2 novembre 2008 7 02 /11 /novembre /2008 09:44
Les images ayant disparu sur l'article précédent,  j'ai repris quelques clichés plus récents et un plan à l'échelle de ce wagon.
  le matériel nécessaire à la réalisation de ce wagon a été décrit dans l'article précédent. Le principe est de faire avancer le wagon attelé à une loco démotorisée (ici un loco tracteur Jouef) dont le seul rôle est d'alimenter électriquement le moteur du wagon via une mini prise tulipe. Ainsi, même une voie très encrassée est d'abord nettoyée par les patins rotatifs du wagon, ce qui permet à la loco qui est tirée (c'est le comble!!!!!) une captation correcte du courant.
Je précise qu'il s'agit d'une ancienne réalisation qui mériterait  qq améliorations. J'envisage de construire un nouveau wagon sur ce principe, mais avec un équipement supplémentaire d'aspiration des poussières sur la voie. Je teste pour l'instant le groupe aspiration, car il faut trouver un moteur pas trop gourmant en consommation électrique. 
Je pense qu'il doit être possible d'utiliser une loco équipée d'un décodeur pour assurer la traction en pousse de ce wagon, en utilisant la fonction AUXILIAIRE de la centrale digitale pour commander l'alimentation du moteur et de ses patins rotatifs. Dans cette option que je n'ai pas testée, la vis sans fin entrainant un des essieux du wagon ne serait plus nécessaire, ce qui simplifierait sa conception.
NB: Loco Revue s'est intéressé à ce wagon et devrait également publier un article sur sa réalisation. 
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2 octobre 2008 4 02 /10 /octobre /2008 18:00


Avant d'aborder la remotorisation du tender, j'ai dû rectifier les deux marchepieds avant de la loco car ils étaient trop larges. J'ai donc tronconné délicatement chacune des 4 marches sur la partie avant et repercé 4 trous de 0,5 mm qui sont traversés par une tige en laiton fichée dans le tablier avant de la loco (le tout collé à la cyanolit)

une grille de protection caténaires a été collée sur les deux pattes de support à l'intérieur du toit de la cabine (fourniture trouvée sur Ebay)


La traverse de choc a été équipée d'un attelage à choquelles et d'une conduite, les tampons repeints. Les diodes CMS ton chaud diffusent un éclairage assez doux comparable à une lanterne


Le chassis du tender a été découpé pour loger un moteur maxon à rotor sans fer équipé d'un réducteur. La transmission par couronne dentée et pignon droit (récupération Jouef) a nécessité l'usinage au tour d'un nouvel axe en laiton


la transmission d'origine au bogie moteur est conservée, seul le pignon qui attaque la couronne dentée a été repercé et bloqué en force sur le nouvel arbre en laiton. La photo montre le charcutage du chassis, qui a nécessité également de rebricoler l'autre bogie capteur de courant pour permettre son débattement.


installation des deux lanternes arrière (toujours des diodes CMS ton chaud) dont les pattes traversent le bas de caisse du tender.

la partie proéminente des leds est équipée de cerclages de phares petit modèle (obsidienne) le corps de chaque led sera ensuite peinte dans la couleur de la caisse du tender

Un décodeur ESU lok Pilot a été installé à l'intérieur de la soute à charbon, un adhésif double face le maintient en place. branchement électrique classique: fil rouge au rail file de droite, fil noir au rail file de gauche (sens de la marche)
fil gris et orange raccordé au moteur (attention au sens de marche) fil bleu et jaune aux leds CMS feux arrière en intercalant une résistance de 1 kohms. Les deux fils rouge et noir seront reliés à la loco par une mini prise tulipe mâle. Un lest en plomb a été collé à l'intérieur de la caisse arrière du tender, et le lest d'origine Jouef a été coupé sur sa moitié environ pour le loger à l'avant du tender. (il ne figure pas sur cette photo)

 
test d'éclairage du tender. La traverse de choc a été ajourée et repeinte. De nouveaux tampons en laiton ont été posés


vue latérale de la loco après patine (terre à décor et qq touches de peinture rouille et blanche sur les soutes à eau)
j'ai un peu forcé la dose, car ce type de loco était généralement très bien entretenue par les équipes de conduite. Donc, un nettoyage est à prévoir........


la loco est quasi terminée, elle a changé d'allure, certes, de nombreuses pièces de superdétaillage manquent à l'appel pour se rapprocher de la réalité. Je m'attache davantage à la qualité du roulement, de la motorisation, et de la fiabilité en matière de captation du courant. Sur ces trois critères, elle a reçu la certification ISO Biscatrain qui l'autorise désormais à circuler sur le réseau!!!!!!!!

Je diffuserai prochainement une vidéo de cette machine.
 
 

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20 septembre 2008 6 20 /09 /septembre /2008 16:46


Cette loco vapeur produite par notre regrettée firme Jouef mérite quelques améliorations pour la hisser au niveau des productions actuelles. Elle est donc repassée dans les ateliers Biscatrain pour modifier sensiblement son aspect et sa motorisation d'origine.
Je vais donc essayer de décrire les différentes étapes, photos à l'appui, sachant qu'elle n'est pas encore terminée à ce jour. Compte tenu du nombre des modifications/améliorations prévues, le reportage en question sera scindé en plusieurs articles:

            1/ modification de la loco
            2/ modification, remotorisation et digitalisation du tender et patine de l'ensemble
                 
Les premiers travaux portent sur la réduction de tous les boudins de roue trop largement dimensionnés, et sur le brunissage de tout les bandages en laiton. C'est l'opération la plus longue et la plus délicate.  j'ai utilisé un mini tour Unimat qui offre suffisement de précision.


Cette opération est exécutée sans démontage des deux roues motrices, car il serait difficile ensuite de les recaler correctement par rapport à l'embiellage. Cela évite également un risque de voilage lors du remontage. L'outil attaque directement le boudin de la roue dont le bandage est serré dans les mors du mandrin du tour.  Une fois l'opération inverse exécutée, les deux roues seront décapées à l'aide d'une lime très douce pour arrondir le boudin et réduire l'épaisseur du bandage. La finition sera faite avec une gomme abrasive de type Roco jusqu'à obtenir  une surface parfaitement brillante sur toute la surface du bandage, y compris les faces internes et externes des roues.

photo des 3 essieux moteurs rectifiés et polis, prêts à être traités. 


photo montrant le traitement sur une roue du bissel avant . L'application au pinceau du produit Zébulon (aragonite)pour noircir le laiton se fait sur le tour pour une répartition parfaite (attention aux yeux et à la peau qui doivent être protégés) Laisser tourner qq secondes pour un bon essorage du produit sur la roue. Laisser sécher chaque roue 24 H


 tous les essieus ont été traités en suivant ce processus hormis ceux du bissel avant qui doivent être démontés, à l'aide du Puller(c'est plus facile!!!!!) Les bandages en caoutchouc des deux essieux moteur du tender sont enlevés avant passage au tour.
Les nouvelles cotes des boudins sont les suivantes:
roues du bissel avant (diamètre 13,30 mm)
roues centrales 23,10 mm
roue arrière 17,55 mm
roues du tender: 15,95 mm

Lorsque le traitement à l'aragonite a été effectué , il reste à appliquer au pinceau un second produit antioxydant et conducteur d'électricité (zébulon) sur toutes les surfaces des roues, laisser sécher également 24 h
la photo ci-dessus montre le bissel avant terminé sur lequel j'ai rajouté des sabots de freins dans l'axe des roues, maintenus par un axe en laiton (diamètre 0,5 mm) qui traverse ce dernier de part et d'autre. Un petit lest en plomb a été collé sur son bâti. les sabots de freins ont été récupérés sur un vieux wagon plat Roco


l'opération suivante consiste à découper avec une scie fine les sabots de freins des 3 roues motrices qui sont mal positionnés, et les refixer sur une tige en laiton de 0,5 mm de diamètre. Le collage avec une goutte de cyanolit sera fait lorsque les essieux seront posés. Les sabots doivent affleurer le bandage sans frotter. la tige en laiton se prête bien à la torsion pour un repositionnement correct.


Cette loco n'ayant pas été équipée d'origine d'une prise de courant supplémentaire par les 3 essieux moteur, j'ai réalisé le montage suivant: découper une bande de circuit imprimé simple face (épaisseur 1 mm) de la largeur du bâti moteur en le percant (diamètre 5mm) de cinq trous pour qu'il puisse être logé dans le fond du bâti. Au préalable, créer deux pistes sur la partie cuivrée en meulant légèrement la partie centrale sur toute la longueur, vérifier que les deux pistes soient bien isolées électriquement. Percer ensuite 4 trous de 0,5 mm (voir photo ci-dessus) pour introduire 4 fils de laiton qui seront soudés sur la partie cuivrée. Les lamelles de contact (production Dutdut voir article précédent) seront mises en forme et soudées sur chaque fil de laiton côté extérieur du bâti. Deux fils noir et rouge seront soudés sur chaque piste du circuit imprimé après percage de ce dernier (diamètre 1 mm)


A ce stade, le bâti et les lamelles ont été peintes en gris métallisé (Humbrol 53 dilué) hormis les extrémités cuivrées qui assureront le contact électrique avec le flanc  interne des roues. même traitement pour le bâti au premier plan qui maintient les essieux.


autre étape avant de remonter le train de roues, équipement de lanternes réalisé avec des diodes CMS ton chaud et des cerclages (pièces récupérées et mises en forme au tour) elles s'emboitent par l'extérieur dans la cavité au dessus de la traverse de choc et les diodes sont collées à l'intérieur.


les diodes sont positionnées, il faut maintenant les raccorder électriquement au circuit imprimé.


Les pattes des diodes CMS ont été réunies par deux fils laiton de 0,5 mm (anodes et cathodes). Le chassis supportant les roues devra être légèrement limé pour laisser passer ces deux fils. le raccordement se fait par deux fils rouge et noir (collés sur le fond du chassis) et soudés sur la plaquette de circuit imprimé. Une résistance de 1 Kohms a été intercalée. Elle est logée à l'intérieur du bloc cylindres. Il reste à camoufler tous ces branchements.

  
test d'éclairage, la prise de courant par les roues motrices est bonne, et sera un gage de "non plantage" sur les zones d'aiguillages.


les rambardes et mains courantes ont été refaites dans du fil laiton de 0,5 mm, ce qui a permis de poser des  marchepieds soudés sur la passerelle avant de la loco


les marches ont été découpées et mises en forme dans ces profilés en laiton (origine: je ne m'en souviens plus, peut-être l'Octant ???) qui ont l'avantage d'être prépercés. La soudure de chaque marche est la plus délicate car les intervalles entre chacune doivent être égaux et bien horizontaux. La disposition de ces deux marchepieds permet un débattement suffisant du bissel avant dans des courbes de 50 cm de rayon minimum.


Les boisseaux de tampons ont été repeints en noir mat et la traverse de choc équipée d'un attelage à choquelles. L'épaisseur des pare-fumée a été réduite par grattage de la face interne avec un cutter, puis poncage et peinture noire mate. Le cendrier, solidaire du bissel arrière a été détaché et chaque élément recollé sous le chassis arrière, après avoir limé leur face interne, pour permettre le débattement du bissel dans les courbes.

Le plus gros du travail est réalisé sur la loco, il reste à équiper la cabine de vitrage, d'un mécanicien, et ensuite d'attaquer le tender (remotorisation maxon, digitalisation, éclairage des fanaux arrière) puis patiner le tout. Le prochain article sera consacré à ces finitions.     

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 15:35

La série de voitures Romilly produite par "De MASSINI" offre une qualité de reproduction remarquable et permet une composition intéressante pour créer des convois de taille modeste (cinq voitures peuvent suffire) Le fourgon mixte étant équipé d'origine de deux feux rouges non fonctionnels, j'ai donc choisi cette voiture pour tester un éclairage des compartiments, en même temps que les feux rougesla caissela toiture et le chassis se déclipsent facilement de la caisse. Cette opération exécutée, le plancher se détache en plusieurs parties et met en évidence le bloc feu rouge visible sur la photo, comportant un logement pour installer soit une ampoule, ou mieux une LED (rouge ou blanche) qui de toutes façons donnera un fanal rouge en queue du convoi.

J'ai confectionné un petit support latéral en plexiglas percé de deux trous pour maintenir les deux pattes (anode et cathode de la LED) et j'ai utilisé un ruban de diodes CMS ton chaud collé sur une baguette en plexiglas  pour l'éclairage intérieur de la voiture. Les lamelles de prise de courant posées sur les bogies proviennent d'un revendeur sur Ebay (Miniatures Passion/Dutdut Productions Réf AD903) vendues par 12 pièces et concues pour la marque LS Models.
premier test d'éclairage sur le réseau. Une résistance devra être intercalée pour réduire la luminosité, car les rubans de leds sont prévus pour être branchés directement sur le 12-16 V . les marchepieds et les main-montoires ne sont pas encore posés.
l Les deux fanaux rouges en queue de rame sont discrets, et le hublot de la porte d'intercirculation  diffuse également l'éclairage intérieur de la voiture.


Les voitures ont été équipées d'attelages harpons Roco pour un accouplement plus réaliste. Les plateformes d'intercirculation ont été décolées de leur support vertical puis recolées à l'horizontale. Il reste à installer l'éclairage dans les autres voitures.......

 
Sur la voiture de queue, j'ai retiré l'attelage à élongation variable, et maintenu la plateforme verticale, ce qui a permis d'installer un attelage à choquelles et tous les accessoires fournis par le constructeur.

Ces voitures Romilly,  produites par Jouef en des temps plus anciens, ont atteint une qualité de reproduction et un luxe de détail intérieur et extérieur remarquables, elles ont de plus une qualité de roulement exceptionnelle. Elles méritaient un petit détour dans les ateliers pour compléter leur équipement électrique!!!!!

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9 septembre 2008 2 09 /09 /septembre /2008 14:10

les gares souterraines (ou en coulisse) permettent de stocker un nombre important de rames complètes qui encombrent parfois les installations visibles de gare, notamment lorsqu'elles sont de type terminus. Dans le cas de Biscatrain, cette gare a été installée au niveau zéro et comportait à l'origine 5 voies (partie ballastée sur la photo) auxquelles ont été rajoutées 4 voies supplémentaires réservées aux rames automotrices et autorails.
Un autre intérêt est d'automatiser ces gares en faisant circuler successivement  chaque rame stationnée sur l'une quelconque des voies, créant ainsi une plus grande diversité d'exploitation.

 

   
A l'origine, des ouvertures avaient été réalisées en facade du réseau pour les indispensables travaux de maintenance (nettoyage des voies, wagons déraillés, etc) Pour neutraliser au mieux la poussière, j'ai rajouté des vitrines en verre synthétique qui coulissent sur des profilés à double rainure en PVC (magasins de bricolage) La hauteur de ces "cages" est d'environ 20 cms ce qui est le minimum pour les diverses interventions manuelles.

vue rapprochée des vitrines. 

 
Un autre point important, l'éclairage de toute cette zone cachée réalisé avec un tube néon fixé au dessus des voies


Le principe de fonctionnement est basé sur la présence de contacteurs ILS positionnés entre les traverses de chaque voie à environ une trentaine de centimètres de la zone d'aiguillage de sortie. Ces ILS actionnés par des aimants collés sous chaque loco provoquent à leur passage l'excitation de relais bistables qui agissent sur les moteurs d'aiguillages d'entrée (1 - 2 - 3 - 4) via les contacts repos/travail des relais W , X, Y et Z correspondants (le câblage de l'alimentation des ces 4 aiquillages n'a pas été représenté sur ce schéma. Par contre j'ai représenté les contacts repos/travail de ces relais qui alimentent les zones d'arrêts A à E (en rouge sur le schéma)

1/le train A franchit l'aiguillage 1, arrive sur l'ILS A, déclenche le relais W (position travail) enclenche déviation de l'aiguillage 1, alimentation voie A coupée, transfert de l'alimentation sur voie B, la train A s'arrête derrière l'ILS.

2/le train B en stationnement démarre, fait le tour complet du circuit, revient sur la voie B qui est déviée, passe sur l'ILS B, déclenche le relais X (position travail) enclenche déviation de l'aiguillage 2, alimentation voie B coupée, transfert de l'alimentation sur voie C, le train B s'arrête.

3/le train C en stationnement démarre, (même cycle que ci-dessus)

4/le train D en stationnement démarre, (même cycle que ci-dessus)

5/le train E en stationnement démarre, fait le tour complet du circuit, revient sur sa voie E qui est déviée, passe sur l'ILS E. déclenche tous les relais W, X, Y et Z au repos, avec remise de tous les aiguillages 1 à 4 en position non déviée, l'alimentation de la voie A est restaurée et le train A démarre.

La boucle est bouclée, le cycle recommence et chacun des 5 trains qui stationnaient sur leur voie respective a fait un tour complet du réseau. 

Un interrupteur agissant sur l'alimentation des relais bistables permet ou non de prévoir ces automatismes en gare souterraine et revenir ainsi en gestion manuelle.

Je précise que ce schéma est prévu pour des moteurs d'aiguillages actionnés par des relais ou fil à mémoire (2 fils) et non des solénoîdes (3 fils) comme la plupart des aiguillages du commerce. Dans ce dernier cas, la présence de relais bistables W à Z n'est pas indispensable, car les ILS peuvent agir directement sur le moteur d'aiguillage (position droite ou déviée qui reste stable)  toutefois, ces moteurs devront être équipés d'un contact repos/travail pour alimenter ou non la zone d'arrêt de la voie donnée.


les aiguillages de sortie sont talonnables et n'ont pas besoin d'être équipés de moteurs

En conclusion

J'ai testé ces automatismes faciles à réaliser. Ils fonctionnent parfaitement sur Biscatrain sur cinq voies de la gare souterraine, aussi bien en alimentation digitale ou analogique, les aimants doivent être de bonne qualité (néodyme) pour déclencher les ILS et simplement collés sur la loco ou le premier wagon en tête de train. La zone de stationnement de la rame doit être suffisemment longue pour que le dernier wagon ait franchi l'aiguillage d'entrée avant le passage de la loco sur l'ILS. 
Dans ce mode automatique, un cycle complet mettant en circulation cinq rames se déroule en 15 à 20 mn selon la vitesse des locos. La sécurité dès sortie de la gare souterraine est assurée par le bloc système. La mise en oeuvre de ces automatismes en gare souterraine est plus complexe sur Biscatrain que celle décrite ci-dessus car l'accès à la gare souterraine et sa sortie se font par une déviation qui doit être enclenchée, puis désenclenchée à chaque tour du circuit principal, mais en adoptant toujours le même système de passage sur ILS.  

 

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A la demande de nombreux internautes, et pour faciliter leur recherche, j'ai entrepris de constituer un glossaire regroupant tous les articles, photos et vidéos diffusées depuis la création du blog en janvier 2008.

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